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mercredi 14 juin 2017

Antibirth de Danny Perez (2016) - ★★★★★★☆☆☆☆



Curieux objet cinématographique que cet Antibirth réalisé en 2016 par le canadien Danny Perez. Pendant longtemps, au moins une bonne moitié du long-métrage, on ne sait pas où veut en venir le cinéaste. Un drame, un film d'horreur, fantastique, ou de science-fiction ? Pas évident de se faire une idée précise de cette œuvre qui mélange l'humour à une certaine forme de noirceur. L'héroïne de Antibirth se prénomme Lou. Jeune femme aux mœurs légères vouant une adoration pour les drogues, elle a pour meilleure et unique amie féminine Sadie. Avec elle, elle partage les soirées arrosées, se défonce, et vit dans une vieille baraque appartenant à son père. Un soir, alors que Sadie et elle viennent de participer à l'une des innombrables fêtes où elles sont conviées, Lou commence à ressentir d'étranges symptômes. Persuadée de ne pas être en mesure d'avoir des enfants après avoir fait une fausse couche dans les toilettes d'un club de nuit six mois plus tôt, la jeune femme semble pourtant bien enceinte. Après un test corroborant cette impression, le ventre de Lou commence à grossir. Des tâches apparaissent sur son cou et son pied gauche commence à développer d'inquiétantes boursouflures. Employée comme femme de ménage dans un motel, elle fait la connaissance d'une cliente, Lorna, avec laquelle elle finit par sympathiser et qui lui explique que sa grossesse a sans doute des implications inattendues. Alors qu'elle apprend que Gabriel, revendeur de drogue et compagnon de Sadie se serait peut-être servi d'elle pour tester une nouvelle drogue, Lou s'enfonce de plus en plus dans la dépression, son angoisse étant cultivée par les propos apparemment incohérents de Lorna. Les deux nouvelles amies tentent alors d'apporter une réponse logique au mal étrange dont est victime Lou...

Danny Perez signe avec Antibirth une œuvre réellement atypique. On ne sait sur quel pied danser. S'il faut rire des aventures tragico-burlesques de Lou (l'actrice Natasha Lyonne) ou se passionner pour cette vision toute particulière d'un thème cher aux amateurs de science-fiction : les extraterrestres ! Mais alors que le cinéaste aurait pu s'en tenir à l'éventualité d'une abduction, il tente une approche étonnante du sujet avec ce portrait de femme (celui incarné par l'actrice Meg Tilly qui n'avait plus tourné pour le cinéma depuis plus de vingt ans) dont on continue de se demander dans quelles mesures elle est victime de schizophrénie. Meg Tilly incarne à la perfection le rôle de Lorna, une quinquagénaire paumée, aux propos un brin hystériques et au physique banal. En acceptant de se dévaloriser physiquement, l'actrice montre sa faculté d'adaptation et nous ferait presque regretter qu'elle ait choisi d'interrompre sa carrière pour élever ses trois enfants.
Parfois très coloré, et à d'autres moments plutôt sinistre en matière de colorimétrie, Antibirth ressemble parfois étrangement à un sitcom. Surtout lorsque son héroïne reçoit chez elle son amie Sadie. Le film change perpétuellement de ton. Si cela conviendra tout à fait à ceux qui aiment être surpris, tout ceux qui aiment que soit entretenue une certaine logique dans les événements risquent eux, d'être décontenancés.

Les personnages sont tous décalés, borderline comme diront certains. Entre drogue, alcool, sexe, religion (l’énigmatique personnage interprété par Neville Edwards) et délire, les élucubrations de Lou sont à ce point si exaltées que l'on passe davantage de temps à sourire qu'à s'attrister de son sort. Quelques effets gory viennent émailler cette étrange comédie noire de science-fiction fantastico-dramatique (veuillez cocher les bonnes cases). Telle la séance de soin du pied de Lou, où celle où la jeune femme est atteinte de desquamation. Quant à la fin, elle nous réserve une surprise qui fera des heureux parmi les amateurs de délire visuels et des déçus parmi ceux qui espéraient une conclusion à la mesure des promesses faite tout au long de l'aventure. Une œuvre curieuse qui laissera le public mitigé quant à ses véritables qualités...

