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mardi 7 avril 2026

Gérald le conquérant de Fabrice Eboué (2025) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


  

Humoriste, scénariste, acteur et réalisateur, Fabrice Eboué est connu pour son approche critique et particulièrement cynique de la société. Démarrant sa carrière de cinéaste en 2011 avec Case départ qu'il co-réalise alors aux côtés de Thomas Ngijol et Lionel Steketee et la poursuivant avec Le Crocodile du Botswanga qu'il met en scène en compagnie du second mais sans le premier et qu'il écrit avec Blanche Gardin, Fabrice Eboué a dès 2017 débuté une carrière cinématographique en solo puisqu'on lui doit cette année là la comédie Coexister ainsi que Barbaque quatre ans plus tard. Il revient ensuite en 2025 avec Gérald le Conquérant dont il conçoit cette fois-ci le scénario et les dialogues en compagnie de Thomas Gaudin, acteur et scénariste dont la carrière commença en 2002 avec le court-métrage de Philippe Orreindy, J'attendrai le suivant.... Encore une fois, Fabrice Eboué se lance dans une forme de farce accusatoire contre une France dite raciste et anti-immigration concentrée autour de Gérald, un normand dont l'ambition est de redonner toute sa grandeur à sa région en échafaudant un projet qui malheureusement s'avère beaucoup trop grand pour lui. Moqué par ses amis qu'il retrouve régulièrement au bar où il a ses habitudes, en conflit avec le propriétaire d'un terrain qu'il tente de convaincre de lui vendre afin d'y construire un grand parc d'attraction à la gloire de Guillaume le Conquérant, Gérald va user de tous les artifices afin de mener à bien son projet. Quitte à enfreindre la limites des convenances... Après un Barbaque très saignant dans lequel Fabrice Eboué se moquait avec délice des végans tout en s'attaquant aux tensions existant entre cette forme de végétarisme repoussé dans ses derniers retranchements amenant à certains extrémismes militants et les omnivores, il s'attaque désormais au sujet du racisme, de l'intégration ou de la fierté nationale (ici réduite à la région Normandie) tout en se lançant dans une guerre intestine face aux gens du cru qui se gaussent de sa couleur de peau et face aux indésirables parisiens.


Époux de Madeleine (Alexandra Roth) et beau-père d'Albéric (Logan Lefebvre), en incarnant le rôle-titre de sa nouvelle comédie, Fabrice Eboué intègre une partie importante de sujets de société qui touchent notre pays. L'on a donc ainsi droit sous une approche humoristique très noire qui rappelle donc Barbaque mais également le cinéma de Jean-Christophe Meurisse (Oranges sanguines et Les pistolets en plastique), à une comédie qui ne fait bien évidemment pas dans la dentelle, tournée caméra à l'épaule sous forme de pseudo-documentaire où Gérald apparaît telle une bête de foire comme à l'époque de la mythique émission Strip-tease. La France d'un personnage qui se cherche au fond une identité propre, s'intégrant au paysage français en aspirant à créer un parc d'attraction pour des raisons qui en réalité restent relativement floues. Sans doute une manière de prouver sa filiation avec la région et ses habitants ? Versant parfois radicalement dans le politiquement incorrect avec ce beau-fils ''djihadiste'' qui construit des bombes pour faire exploser des vaches autres que normandes, à travers sa version de l'histoire ou avec ses références qui convoquent Jean-Marie Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon (histoire que les bords les plus extrêmes en prennent tous pour leur grade), Gérald le Conquérant se laisse aller à toutes les facilités. Surtout dans sa dernière partie. Comme si après le succès de Barbaque et tout en palliant à un manque évident d'inspiration, Fabrice Eboué avait la certitude que suffiraient des débordements gore. Ceux-là mêmes qui dans son précédent long-métrage s'intégraient harmonieusement mais qui dans le cas de Gérald le Conquérant se substituent à son habituelle finesse d'écriture. Au final, la dernière comédie de Fabrice Eboué n'est pas déplaisante à regarder mais en comparaison de ce qu'il est habituellement capable de produire en terme d'écriture, ce dernier ''jet'' s'avère relativement décevant...

