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dimanche 22 avril 2018

Magnum Force de Ted Post (1973)



Réputé pour n'aimer personne et surtout pas ceux qu'on lui colle, le Lieutenant Callahan se voit attribué un nouveau coéquipier nommé Early Smith. Après le mexicain Chico, voilà qu'il doit accepter de travailler avec un noir. Callahan est relégué par le lieutenant Briggs au service des surveillance après qu'il ait jugé son comportement inadapté lors d'une récente intervention. Callahan s'intéresse de très près à une affaire qui secoue sans doute surtout les milieux criminels puisqu'une série de meurtres touche uniquement ces derniers. Callahan, qui n'a pas le droit de s'en mêler, parvient tout de même à s'incruster là où il n'est pas attendu, ce qui contrarie fortement son supérieur.

Les conseils de Briggs demeurant inefficaces, il aiguille Callahan sur un hypothétique coupable qui se révèle n'être en réalité qu'un leurre. Il n'y a pas UN coupable, mais quatre. Quatre motards de la police commandés par John Davis et qui écument la ville à la recherche de truands auxquels ils vont faire la peau.

Callahan soupçonne très vite le quatuor mais lorsqu'il fait part de ses soupçons au lieutenant Briggs, ce dernier nie les faits. Lorsque les quatre motards comprennent qu'ils sont dans le collimateur du Charognard, l'existence de celui-ci et de Early Smith sont mises en danger...

Second volet consacré à l'un des plus détestables flics de San Francisco, Magnum Force est réalisé cette fois-ci par Ted Post, cinéaste qui tourna déjà aux cotés de Clint Eastwood cinq ans plus tôt dans Pendez-Les Haut et Court. Cette suite au premier chapitre est du même acabit. Le personnage centrale demeure aussi attachant qu'exécrable sous certains aspects. Jugé raciste par son entourage, il n'en demeure pas moins capable de s'adapter aux coéquipiers que ses supérieurs lui imposent. Callahan est plus solitaire que xénophobe.

Clairement inspiré par les « fameux » escadrons de la mort au Brésil, Magnum Force a l'intelligence de faire passer un message sans faire dans le pompeux. Eastwood contient ses pulsions et enquête sur des hommes au demeurant insoupçonnable et doit surtout faire face à une hiérarchie inflexible dont le comportement étonne parfois jusqu'à ce que l'on comprenne pourquoi.

L'oeuvre possède quelques-un de ces fameux interludes durant lesquels notre inspecteur favoris s'occupe d'affaires différentes de celle qui sert d'intrigue principale. Ici, un détournement d'avion qui fera autant de victimes qu'il y a de preneurs d'otages. C'est évidemment Callahan qui a le dessus même si les tueurs ont toujours tendance à attendre leur tour pour tirer. On notera un concours de tir qui n'est pas anodin puisqu'il va permettre au lieutenant de mettre la main sur un important indice, corroborant ainsi ses soupçons.

Magnum Force est un film policier mâtiné d'action. A cette époque là, les cinéastes étaient encore capable de réaliser des œuvres efficace qui évitaient la surenchère. Aujourd'hui, tel n'est plus le cas. Outre la mise en scène de Ted Post et l'interprétation de tous les acteurs, c'est bien celle de Clint Eastwood qui donne toute sa grandeur au film. Un excellent volet...

samedi 25 avril 2015

Spéciale Série: Starsky & Hutch (1975-1979) Cosmos 1999 (1975-1978)





Starsky et Hutch :


L’un est blond, l’autre brun. L’un est plutôt calme et réservé, l’autre extraverti. Ces deux flics au caractère bien trempé n’ont, malgré leur apparente désinvolture, aucun conseil à recevoir de leur entourage professionnel. Intègres et à la moralité sans faille, ils ne semblent avoir comme faiblesse que les quelques femmes qui vont, souvent pour une très courte durée, partager leur existence. Ces dernières sont victimes d’un tueur qui par vengeance les élimine (Amour quand tu nous tiens), Ou sont d’une jalousie maladive (Quel charme). Starsky (Paul Michael Glaser) est le propriétaire d’une très belle Ford Gran Torino à laquelle il tient plus que tout. Celle de Hutch (David Soul) et une épave et reflète bien le désintéressement de son propriétaire.


