Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Ivan Reitman. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ivan Reitman. Afficher tous les articles

mardi 15 février 2022

Junior d'Ivan Reitman (1994) - ★★★★★★★☆☆☆




Troisième et dernière collaboration entre le réalisateur Ivan Reitman et l'acteur Arnold Schwarzenegger, Junior est sorti sur les écrans en novembre 1994 sur le territoire américain et en janvier 1995 en France. On y retrouve pour la seconde fois aux côtés de l'interprète de Predator, Le contrat et de Commando, le génial Danny DeVito. Mais ici, point de relation entre Jumeaux et ce récit absolument farfelu dans lequel les docteurs Alexander Hesse et Larry Arbogast vont se lancer dans un projet scientifique inattendu. Si Ivan Reitman (accompagné des scénaristes Kevin Wade et Chris Conrad) se penche à nouveau sur le thème de la génétique à travers cette comédie loufoque, il traite cette fois-ci de la future naissance d'un enfant dont la mère-porteuse est ici... un homme. Le réalisateur s'amuse une fois de plus du physique hors norme d'Arnold Schwarzenegger pour en faire celui qui jusqu'à son terme, va porter ce qui a l'origine fut un ovule congelé que lui a implanté son ami et collègue de travail incarné par Danny DeVito. Tout cela parce que ces deux chercheurs employés pour le compte de Noah Banes et qui jusqu'à maintenant travaillaient sur un traitement réduisant les fausses couches ont vu leur travaux réduits à néant par une décision malheureuse prise par la FDA. Profitant de l'arrivée du docteur Diana Reddin qui reprend alors en lieu et place d'Alexander et de Larry le contrôle du laboratoire, cette jeune femme un brin maladroite ne se doute pas encore que son travail de généticienne va ouvrir des portes inenvisageables pour nos deux hommes. En effet, profitant d'une visite dans le laboratoire, Larry vole à la jeune femme un ovule cryogénisé afin de l'implanter dans l'abdomen d'Alexander. Et Ô miracle, l'intervention réussit. Non seulement l'ovule devient un embryon, puis un fœtus, mais surtout, le père porteur qui à l'origine semblait réfractaire se voit désormais pourvu d'un instinct.... ma(pa)ternel !


Rien de bien sérieux dans cette comédie où l'on retrouve également l'actrice Pamela Reed qui quatre ans en arrière partageait la vedette de Un flic à la maternelle aux côtés d'Arnold Schwarzenegger et de Penelope Ann Miller. Elle interprète ici le rôle d'Angela, ancienne épouse de Larry, elle-même enceinte. Il faut savoir qu'à l'origine ça n'est non pas Ivan Reitman qui devait mettre en scène cette histoire complètement folle mais l'auteur deux ans plus tôt de Beethoven Brian Levant. Ça n'est que sous l'impulsion de la star austro-américaine qui refuse de tourner sans le réalisateur canado-tchécoslovaque que le film se fera finalement avec Ivan Reitman à la réalisation. Sans doute moins drôle et donc inférieur à Jumeaux qui réunissait déjà le trio gagnant Reitman/Schwarzenegger/DeVito six ans auparavant, Junior n'en est pas moins une sympathique comédie dont l'énergie n'a que peu à envier ce qui sert de référence en la matière. Ça n'est pas vraiment très fin mais Arnold Schwarzenegger et Danny DeVito font le taf. À leurs côtés, nous retrouvons l'actrice britannique Emma Thompson que l'on avait plutôt l'habitude de retrouver jusque là dans un registre plus dramatique que véritablement humoristique. Junior est l'occasion pour Ivan Reitman et ses interprètes de nous offrir une succession de séquences parfaitement incongrues. L'ancien Monsieur Univers y trimballe une bedaine de femme enceinte, se grimant même en future maman pour un résultat moins ''pathétique'' que le Pierre Richard des Fugitifs de Francis Veber mais pouvant cependant renvoyer à ce savoureux personnage créé par le réalisateur et scénariste français huit ans auparavant...


Danny DeVito excelle comme à son habitude, son interprétation portant elle aussi notamment sur son étonnante physionomie. Quant à Emma Thompson, elle incarne une généticienne relativement gauche qui accumule les gaffes sur son passage. Face à ce trio auquel on ajoutera une fois encore l'actrice Pamela Reed, il fallait un vrai rôle de méchant. Mais Ivan Reitman étant attaché à l'esprit convivial de sa comédie, celui-ci opposera à nos héros un Frank Langella pas trop antipathique dans le rôle de Noah Banes. Impossible de s'ennuyer devant cette comédie fantaisiste qui accorde une grande place à des dialogues non dénués d'un certain charme. Voir Arnold Schwarzenegger se comporter de plus en plus comme une femme, avec ses besoins nourriciers et sa sensibilité est on ne peut plus amusant. Après, on reconnaîtra que dans le genre, on a vu mieux. La partition musicale créée pour l'occasion par le compositeur américain James Newton Howard participe de cette parfaite émulsion entre la mise en scène, l'interprétation et le scénario. Une comédie typique des années quatre-vingt/quatre-vingt dix qui fait surtout regretter qu'Ivan Reitman nous ait très récemment quitté, lui qui avait prévu de tourner cette année la suite de Jumeaux...