dimanche 31 août 2025

Le crocodile du Botswanga de Fabrice Eboué et Lionel Steketee (2014) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

L'un des principaux privilèges propres à certaines communautés, que l'on nie ou pas cette assertion, cette condition sine qua non dont la règle est pour certains parfaitement intégrée, est de pouvoir aborder certains sujet sans qu'aucune polémique ne vienne réveiller de vieilles rancœurs nourries entre gens de droite et population de gauche. Confier l'écriture, la mise en scène ou l'interprétation du Crocodile du Botswanga à une équipe strictement constituée de ''visages pâles'' aurait sans doute provoqué autant de remous qu'une manifestations de néo-nazis au cœur d'un territoire perdu de la République. N'en déplaise à celles et ceux qui célèbrent la mort à petit feu d'un humour sans frontières raciales, religieuses ou biologiques en terme de féminité ou de masculinité, il en est qui résistent et s'attaquent frontalement à tout ce qui peut troubler l'ordre public. L'on honorera donc le Crocodile du Botswanga comme étant l'un des parangons résiduels d'un ''je m'en branle de la morale'' dont la structure fait fi de tout ce qui pourrait engendrer de critiques nauséeuse, opportuniste et démagogiques de la part d'une part bien trop importante de nos concitoyens (suivez mon regard vous qui connaissez mon positionnement) ! Film en couleur mais mis en scène et écrit par des noirs et blancs, Fabrice Eboué prend cette fois-ci toute la place de son comparse et ancien camarade du Jamel Comedy Club Thomas N'Gijol aux côtés de Lionel Steketee. Tous trois avaient réalisé ensemble Case Départ mais pour cette seconde collaboration, seuls Fabrice Eboué et Lionel Steketee ont assuré la mise en scène du Crocodile du Botswanga. Quant à l'écriture, là encore, Fabrice Eboué l'a assurée aux côtés de la comédienne, scénariste et humoriste Blanche Gardin. Après la traite négrière au cœur de laquelle ses deux jeunes héros projetés en 1780 y découvraient que l'esclavage n'y avait pas encore été aboli, l'équipe formée autour des trois hommes s'attaque désormais au sujet des dictatures africaines dont Jean-Bedel Bokassa, Mobutu Sese Seko ou Idi Amin Dada Oumee furent les figures les plus imposantes. Le Crocodile du Botswanga met en scène dans un pays imaginaire le personnage de Didier, agent d'un jeune footballeur d'origine botswangaise au talent prometteur (Ibrahim Koma dans le rôle de Leslie Konda) qui désire déposer les cendres de sa mère défunte au Botswanga.