Les deux flics travaillent sous les ordres du Capitaine Dobey (Bernie Hamilton), un bon gros type qui aime les hamburgers et les sandwichs bien gras. Ils peuvent compter sur l’aide de leur ami Huggy (Antonio Fargas), propriétaire du bar « Les Bons Tuyaux » et accessoirement indicateur des deux policiers. 


La série comprend quatre saisons et comptabilise ainsi quatre-vingt-douze épisodes. On y croise des « guest » célèbres comme « l’immolé » Richard Lynch, dans trois épisodes dont le tout premier de la série et surtout le très marquant Quadrature qui épouse les formes du genre Epouvante. Robert Loggia dans deux épisodes dont Tant va la Cruche à l’eau ou encore Melanie Griffith, John Caradine, Dee Wallace, et John Saxon pour l’excellent Vampirisme.


Starsky et Hutch demeure encore aujourd’hui un classique en matière de série policière américaine et à même  droit à une adaptation cinématographique malheureusement peu flatteuse qui n’a pas su mettre en image ce qui faisait la personnalité de nos deux héros. Le film en effet fait passer les deux policiers pour de fieffés crétins, ce qui n’était pas le cas de la série qui réussissait à faire la part des choses entre l’humour enfantin des deux personnages et leur capacité à assumer leur rôle de flics…





Cosmos 1999 :




Producteur d’une dizaine de séries télévisées, le britannique Gerry Anderson est surtout connu pour avoir produit trois des plus illustres d’entre elles dans les années 60/70. La première mettait en scène des marionnettes et est connue chez nous sous le titre Les Sentinelles de l’Air. Quatre années plus tard sort UFO, Alerte dans l’Espace qui se trouve être la série à l’origine de celle qui nous intéresse ici, Cosmos 1999.

Cosmos 1999 demeure encore aujourd’hui comme une œuvre phare de la science-fiction même si elle est, avouons-le, plutôt kitsch.



L’homme semble avoir trouvé le moyen de pallier à la prolifération des déchets nucléaires sur notre planète en les stockant sur la Lune. La base lunaire Alpha déjà installée non loin de l’entrepôt accueillant les déchets va cependant connaître un sort peu enviable : une explosion provoque la désorbitation de la Lune et les 311 occupants de la base vont ainsi errer dans le cosmos et devoir faire face à d’innombrables dangers.



Cosmos 1999, c’est tout d’abord un trio de personnages principaux attachants campés par les excellents Martin Landau et Barbara Bain (qui à l’époque étaient en couple) ainsi que Barry Morse. Un commandant, un docteur et un professeur qui vont avoir fort à faire durant les deux saisons et les 48 épisodes que dure la série. L’un des points essentiels de Cosmos 1999 est  l’aspect clairement philosophique de toute une partie des épisodes. En effet, il n’est pas rare de croiser des personnages « new age » dans des décors qui le sont tout autant avec, en point de mire, des réflexions sur l’existence même de la vie. La première saison reste la meilleure des deux, la seconde incluant le personnage de Maya, un « métamorphe » capable de changer de forme à sa guise. Cosmos 1999 finit à la longue par devenir relativement redondant dans le traitement des sujets. Il arrive même parfois que deux épisodes soient pratiquement identiques. C’est à se demander si les scénaristes qui œuvraient sur la série n’avaient pas des soucis d’inspiration…



Revoir Cosmos 1999 aujourd’hui est réjouissant. Si les effets-spéciaux paraissent logiquement dépassés en regard du spectacle auquel on assiste aujourd’hui, un certain attachement aux personnages et à l’environnement tout aussi inquiétant que merveilleux cultivent l’intérêt pour cette fantastique série de science-fiction…
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