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mardi 4 août 2026

Alter Ego de Nicolas et Bruno (2026) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Nicolas et Bruno est un duo formé autour des réalisateurs, scénaristes, photographes et acteurs français Nicolas Charlet et Bruno Lavaine dont les premières collaborations datent des années quatre-vingt dix. Leur première œuvre cinématographique en tant qu'auteurs principaux date quant à elle de 2002 et s'intitule Restauratec. Un court-métrage auquel y succèdent plusieurs autres avant que les deux hommes n'intègrent Canal+ toujours en tant que réalisateurs, scénaristes, monteurs et doubleurs du programme humoristique Message à caractère informatif. Durant trois ans, ils développent un concept similaire au film culte de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette qui en 1993 réalisèrent donc ensemble La classe américaine dans lequel il compilèrent des extraits de films produits par la Warner Bros tout en y proposant de nouveaux dialogues sur un ton humoristique, créant ainsi un tout nouveau récit... Ce n'est qu'en 2008 que Nicolas Charlet et Bruno Lavaine tournent ensemble leur tout premier long-métrage, la comédie La personne aux deux personnes. Une œuvre totalement originale, loufoque et au final très amusante qui reprend certains codes kitschissimes de leurs aventures télévisuelles puisque s'y télescopent un chanteur has-been (Alain Chabat dans le rôle de Gilles Gabriel) et un employé de la COGIP, entreprise fictive imaginée par les deux hommes au temps de Message à caractère informatif, de plusieurs autres émissions disséminées entre 2002 et 2018, mais également de leur nouveau long-métrage sorti en début d'année 2026 sous le titre Alter Ego. Pour celles et ceux qui apprécient l'univers des deux cinéastes, aucun soucis à se faire puisque Nicolas Charlet et Bruno Lavaine y prolongent leur vision toute personnelle du cinéma et de la comédie en particulier. Dix-huit ans après La personne aux deux personnes et treize après Le grand méchant loup dans lequel les deux cinéastes s'écartèrent exceptionnellement de leur ''mythologie'' puisqu'ils y réinterprétèrent sous forme de remake le film du québécois Patrick Huard, Les 3 P'tits cochons, lui-même étant une adaptation du conte populaire Les trois petits cochons que retranscrivit pour la toute première fois sous forme littéraire le britannique James Orchard Halliwell-Phillipps en 1843.


Retour en 2026 avec l'univers des deux français puisque les personnage masculins et centraux du récit tous deux interprétés par un seul et même acteur en la personne de Laurent Lafitte travaillent dans l'entreprise devenue désormais l'une des marques de fabrique du duo de réalisateurs et scénaristes : La COGIP. À deux années prêt de fêter son trentième anniversaire, cette entreprise fictive a forcément évolué, à travers des responsables et des subalternes qui ont changé au fil de ses différentes représentations télévisuelles et cinématographiques. Désormais, à la tête de la COGIP l'on retrouve l'actrice Zabou Breitman dans le rôle de Nicole Lecovec, la patronne d'Alex Floutard et bientôt celle d'Axel Chambon qu'incarne donc ''doublement'' Laurent Lafitte. Une directrice bienveillante malgré les piètres résultats obtenus par le premier des deux ''sosies'' et par le collègue de bureau du premier, Denis Moulard qu'incarne l'humoriste et comédien français Marc Fraize. Et allez savoir pour quelle raison, mais l'actrice y est affublée d'une... moustache ! Sans autre forme d'explication autre que l'intention de faire rire, voilà le type de détails dont aiment agrémenter dans sa globalité, leur œuvre, les deux cinéastes. Auteurs de leur propre script, Nicolas et Bruno imaginent l'emménagement d'un couple juste à côté de la demeure habitée par Alex et son épouse Nathalie (Blanche Gardin). Sauf que pour celui-ci, la présence dans son champ de vision d'Axel ainsi qu'au sein même de l'entreprise qui bientôt emploiera ce dernier va causer de graves problèmes chez Alex.