Accompagné de Didier, Leslie attire immédiatement l'attention de Thibault ''Bobo'' Babimbi, personnage incarné par Thomas Ngijol, lequel personnifie l'image de l'un de ces régimes militaires totalitaires et dictatoriaux qui continuent à s'étendre sur le territoire africain comme en témoignent encore les récents coups d’état qui ont notamment touché le continent en Guinée, au Burkina Faso, au Mali ou encore au Niger. Connaissant les propensions de Fabrice Eboué et Thomas Ngijol à bousculer les conventions, les deux humoristes et acteurs s'en donnent à cœur joie lorsqu'il s'agit de s'en prendre aux régimes militaires en question et à leurs dirigeants à proprement parler. Dictature, corruption, tout passe à la moulinette du trio Steketee/ Eboué/Nigijol qui ne tremble pas un seul instant lorsqu'il s'agit d'égratigner, voire de ridiculiser et pourquoi pas humilier l'image de ces ''Grands chefs'' aux apparats souvent ridicules. Aux côtés d'un casting constitué d'interprètes que l'on avait déjà pu voir dans Case départ (Franck de la Personne qui passe ainsi du Curé au conseiller de Bobo Babimbi et Etienne Chicot qui après avoir incarné l'esclavagiste Monsieur Jourdain interprète désormais le représentant de Totelf au Botswanga, Jacques Taucard), Fabrice Eboué et Thomas Ngijol sont bien placés pour évoquer le sujet puisque étant eux-mêmes fils d'immigrés camerounais, le sujet ne peut que leur tenir à cœur puisque le Cameroun lui-même est touché par la vérole de la dictature avec la présence depuis plus de quarante ans de Paul Biya à la tête de la nation camerounaise ! Malgré la gravité du sujet, Le Crocodile du Botswanga est une comédie pure jus, drôle et aussi délicieusement impertinente que pouvait l'être trois ans auparavant Case départ. Par la suite, les trois hommes feront carrière séparée. Lionel Steketee signera deux comédies tellement ''étronesques'' qu'elles en deviendront cultes (Les nouvelles aventures de Cendrillon en 2017 et Alad'2 en 2018), Thomas Ngijol réalisera Fastlife en 2014, co-réalisera avec Karole Rocher Black Snake en 2018 ainsi que Indomptables en solo en 2025 tandis que Fabrice Eboué signera le sympathique Coexister et le savoureusement trash Barbaque en 2021. En attendant que ce dernier revienne avec Gérald le conquérant dont la sortie est prévue pour le 3 décembre prochain, replongeons-nous dans cette sympathique caricature qu'est Le Crocodile du Botswanga...

 

samedi 5 mars 2022

A table ! Barbaque - ★★★★★★★★☆☆ de Fabrice Eboué & Fresh - ★★★★★★★☆☆☆ de Mimi Cave

 


 

