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lundi 29 avril 2019

Godzilla V - Ghidorah, le monstre à trois têtes (San daikaijû: Chikyu saidai no kessen) de Ishirō Honda (1964)- ★★★★★★☆☆☆☆



Alors qu'elle aurait dû périr dans un attentat à la bombe, la Princesse d'un minuscule pays est alertée par une voix provenant de l'espace lui conseillant de quitter très vite l'avion dans lequel elle s'est embarquée. Sauvée in-extremis, la jeune femme est désormais connue sous une identité différente. Elle est découverte prophétisant sur la fin du monde. Certains croient dur comme fer aux prophéties de l'ancienne Princesse devenue la porte-parole des martiens tandis qu'une grande majorité la prend pour une illuminée. Pourtant, après qu'un étrange astéroïde se soit écrasé sur Terre, les présages de la prophète se réalisent. King Ghidorah, une immense créature à trois tête débarque sur la planète et commence son œuvre de destruction. Devant l'urgence de la situation, les autorités décident d'utiliser Godzilla, Rodan et Mothra afin de contrer les projets de King Ghidorah...

Cinquième long-métrage mettant en scène Godzilla, Ghidrah, le monstre à trois têtes multiplie les apparitions de créatures puisqu'il ne s'agit plus ici de faire se confronter deux monstres en duel, mais c'est bien au combat entre quatre créatures auquel on a désormais le droit d'assister. Le cinéaste japonais Ishirō Honda est une fois de plus aux commandes de ce blockbuster avant l'heure. Si les moyens mis en œuvre n'apparaissent pas avoir fait des progrès en comparaison des premières aventures du célèbre Kaijū, il y a pourtant déjà dix ans que la créature est née au cinéma et en terme d'effets-spéciaux, ceux-ci ont tendance à stagner sur place.
Kong ayant passé la main, c'est au tour de Ghidorah de faire des misères au terrible Godzilla qui n'aura jamais paru aussi fragile qu'en cet instant où les deux créatures s'affrontèrent dans un duel qui, comme souvent, achèvera l’œuvre en forme d'eau de boudin. Désormais, Godzilla n'est plus simplement la créature hideuse dont le Japon doit se méfier à chacune de ses sorties mais bien l'unique solution à un problème encore plus grand qu'elle.

Car en terme d'agressivité, King Ghidorah se pose en véritable chef de file d'une tribu de Kaijū qui ne cesse de grandir au fil des œuvres produites par la Tōhō. D'autres sont encore à venir (au hasard, Ebirah, Hedora, Gigan, Megalon et j'en passe...) mais King Ghidorah demeure comme l'une des plus charismatiques et celles dont Godzilla doit craindre le plus les attaques. Trois têtes pour une créature nantie de pouvoirs très particulier dont la transformation en météore demeure la plus surprenante. Au rayon des capacités de destruction, le dragon à trois têtes qu'est King Ghidorah possède donc la faculté de voler dans les airs et dans l'espace également lorsqu'il prend l'apparence du gros rocher invoqué ci-dessus. On le constatera également, la bête est capable de provoquer des ouragans et des cyclones rien qu'en passant au dessus des villes et des océans. Mais son arme la plus destructrice se situe bien évidemment au niveau de ses trois têtes puisqu'elle est capable de tirer des lasers qui détruisent absolument tout sur leur passage. King Ghidrah demeure donc bien le héros de cette aventure mettant en scène deux fées minuscules vivant sur l'ïle d'Infant, gardée précieusement par un Mothra endormi et qu'elles réveilleront en lui chantant une jolie (mais un peu trop longue) comptine. 
Concernant les effets-spéciaux, nous sommes face à un déluge de maquettes mises en péril par des acteur camouflés sous le costume des différents Kaijū. En la matière, rien d'extraordinaire puisque on a déjà vu ça dans les épisodes précédents et pourtant, on ne peut s'empêcher, à chaque fois, de sourire devant les gesticulations d'un Godzilla jamais vraiment effrayant. Si Ghidrah, le monstre à trois têtes n'est pas toujours volontairement drôle, l'humour y est en d'autres occasions recherché. Parfois cela fonctionne. A d'autres moments, un peu moins. Un sympathique petit film dans la droite lignée de ses aînés...

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