Bien que personne dans son entourage n'ait remarqué la troublante ressemblance qui existe entre lui et son nouveau voisin, Alex accepte mal la présence d'Axel. Un homme avec qui il ne partage absolument rien. L'homme devient rapidement populaire auprès du voisinage ou de la directrice de la COGIP et de ses nouveaux collègues. Et tandis qu'Alex s'enfonce peu à peu dans un état dépressif, Axel, lui, montre son indéfectible confiance en lui. Les deux cinéastes développent ici le concept du double avec une certaine maîtrise en opposant deux hommes physiquement proches mais qui intellectuellement, professionnellement et même dans le cadre intime sont totalement différents l'un de l'autre. Calvitie, taciturnité, défiance, jalousie et voire même paranoïa d'un côté et charisme, extraversion, assurance et réussite sociale et professionnelle de l'autre. De quoi créer une aversion chez Alex qui va doucement mais assurément se laisser glisser sur la pente de la folie. Si Nicolas et Bruno s'amusent avec ce ''duo'' parfaitement antinomique, ce qui pour un long, très long moment ressemblera à une comédie bien dans l'esprit des deux hommes se transformera peu à peu en une comédie noire, très noire même, un peu à la manière des œuvres signées de Jean-Christophe Meurisse, Oranges Sanguines et Les pistolets en plastique... Plutôt drôle dans un premier temps mais ensuite savoureusement sinistre dans son dernier acte, Alter Ego est de ces comédies trop rares dont l'arrivée subite dans le paysage français est une vraie bouffée d'air malgré leur ponctuelle noirceur. À voir...

 

jeudi 5 janvier 2023

Tout fout le camp de Sébastien Betbeder (2022) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Ah ouais, quand même. Vingt-deux courts et longs-métrages au compteur et ça n'est qu'aujourd'hui que l'on fait la connaissance du réalisateur et scénariste français Sébastien Betbeder. Autant dire qu'il va falloir rattraper notre retard vu que Tout fout le camp est un véritable Objet Filmique Non Identifié ! Très clairement, ce type a un grain. Et il sait si bien le partager qu'il convie outre Thomas Scimeca, Nicolas Belvalette, Jonathan Capdevielle et Léonie Dahan-Lamort, pas moins que le plus étonnant et discret des humoristes en la personne de Marc Fraize. Ouais, le type qui sur France 2 il y a douze ans (Hein ??? Quoi ? Déjà ?) dans l'émission On n'demande qu'à en rire amusait la galerie en ne pipant mot !!! Après les films de zombies et d'infectés, voici qu'un nouveau genre débarquait le 14 septembre dernier : le film de ressuscité (sans S). Un film Made in France même si l'humour (noir) laisse entendre que le film pouvait avoir des origines belges. Dans le cas qui nous intéresse ici, le film ne sent donc pas la frite (une fois) mais plutôt la gerbe (plusieurs fois). Il faut dire que l'un des personnages centraux a la fâcheuse habitude de mourir et de revenir à la vie tout en vomissant une étrange substance verdâtre. Tout se complique davantage lorsque le journaliste Thomas (l'acteur Thomas Scimeca) est convié par son patron à interviewer le chanteur et ancien candidat à une élection municipale dépressif, Usé (Nicolas Belvalette). Le soir venu et une fois la corvée exécutée, les deux hommes se baladent dans les rues d'Amiens lorsqu'ils tombent sur le cadavre de Jojo (Jonathan Capdevielle)... lequel revient à la vie lorsque Thomas s'approche de lui. Dès lors, les deux hommes deviennent inséparables puisque dès que le journaliste s'éloigne du ressuscité, celui-ci s'effondre, mort, avant de revenir à la vie dès que Thomas revient vers lui ! Au cours d'un road movie totalement barré , les trois hommes vont croiser la route de Marilou (Léonie Dahan-Lamort) qui n'est autre que la sœur de Jojo ainsi que Pépé qui lui, est le grand-père de la jeune fille et de son grand frère. Sans oublier, donc, la présence à l'image de Marc Fraize dans le rôle d'un épicier franchement tordu, portant un masque, des baskets à... leds (?) et se déplaçant en trottinette électrique et lumineuse, un fusil de chasse en bandoulière...