Aujourd'hui, deux films pour le prix d'un seul ! D'un côté, Barbaque de l'acteur et humoriste français Fabrice Eboué. De l'autre, Fresh de l'américaine Mimi Cave. Un homme et une femme pour deux visions pratiquement similaires du cannibalisme. Ou plutôt, de l'anthropophagie puisque si le premier n'est pas spécifique à l'homme (tout animal se nourrissant d'un individu de son espèce pouvant être décrit ainsi), la seconde lui est propre. Si dans certaines cultures nous différencierons l'endocannibalisme de l'exocannibalisme (le premier agissant sur la consommation de viande humaine au sein d'un même groupe social tandis que le second se réfère à son ingestion envers des individus provenant de groupes différents), les deux réalisateurs s'intéressent ici davantage aux implications financières que permet parfois d'obtenir cette pratique qui dans les cas présents, permet de gagner beaucoup d'argent. Ici, même si la question de la déviance se pose dans Fresh puisque ses consommateurs savent ce qu'ils ont en bouche, avec Barbaque, c'est déjà une tout autre histoire. En effet, chez Fabrice Eboué (qui interprète en outre l'un des deux principaux personnages aux côté de l'ancienne membre de la troupe Les Robins des Bois, Marina Foïs), il est surtout question de survie. Propriétaires d'une boucherie à l'agonie, victimes des exactions d'une bande de Vegans agressifs (le véganisme dont l'éthique repose en partie sur le refus d'exploiter les animaux pour leur viande) qui s'en prendront tout d'abord à leur commerce, Sophie et Vincent vont faire le commerce de viande humaine après que la première ait mis en vente par accident un végan que Vincent à renversé plut tôt en voiture et qu'il vient de transformer en jambon afin de s'en débarrasser. Steve (Sebastian Stan), lui, fait le commerce de viande humaine pour une raison simple : l'argent. Ce chirurgien-plasticien, marié et propriétaire d'une luxueuse demeure dans laquelle il enferme de jeunes victimes qu'il engraisse, propose à de riches clients de s'offrir des ''colis'' d'un genre très particulier et renfermant diverses parties de corps humains qu'ils pourront cuisiner à leur guise. La principale différence entre Barbaque et Fresh se situe au niveau de la conscience ou de l'ignorance des consommateurs. Dans le premier cas, celles et ceux qui se bousculent à l'entrée de la boucherie ne savent pas ce qu'ils achètent. Du moins croient-ils acquérir une viande porcine originaire d'Iran !!!
Alors que dans le cas de Fresh, les clients savent très exactement de quoi retournent les mets fins et délicats dont les approvisionne Steve contre d'importantes sommes d'argent. Sur un ton où se mêlent ruptures de ton et cynisme, l'un et l'autre des réalisateurs se jouent en outre de la tournure que prend parfois notre société. De cet hygiénisme crasse et liberticide de plus en plus prégnant dont sont à l'origine une poignée d’irréductibles mais qui semble devoir toucher toutes les couches de la société. Barbaque offre une solution finale et définitive qui ne devrait logiquement pas déplaire aux végans puisque est éludée la question animale et qu'y est évoquée l'idée de guérir le mal par le mal en exploitant non plus nos animaux d'élevage mais ceux-là même qui mettent en jeu leur intégration physique ! Surtout, Fabrice Eboué s'offre une porte d'entrée qu'il défonce avec un luxe de cruauté qui ravira les spécistes tout en choquant sans doute les pro-végans les plus radicaux. L'acteur-réalisateur définit une frontière qui demeure au fond très fragile entre végans radicaux et modérés en la personne du gendre dont l'opinion forcée est très rapidement contrecarrée par une attitude extrémiste qui fait froid dans le dos. Par son esthétisme tour à tour clinique et chaleureux, Fresh se dresse en porte-drapeau d'un nouveau mode de consommation dont les réseaux semblent ne pas devoir s'étendre au delà des sphères où la haute société dévore les petites gens. Produit de luxe de ce côté-ci de l'Atlantique, de part chez nous, il signifie sans doute cette nécessité de survivre en cas de famine comme cela peut arriver dans certains cas de crises. L'intervention de Christophe Hondelatte à la manière de l'excellente émission Faites entrer l'accusé est un pur régal et le film absolument jouissif dans son absence presque totale de morale. L'anti-véganisme de Fabrice Eboué transpire à grosses gouttes pour le plaisir des mangeurs de viande et pour le désarroi des végans et des antispécistes. Sur un ton beaucoup moins survolté, au message déjà moins clair et au caractère moins frontal, Mimi Cave signe une œuvre plutôt classe où la gastronomie tient une place importante si tant est qu'elle puisse être d'un goût douteux. À choisir entre l'un et l'autre, Barbaque est plus direct et irrévérencieux tandis que Fresh laisse un goût de déjà-vu. De ces films de séquestration auquel la réalisatrice ajoute le thème de l'anthropophagie. Mais au fond, pourquoi choisir et ne pas... déguster les deux ?

 

dimanche 11 février 2018

Coexister de Fabrice Eboué (2017) - ★★★★★★★☆☆☆



Si vous survivez à la vague de gags qui submergent les vingts premières minutes de Coexister, vous êtes en bonne voie. Mais tout d'abord, quelques petits conseils : asthmatiques, veillez à vous munir de votre ventoline, quitte à prévoir une recharge supplémentaire. Quant aux cardiaques, inutile de préciser qu'une révision du moteur me semble plus qu'appropriée avant de vous lancer dans cette folle aventure qui, contrairement à ces quelques comédies faussement polémiques qui ont provoqué quelques dégâts collatéraux chez certains critiques, évite toute forme d'hypocrisie et de sous-entendus raciaux et religieux. Vingt minutes donc, et pour être plus précis, dix-neuf plus une poignée de seconde à tenter de reprendre une respiration normale. Des rires en cascade, s'enchaînant à une allure si vive que la sur-ventilation nous guette. Fabrice Eboué signe rien que moins que l'une (ou la) des comédies les plus efficaces de ce début d'année. Dans le genre, il relève le défit haut la main, dépassant de loin, et même de très loin les champions de la catégorie. Acteur, réalisateur et scénariste de son propre long-métrage Coexister (le troisième après Case Départ et Le Crocodile du Botswanga), l'humoriste y jette une idée toute bête mais qui, bizarrement, n'a pourtant jamais semblé traversé l'esprit de quiconque. EA notre époque, évoquer le rassemblement des trois principales communautés religieuses de France pouvait prêter à polémique. Et pourtant, si même cette pensée peut traverser l'esprit durant les premières minutes, elle s'efface au profit de l'humour d'un artiste qui ose parler de tout, sans langue de bois ni pincettes.

