La Grande-Bretagne s'est
lancée depuis un certain nombre d'années dans la production d'une
large sélection de long-métrage horrifi-comiques dont les zombies
font très majoritairement les frais. Les pauvres. Il y a deux ans,
le cinéaste britannique Christian James réalisait son troisième
film après Freak Out
en
2003 et Stalled
en 2013. Deux œuvres qui déjà, mêlaient horreur et comédie. Pour
son dernier film à l'heure actuelle, Christian James ne convoque non
pas une horde de zombies mais des vampires et ce, dans un cadre hors
du commun puisqu'il s'agit d'une prison dans laquelle sont enfermés
de petits délinquants ayant comme particularité de ne pas avoir de
famille (pratique lorsque l'on veut faire disparaître un individu
que personne ne recherchera) et de partager le même groupe sanguin.
C'est là qu'est envoyé Jimmy Ragsdale qui après avoir semé la
pagaille dans une boite de nuit se retrouve donc traité comme
n'importe quel criminel alors qu'il n'a en réalité pas vraiment
commis d'acte répréhensible (le bonhomme tentait de draguer
l'épouse du patron d'une boite de nuit quand ce dernier tentait de
se débarrasser de ce très embarrassant employé aux cuisines).
C'est là également qu'il fait la connaissance de son compagnon de
cellule, l'imposant Victor Stanczyk (l'impressionnant Stu Bennett),
condamné pour avoir tué son propre frère, et brute épaisse qui
contre toute-attente, va prendre soin du nouveau venu surnommé
''bite molle'' (ce qui donne un aperçu assez clair du contenu de ce
descendant direct d’œuvres aussi diverses que le Evil
Dead
de Sam Raimi, Une Nuit en Enfer
de Robert Rodriguez ou encore Braindead
de Peter Jackson.
Si
la promesse de nous en donner pour notre argent en matière de gags
et de sang est tenue, le film n'est cependant pas totalement réussi.
Du moins, lors de certains passages. Concernant le premier tiers,
Fanged Up assure haut la main en matière d'humour. Les répliques fusent, le
film étant à ce moment promis à un statut de film culte.
Malheureusement, le soufflet retombe dès le second acte durant
lequel le héros (ou pourrions-nous plutôt dire, le Zéro) est déjà
installé dans ses quartiers. Un centre pénitencier d'un genre quel
que peu différent puisque l'intégralité des gardiens, ainsi que
n'importe quel autre membre du personnel, directeur compris, sont
tous des vampires assoiffés de sang. Ce qui peut expliquer le fait
que chaque détenu possède un groupe sanguin identique aux autres
(on suppose alors que ce dernier est d'une qualité supérieure aux
autres, et même si l'impasse est faite sur les raison de ce choix,
en réalité, on s'en fout un peu). Tout ce qu'attend en réalité le
public, c'est de voir dégénérer la situation. Ce qui arrive bien
évidemment lors du dernier tiers...
… lors
duquel notre héros, d'une exceptionnelle poltronnerie, tente de fuir
la prison en compagnie d'un petit groupe de survivants parmi lesquels
se trouve donc son nouvel ami Victor, mais également la séduisante
Katie Makepeace (Danielle Harold), médecin de la prison venue à
l'origine enquêter sur la disparition de son prédécesseur. Si
Fanged Up ne se départit jamais de son humour, cette fois-ci les choses
sérieuses commencent. Un festival de scènes gore très sanglantes
(en réalité, des seaux de faux sang balancés au visage des
interprètes), certaines se révélant d'ailleurs particulièrement
originales (on pense notamment au prisonnier coincé à l'intérieur
d'une plaie béante située au beau milieu de la cage thoracique d'un
vampire). Les interprètes s'amusent beaucoup, le spectateur, à
certains endroits, beaucoup moins. Les couleurs sombres rendent
certaines séquences illisibles et gâchent un peu le tableau, mais on
sent un vrai amour du cinéaste pour le cinéma d'horreur artisanal.
Un petit film sympathique mais pas transcendant...




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