Quentin Dupieux (Steak, Wrong Cops, Rubber, Incroyable mais vrai, etc...) semble ici faire un émule en la personne de Sébastien Betbeder tant Tout fout le camp paraît s'inscrire dans la droite lignée de ce que réalise généralement celui qui se cache également sous le nom de Mr Oizo ! Autant dire que c'est du grand n'importe quoi, MAIS, toujours jouissif. Enfin.... toujours.... pas vraiment puisque le film démarre assez platement et l'on sent que l'ennui va très rapidement se propager au sein des spectateurs. Sauf qu'en lieu et place du somnifère que promettait de devenir Tout fout le camp, on a droit à un pur moment de poésie déglinguée. Des personnages étranges, entre un auteur-compositeur en phase dépressive (Nicolas Belvalette et Usé ne forment en fait qu'une seule et même personne puisque l'acteur est aussi musicien dans la vie réelle et qu'il a lui-même composé la majeure partie des compositions de la bande-originale), un journaliste se posant des questions existentialistes sur l'intérêt de vivre ou un cadavre récalcitrant, homosexuel MAIS amateur de grosses poitrines (!?!). La bande originale à proprement parler vogue entre standards des années soixante avec Françoise Hardy, Zouzou, Isabelle Aubret et compos de Usé qui signe là, une partition New Wave à tendance ''corbeau'' (pour ceux qui savent...). Bancal mais réjouissant, on sent bien qu'une partie du film est interprétée de manière improvisée mais c'est pas grave puisque la sincérité y est. Un film destiné à devenir culte au sein de certains cercles privilégiés. Balades champêtres, feux d'artifices de gerbe (Jonathan Capdevielle relève haut la main l'ancienne performance de l'actrice américaine Linda Blair dans L'exorciste), fête foraine glauque, Home Invasion, jacuzzi, retrouvailles familiales (avec quiproquo à l'appui), symbiose (!), il y a dans Tout fout le camp, à boire, à manger, à vomir mais aussi et surtout à s'esclaffer ! Une belle surprise. Un OFNI comme le cinéma français n'en régurgite malheureusement que trop rarement...


 

mercredi 5 décembre 2018

Au Poste de Quentin Dupieux (2018) - ★★★★★★★☆☆☆




L'air de rien, le réalisateur, scénariste et compositeur Quentin Dupieux continue son petit bonhomme de chemin. Sans déroger à la règle qu'il semble s'être imposé depuis ses débuts derrière la caméra au tout début du vingtième siècle avec Nonfilm, le cinéaste enchaîne des projets aussi ambitieux qu'iconoclastes, parfois fermement rejetés par une grosse partie du public (Steak, l'incompris), mais dont aucun n'a jamais laissé indifférent, que l'on adhère ou non à l'univers de celui qui se cache régulièrement sous le nom de Mr Oizo. Après un Réalité d'excellente facture sorti il y a trois ans, il était temps que Quentin Dupieux se remette au travail à la réalisation, ainsi qu'à l'écriture. Il aura donc fallut attendre trois longues années avant de pouvoir enfin toucher du doigt ou du moins contempler de nos mirettes l'étrange objet qu'est Au Poste. Pour cette nouvelle aventure au pays de Quentin Dupieux, le cinéaste convie l'acteur belge Benoît Poelvoorde, ainsi que les français Grégoire Ludig. Philippe Duquesne, Anaïs Demoustier, l'humoriste Marc Fraize ou encore le rappeur Orelsan. Quentin Dupieux compose une œuvre qui sous la forme d'une pièce en trois actes propose une exposition sans en présenter les principaux personnages (Au Poste s'ouvre effectivement sur l'interprétation d'une symphonie dirigée par un chef-d'orchestre quasiment nu que l'on ne verra plus par la suite) et se conclue par un dénouement totalement inattendu.