Fabrice Eboué débute l'écriture du scénario à partir de l'histoire véridique de Joseph Dinh Nguyen Nguyen, ancien séminariste et chanteur vietnamien du groupe Les Prêtres (aux côtés de Jean-Michel Bardet et Charles Troesch) ayant SEVÎT en France entre 2010 et 2014 (trois albums au total ), lequel abandonna sa vocation de religieux. Fabrice Eboué se questionne sur le choix de l'ancien prêtre puis attaque l'écriture de ce qui deviendra au cinéma Coexister. Soit, non plus la réunion de trois prêtres, mais d'un seul, aux côtés d'un imam et d'un rabbin. Je sais, ça a tout l'air d'une blague mais c'est bien de cette coexistence dont il est question ici. Tout la force du nouveau long-métrage réside sur plusieurs points : l'acteur-réalisateur évite tout manichéisme. Il ne s'érige également pas en grand ordonnateur d'une certaine morale et s'autorise même à rajouter quelques couches de douce provocation à un sujet qui, c'est certain, en fera dès le départ rugir certains. Dans le rôle de Nicolas Lejeune (directeur de la section musicale des entreprises Demanche, dont la présidente n'est autre que l'excellente (et ici, détestable) Mathilde Seigner), Fabrice Eboué est épaulé par un trio (et même un quatuor) d'interprètes totalement acquis à la cause d'un scénario dont l'idée, n'est pas si stupide qu'elle en a l'air.

Ramzy Bédia, Guillaume de Tonquédec et Jonathan Cohen, l'arabe, le français et le juif. Sans oublier l'excellente Audrey Lamy, dans le rôle de la blonde nymphomane. Fabrice Eboué, tout en passant en douce un message à l'attention des plus réfractaires à la fraternisation entre les peuples et les religions, injecte le même humour qu'on lui connaît sur scène. Pourtant, son film et ses personnages n'ont rien de la beauf-attitude que certains dialogues pourraient leur prêter. C'est là, toute l'intelligence de son écriture. Faire grincer les dents des moins ouverts d'esprit à dose si peu thérapeutique que l'on n'a pas vraiment le temps de réfléchir à telle ou telle réplique. Son quatuor d'interprètes fait des étincelles. L'amitié et la bonne humeur qui les lie sur le tournage sont véritablement communicatifs. L'humour, toujours l'humour. Si le message est clair, Fabrice Eboué s'attaque à certaines convenances sans jamais être choquant. Le sourire n'est jamais jaune, lorsque le réalisateur évoque par exemple le faux imam consommant de l'alcool et du saucisson à base de porc, le prêtre se laissant aller au plaisir de la chair, ou encore le rabbin « sniffant » de la cocaïne avant chaque entrée en scène.Il est fort à parier que Coexister demeurera comme l'une des quelques comédies de l'année dont on se souviendra encore longtemps. N'écoutez pas ce qui affirment que "Coexister" se montre timide dans sa critique du monde de la musique, et très insuffisant dans son approche des tensions religieuses, le propos n'est pas là. Regardez-le, tout simplement...
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