samedi 14 mai 2016

Psychose 2 de Richard Franklin (1983)



Après avoir passé plus de vingt ans derrière les murs d'un hôpital psychiatrique, Norman Bates est désormais libre d'aller où il veut. Suivi médicalement par le Docteur Raymond, le quadragénaire retourne donc logiquement chez lui, près du motel dont il est le propriétaire et dont la gérance a été confiée à un certain Warren Toomey qui en a fait un bordel lucratif. Renvoyé par Norman le jour de son arrivée, le gérant promet de revenir bientôt. Employé désormais dans les cuisines d'un snack routier, Norman fait la connaissance de Mary Samuels, une jolie jeune femme qui vient malheureusement d'être quittée par son petit ami. Ne sachant pas vraiment où dormir, Norman lui propose de lui louer l'une des chambres du motel. Mais alors qu'il trouve des sachets de drogue dans l'une d'entre elle, il propose à Mary de venir finalement s'installer dans l'une des chambres de l'immense demeure familiale trônant au sommet d'une colline.

Considéré comme guéri, Norman semble pourtant être le seul à se rendre compte que d'étranges événements se produisent chez lui, et même à la cafétéria puisqu'il y trouve suspendu auprès des commandes des clients, un mot écrit de la main de sa mère. Il reçoit régulièrement des appels téléphoniques de sa mère et une étrange silhouette rode dans sa maison. Alors qu'une fois de plus Warren Toomey a décidé de venir causer des ennuis à Norman, l'ancien gérant est tué à coups de couteau par un individu dont la silhouette ressemble étrangement à celle qui tua vingt-deux ans plus tôt Marion Crane. Mary tente de rassurer Norman mais celui-ci semble sombrer peu à peu dans la folie...

Norman Bates est-il toujours le fou dangereux d'il y a plus de vingt ans ? Est-il la victime d'une machination ? Ou bien sa chère et tendre maman est-elle revenue d'entre les morts ? Ces questions et bien d'autres sont celles que les spectateurs se posent logiquement à la vision de cette suite parfaitement inutile mais qui se laisse malgré tout agréablement regarder. On y retrouve un Anthony Perkins un tout petit peu vieillissant, au regard beaucoup plus inquiétant que par le passé, et surtout une histoire beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord. Reconnaissons-le, le premier Psychose possédait un scénario simpliste, ce qui, n'enlève bien entendu rien à son statut de chef-d’œuvre. Après Alfred Hitchcock, c'est le cinéaste Richard Franklin (Link) qui se charge de cette suite qui ne parvient pourtant jamais à se hisser à la hauteur de son illustre prédécesseur.

Anthony Perkins n'est pas le seul à reprendre du service puisque l'actrice américaine Vera Miles elle-même reprend le rôle de Lila Crane qu'elle interpréta dans Psychose premier du nom. Un nouveau personnage apparaît en la personne de Mary Loomis, interprétée par Meg Tilly alors qu'au départ le rôle était écrit pour Jamie Lee Curtis qui s'avère elle-même être la fille de Janet Leigh qui joua le celui de Marion Crane dans le premier film. Psychose 2 fait référence à plusieurs reprises au film d'Alfred Hitchcock. D'abord en débutant par la fameuse scène de la douche, puis en donnant le même pseudo utilisé par la fille de Lila Loomis que celui dont s'était servie sa propre sœur au moment de signer le registre du motel la nuit de son arrivée. Un détail très intéressant rapproche également Psychose 2 d'un autre long-métrage cette fois-ci réalisé par John Carpenter : Halloween, la Nuit des Masques dans lequel le médecin traquant le frère de l'héroïne (Jamie Lee Curtis), porte le même nom que l'amant de Marion dans Psychose. Presque une histoire de famille en fait.

Même si cette suite n'a pas autant de classe que le film de 1960 (le noir et blanc a tout de même plus de « gueule » que la couleur), Psychose 2 est une très honnête série B. En tout cas, le public américain à l'époque ne s'y est pas trompé puisqu'il fit du film de Richard Franklin, le second meilleur score au box office l'année de sa sortie. A noter la présence de seconds rôles sympathiques tels que Robert Loggia, Dennis Franz et Hugh Gillin...
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