Le cœur de l'intrigue y étant foncièrement classique, c'est la forme que prennent les événements qui rendent le nouveau long-métrage aussi décalé que les précédents. Sans doute pas aussi dément qu'un Rubber dont le personnage principal est quand même un pneu serial killer investi de pouvoirs psychokinétiques, Au Poste peut se voir comme un Garde à Vue dézingué par la vision sous acide d'un cinéaste n'ayant aucune contrainte de la part de ses producteurs Matthieu et Thomas Verhaeghe, tous deux responsables de la société de production Atelier de Production qui devrait logiquement voir éclore l'année prochaine, le prochain long-métrage de Quentin Dupieux, Le Daim.


A la suite d'un préambule irrésistible dont on cherche encore le sens, le spectateur pénètre dans les locaux d'un commissariat, entre les quatre murs en béton d'une salle d'interrogatoire où officie le commissaire Buron, lequel est chargé d'enquêter sur le meurtre d'un homme retrouvé mort, le crâne défoncé à l'aide d'un fer à repasser. Face à lui, le principal suspect, Louis Fugain. Celui-là même qui n'est autre que l'homme qui a découvert le cadavre et téléphoné à la police. La soirée s'annonce longue pour les deux hommes qui s'engagent non pas dans un bras de fer aussi fort émotionnellement que celui qui opposa Lino Ventura et Michel Serrault dans le film de Claude Miller cité plus haut, mais dans un dialogue qui n'a d'égal que ceux des longs-métrages qu'a réalisé auparavant Quentin Dupieux. Absurde et parcouru d'éclairs de génie, Au Poste réalise la périlleuse mission de renouveler une comédie française embourbée dans un registre d'une pauvreté artistique inouïe à laquelle, pourtant, le public continue d'adhérer on ne sait par quel miracle. Ou plutôt si, on sait pour quelle raison : faute de mieux. Et ce mieux, c'est Quentin Dupieux qui nous invite à le découvrir. Un univers qui dérange, interroge, tandis que le public fait les gros yeux tout en souriant, totalement effaré par ce parangon du « non sens » maîtrisé, parcouru d'idées dont il faudra un jour questionner leur auteur sur leurs origines.


Pourquoi a-t-il fait du personnage interprété par Marc Fraize, un cyclope ? Pourquoi celui de Philippe Duquesne possède-t-il un handicap à la jambe gauche ? Pourquoi encore, ce voisin travesti passe-t-il son temps à épier ses voisins ? Des questions sans réponses, mais une approche qui depuis quelques années démontre la volonté de Quentin Dupieux de mettre la « différence » à l'honneur comme cela était déjà le cas avec le personnage incarné par Eric Judor dans le culte Wrong Cops. Le cinéaste inverse la logique des événements, mêle passé présent et pseudo-futur tout en y faisant déambuler des personnages qui ne se connaissent pas encore. Tout ça sur fond d'intrigue policière gangrenée par une logique policière qui n'appartient qu'au commissaire qu'incarne avec génie le toujours excellent Benoît Poelvoorde. Au Poste peut paraître totalement absurde (ce qu'il est, je le répète). Certains pourraient même l'envisager comme une escroquerie. Tout au moins parviendra-t-il à éveiller la conscience des insomniaques qui ont pris pour habitude de s'enfermer dans les salles obscures afin de s'y reposer le temps d'un film... Le dernier long-métrage est sans conteste un Objet Culte Non Identifié...

