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samedi 10 octobre 2026

Fanged Up de Christian James (2017) - ★★★★★☆☆☆☆☆



La Grande-Bretagne s'est lancée depuis un certain nombre d'années dans la production d'une large sélection de long-métrage horrifi-comiques dont les zombies font très majoritairement les frais. Les pauvres. Il y a deux ans, le cinéaste britannique Christian James réalisait son troisième film après Freak Out en 2003 et Stalled en 2013. Deux œuvres qui déjà, mêlaient horreur et comédie. Pour son dernier film à l'heure actuelle, Christian James ne convoque non pas une horde de zombies mais des vampires et ce, dans un cadre hors du commun puisqu'il s'agit d'une prison dans laquelle sont enfermés de petits délinquants ayant comme particularité de ne pas avoir de famille (pratique lorsque l'on veut faire disparaître un individu que personne ne recherchera) et de partager le même groupe sanguin. C'est là qu'est envoyé Jimmy Ragsdale qui après avoir semé la pagaille dans une boite de nuit se retrouve donc traité comme n'importe quel criminel alors qu'il n'a en réalité pas vraiment commis d'acte répréhensible (le bonhomme tentait de draguer l'épouse du patron d'une boite de nuit quand ce dernier tentait de se débarrasser de ce très embarrassant employé aux cuisines). C'est là également qu'il fait la connaissance de son compagnon de cellule, l'imposant Victor Stanczyk (l'impressionnant Stu Bennett), condamné pour avoir tué son propre frère, et brute épaisse qui contre toute-attente, va prendre soin du nouveau venu surnommé ''bite molle'' (ce qui donne un aperçu assez clair du contenu de ce descendant direct d’œuvres aussi diverses que le Evil Dead de Sam Raimi, Une Nuit en Enfer de Robert Rodriguez ou encore Braindead de Peter Jackson.

Si la promesse de nous en donner pour notre argent en matière de gags et de sang est tenue, le film n'est cependant pas totalement réussi. Du moins, lors de certains passages. Concernant le premier tiers, Fanged Up assure haut la main en matière d'humour. Les répliques fusent, le film étant à ce moment promis à un statut de film culte. Malheureusement, le soufflet retombe dès le second acte durant lequel le héros (ou pourrions-nous plutôt dire, le Zéro) est déjà installé dans ses quartiers. Un centre pénitencier d'un genre quel que peu différent puisque l'intégralité des gardiens, ainsi que n'importe quel autre membre du personnel, directeur compris, sont tous des vampires assoiffés de sang. Ce qui peut expliquer le fait que chaque détenu possède un groupe sanguin identique aux autres (on suppose alors que ce dernier est d'une qualité supérieure aux autres, et même si l'impasse est faite sur les raison de ce choix, en réalité, on s'en fout un peu). Tout ce qu'attend en réalité le public, c'est de voir dégénérer la situation. Ce qui arrive bien évidemment lors du dernier tiers...

… lors duquel notre héros, d'une exceptionnelle poltronnerie, tente de fuir la prison en compagnie d'un petit groupe de survivants parmi lesquels se trouve donc son nouvel ami Victor, mais également la séduisante Katie Makepeace (Danielle Harold), médecin de la prison venue à l'origine enquêter sur la disparition de son prédécesseur. Si Fanged Up ne se départit jamais de son humour, cette fois-ci les choses sérieuses commencent. Un festival de scènes gore très sanglantes (en réalité, des seaux de faux sang balancés au visage des interprètes), certaines se révélant d'ailleurs particulièrement originales (on pense notamment au prisonnier coincé à l'intérieur d'une plaie béante située au beau milieu de la cage thoracique d'un vampire). Les interprètes s'amusent beaucoup, le spectateur, à certains endroits, beaucoup moins. Les couleurs sombres rendent certaines séquences illisibles et gâchent un peu le tableau, mais on sent un vrai amour du cinéaste pour le cinéma d'horreur artisanal. Un petit film sympathique mais pas transcendant...
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