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mardi 10 septembre 2019

Piranha (TV) de Scott P. Levy (1995) - ★★★★★★☆☆☆☆



Quelle drôle d'idée que de réaliser un remake de Piranha, le petit classique de l'horreur et de l'épouvante que signa le cinéaste américain Joe Dante à la toute fin des années soixante-dix. En même temps, quand on est à court... d'idée, justement, il n'est rien de plus facile que de se reposer sur un scénario déjà écrit et mis à l'épreuve sur grand écran seize ans auparavant. Réalisé par Scott P. Levy, notamment auteur de House of the Damned en 1996 (rien à voir avec l'homonyme tourné en 1963 par le cinéaste Maury Dexter), Piranha (TV) version 1995 est rien moins qu'un remake qui applique poliment la recette du scénario qu'écrivit John Sayles en 1978 avant de l'adapter aux côtés de Richard Robinson. Respectueux du scénario original, l'adaptation du scénariste Alex Simon reprends les grandes scènes du long-métrage de Joe Dante, Scott P. Levy proposant une alternative télévisuelle qui étonnera sans doute par l'accumulation de scènes horrifiques même si celles-ci ne sont pas outrancièrement gore !

En effet, le principe (économique) étant toujours le même, il s'agit plus de faire travailler l'imaginaire du spectateur que de le provoquer à travers de fulgurants et très coûteux effets gore. La technique ici éprouvée consiste donc à agiter sous l'eau des marionnettes à l'effigie des poissons incriminés, c'est à dire des piranhas ayant muté après de sordides expériences militaires menées par l'armée américaine afin de combattre un éventuel ennemi. D'une taille raisonnable de cinquante centimètres, l’œil glauque et les dents acérées, nos piranhas, qui ne volent pas encore, ont par contre la faculté de se mouvoir dans des eaux aussi bien douces que salées. Ce qui, lorsque l'on y pense, s'avère dramatique comme le supposeront nos héros, Paul Grogan et Maggie McNamara qui tout deux vont enquêter puis tenter d'empêcher les poissons de progresser vers un camp de vacances, puis un site touristique, et même avant qu'il ne parviennent à prendre le large et mettre en danger, pourquoi pas, l'humanité toute entière...

Paul Grogan est incarné à l'écran par l'acteur William Katt qui, non content d'avoir tourné dans une ribambelle de téléfilms et séries télévisées (dont Perry Mason), a joué dans le cultissime House que Steve Miner réalisa en 1986 et surtout, oui, surtout, l'extraordinaire The Man from Earth de Richard Schenkman, chef-d’œuvre absolu de science-fiction et magistrale réflexion philosophique. À ses côtés, l'actrice Alexandra Paul qui elle tournera pour John Carpenter en 1983 dans l'immense Christine, ou dans Agent Zéro Zéro de Rick Friedberg sorti en 1996. Comme dans tout bon film d'agression animale, Piranha (TV) est nanti de quelques antagonistes d'envergure, à commencer par l'acteur Monte Markham qui dans le rôle du promoteur J.R. Randolph ignore volontairement l'alerte donnée par Paul et Maggie, se rendant ainsi responsable de nombreuses morts, ou la très jolie (mais très garce aussi) Kehli O'Byrne qui dans le rôle de la monitrice Gina Green en fera baver à la fille du héros ne sachant pas nager avant de se faire croquer lors d'un bain de minuit sanguinolent. Bien qu'inférieur au long-métrage de Joe Dante, la version télévisée de 1995 n'est pas du tout désagréable à regarder. Par contre, les amateurs de scènes gore risquent d'être quelque peu déçus car à part de gros bouillons de sang et quelques bouts de chair dérivant dans des eaux devenues dangereuses, les scènes d'horreur sont peu impressionnantes. Ce qui n'est pas le cas des attaques massives et répétitives. Scott P. Levy réalise ici un honnête remake...

vendredi 23 mars 2018

The Alien Within de Scott P. Levy (1995)


En 2020, l'homme a épuisé toutes les ressources de la planète. Depuis, de grosses entreprises ont développé des stations sous-marines expérimentales dans l'espoir de pouvoir extraire les richesses enfouies sous les océans de la Terre. Une équipe de mineurs fouille les profondeurs lorsqu'ils reçoivent un SOS venant d'une équipe d'origine russe. Dépêchés sur les lieux, les mineurs découvrent qu'il ne reste plus de l'équipe étrangère qu'un seul survivant, les autres ayant été visiblement décimés par un virus.

L'homme est transporté jusqu'à l'infirmerie de la plate-forme d'extraction sous-marine américaine pour y être soigné. L'un des hommes de l'équipe, blessé durant le sauvetage, est lui aussi soigné par le médecin. Le russe finit par mourir après qu'une créature monstrueuse se soit échappé de son corps pour s'en prendre ensuite au second patient.

Peu à peu, les membres de l'équipage américain meurent les uns après les autres, nourrissant une véritable épidémie de paranoïa parmi ceux qui demeurent encore en vie.

Signé par Scott P. Levy , The Alien Within est typiquement le genre de film qui surfe sur le succès d'un film. Ici, il s'agit du Alien, le Huitième Passager de Rydley Scott dont Levy pille toutes les idées sans même parvenir à rendre hommage au classique de la science-fiction. Car en effet, si The Alien Within se déroule effectivement sous le eaux profondes de nos océans, le cadre et le déroulement de l'intrigue colle aux basques du film de Scott. De la créature qui se développe dans le corps des hommes jusqu'à la décision qui est prise de détruire la créature en faisant sauter la base, en passant par la présence d'un androïde, Levy ne se gène pas pour tout piquer à l’œuvre dont il s'inspire mais sans lui rendre le moindre honneur.

Car le film est une véritable catastrophe. Linterprétation fait peine à voir. Les effets-spéciaux sont mauvais, mais mauvais... Même à l'époque de Cosmos 1999 les spécialistes en matière de décors étaient capables de faire aussi bien. Même le twist final est grotesque. Qu'à donc été faire Roddy McDowall dans cette bouse science-fictionnelle digne des pires productions estampillées Sci-Fi Channel ?

Quitte à subir la vision de petites productions sans le sou, bricolées avec un minimum d'entrain par des équipes convaincues de tenir entre leurs mains l'avenir du genre science-fiction, mieux vaut se retourner vers des œuvres sans prétention comme peuvent l'être La Galaxie de la Terreur ou Inseminoïd. Concernant The Alien Within, rien ne peut nous sauver de cette purge que de l'envoyer directement au... vide-ordures...
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