lundi 11 septembre 2017

Problemos de Eric Judor (2017) - ★★★★★★☆☆☆☆



Qu'il est dur de vivre en communauté. Victor, son épouse Jeanne et leur gamine vont très vite s'en rendre compte. Sur le chemin du retour des vacances, ils s'arrêtent en bord de route pour rendre visite à jean-Paul, ancien professeur de yoga et vieil ami de Jeanne. En compagnie de Gaya, Philippine, Patrice, François et bien d'autres, celui-ci a créé une communauté dont la principale cause est de manifester contre le projet de construction d'un parc aquatique en pleine nature. Bien que Victor aie du mal à se faire aux habitudes érigées par Jean-Paul, et surtout Gaya qui malgré ses principes, se comporte parfois en véritable despote ne souffrant d'aucune forme d'opposition, il accepte de rester quelques jours sur demande de Jeanne. Alors que la communauté reçoit régulièrement la visite d'une compagnie de CRS chargée de les chasser, un événement dont la portée est mondiale va venir bousculer l'ordre établi. La jeune Maéva, fille de Jean-Paul, reçoit l'une des toutes dernières informations reléguées par les réseaux sociaux : le monde vit un véritable fléau : Une pandémie a décimé la totalité de l'humanité, et les membres de la communauté semblent être les derniers survivants. De ce fait tragique vont naître au sein de cette dernière, des conflits qui peut-être, vont la mener à sa fin...

Problemos, c'est un peu la version moderne des Babas-Cool que François Leterrier réalisa trente-six ans auparavant. Après Seuls Two et La Tour de Contrôle Infernale, c'est le troisième long-métrage que l'acteur-réalisateur Eric Judor interprète et met en scène lui-même. Une communauté paisible, avec des valeurs prônant le retour à la nature, évacuant ainsi toute forme de technologie (tablettes, ordinateurs et téléphones portables sont proscrits à l'intérieur même de la communauté). Douches froides, culture de fruits et légumes, séances de discussion et résistance face à l'oppression des autorités. Mais pas seulement. Car en un peu moins d'une heure trente, Eric Judor dresse une liste (non exhaustive) de critiques. Une vision du communautarisme périmée où les valeurs ne tiennent pas longtemps face à certains manques. De la dualité entre le choix du retour à la nature et le confort que certains entretiennent naît des tensions que le cinéaste et acteur s'amuse à confronter. A ce titre, l'actrice Blanche Gardin campe une Gaya admirable. Elle signe ici une composition digne de celle qu'elle interprétait six ans en arrière dans Low Cost de Maurice Barthélémy.

Bien que le film s'ouvre sur un certains nombre d'ellipses, offrant ainsi de curieux raccourcis, le film, peu à peu prend son rythme de croisière. Les vannes fusent, toutes proportions gardées,  comme au bon vieux temps des Bronzés. La communauté que nous détaille Eric Judor ressemble à une cocotte minute prête à exploser. Youssef Hadji campe le rôle d'un ingénieur inventif, capable de miracles en fouillant la décharge avoisinante. Un génie dans sa catégorie mais, malheureusement, source de problèmes. Bun Hay Mean est le chaman du groupe. Un type zen dont nous découvrirons bientôt les véritables origines. Dorothée Pousséo est à l'image de Michel Nabokoff. Ils portent à eux seuls les véritables intentions de la communauté sans jamais défaillir un seul instant. L'humoriste Marc Fraize nous fait le plaisir de sa présence en incarnant un Patrice dépressif, impuissant mais déterminé. Eddy Leduc, est un ancien jihadiste reconverti en punk (sans chien). Quant à Claire Chust, dans le rôle de Maéva, elle incarne tout ce que représente la jeunesse actuelle. Tellement aveuglée par les télés-réalités qu'elle a choisi de s'y évader pour échapper à la dure réalité du monde qui l'entoure. Au milieu de tout cas, Eric Judor se fait plaisir en écharpant chaque procédé, participant ainsi à une véritable partie de ping-pong avec Blanche Gardin dont le personnage possède également des ressources.
Les fans du duo Eric et Ramzy seront très certainement comblés même si le second est aux abonnés absents. Le film contient suffisamment de gags pour que certains, au moins, fassent mouche. L’œuvre est plaisante à suivre même si l'on est loin d'atteindre les cimes du genre. On aurait peut-être aimé une vision un peu plus étendue du cataclysme qui a renversé l'humanité mais Eric Judor a préféré jusqu'au bout s'en tenir à sa communauté. D'où cette question : y-aura-t-il une suite ?
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