 

Un flic à la maternelle (Kindergarten Cop) d'Ivan Reitman (1990) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Un flic à la maternelle (Kindergarten Cop) est la seconde des trois collaborations entre le réalisateur Ivan Reitman et l'acteur Arnold Schwarzenegger deux ans après Jumeaux et quatre avant Junior. Dans cette comédie familiale, la star de l'action abandonne une nouvelle fois le costume qui lui sied habituellement si bien pour endosser celui d'un officier de la police dans une œuvre légère et très nettement moins portée sur les testostérones puisque comme le titre l'indique, l'intrigue situe son action dans une école d'Astoria dans l'Oregon où débarquent l'inspecteur John Kimble et sa collègue Phoebe O'Hara (l'actrice Pamela Reed ici totalement obnubilée par la nourriture). Contrairement aux craintes que l'on pourrait formuler à l'idée d'y voir Arnold Schwarzenegger se confronter à une bande de gamins braillards alors âgés de six ans seulement, Ivan Reitman et le scénario co-écrit par Murray Salem, Herschel Weingrod et Timothy Harris éludent cette problématique en concentrant ce phénomène, que d'aucun considérera de cataclysmique, lors de la première rencontre entre la star et la classe de maternelle qui va lui être confiée. Après cela, le flic/instituteur parviendra à maintenir l'ordre pour le bien de sa santé mentale et pour la préservation des tympans du public. Comparé aux films musclés qui jusque là formaient en grande partie la filmographie de l'acteur austro-américain, Un flic à la maternelle paraît anodin. Voire, superficiel. Mais pour le malheur de celles et ceux qui ne jurent qu'à travers l'impressionnante charpente de l'ancien Monsieur Univers, cette comédie à l'attention des enfants et de leurs parents est une très agréable surprise...


Moins bête qu'elle ne semble être à priori, elle s'avère aussi et surtout parfois touchante. Car plus que de le confronter une montagne de muscles assez peu à l'aise au contact d'enfants hauts comme trois pommes et parfois turbulents, Ivan Reitman permet à Arnold Schwarzenegger de construire un personnage émouvant dont les rapports avec son fils n'ont peut-être que peu de rapports avec le drame qui se joue autour de l'ancienne épouse d'un criminel auquel elle tente d'échapper, mais qui demeurent tout de même assez touchants... Usant de sa grosse voix lorsqu'il estime le devoir, l'acteur sait également se rendre calme et sensible face à cette charmante relation que son personnage se construit au contact de l'institutrice Joyce Palmieri qu'interprète l'actrice Penelope Ann Miller ainsi que son fils. Dans un patelin qui semble être le lieu rêvé pour une future retraite, on oublierait presque que derrière la comédie se cache non seulement un drame mais aussi un thriller. Que révèle une thématique entretenue par la présence hostile d'un duo de frappadingues formé par une mère et son fils. La première, qu'interprète l'actrice Carroll Baker et le second qu'incarne Richard Tyson...


Deux individus névrosés que l'on oublie un temps pour nous régaler des nombreuses situations comiques mises en scène avec savoir-faire, sans que jamais l'humour ne franchisse la frontière de la comédie lourdingue que l'on pouvait craindre. Dans le rôle de la directrice Schlowski, nous retrouvons la savoureuse Linda Hunt tandis que les plus observateurs reconnaîtront le tout jeune Miko Hugues qui ici interprète l'un des gamins de la classe dont a la charge de s'occuper l'inspecteur John Kimble et qui un an seulement en arrière en traumatisa plus d'un dans le rôle de Gage Creed dans l'adaptation cinématographique du roman de Stephen King Simetierre réalisé alors par Mary Lambert. Sans pour autant que le public écrase une larme (faut quand même pas exagérer), Arnold Schwarzenegger prouve avec ce film qu'il est capable de fournir autre chose que de la sueur et du sang. On se retrouve encore dans un autre registre que celui de Jumeaux puisque le rire n'est plus seul et s'accompagne d'un vif sentiment d'attachement pour ce personnage qui à une échelle moindre que celle qu'il est chargé d'identifier a connu lui aussi les affres du couple... Ivan Reitman nous offre donc un spectacle souvent joyeux, parfois angoissant, tantôt émouvant et surtout, beaucoup plus profond que ne le laissent transparaître le synopsis ainsi que l'affiche originale. À noter qu'une séquelle tardive a vu le jour en 2016, sans Ivan Reitman et sans Arnold Schwarzenegger...

 

Jumeaux (Twins) de Ivan Reitman (1988) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

''Toute la pureté et la force sont passées dans Julius... Tous les rebuts qui restaient formèrent l'image que tu vois dans le miroir tous les matins...''. Voici à quoi pourrait être succinctement résumée l'histoire de Jumeaux (Twins), le septième long-métrage du réalisateur Ivan Reitman qui après nous avoir notamment régalé dans le courant des années quatre-vingt avec le diptyque S.O.S Fantômes (Ghostbusters), nous a malheureusement quitté il y a trois jours à l'âge de soixante-quinze ans. Alors grande star du cinéma d'action depuis quelques années aux États-Unis, qui aurait pu imaginer un jour qu'Arnold Schwarzenegger, l'acteur principal de Terminator de James Cameron, de Commando de Mark L. Lester ou de Predator de John McTiernan allait se retrouver au générique d'une comédie réalisée en 1988 par Ivan Reitman et aux côtés du génial Danny DeVito ? Certainement pas les fans du T-800, de John Matrix ou du major Alan « Dutch » Schaffer ! En effet, l'austro-américain, ancien Mister Univers (à cinq reprises) et Mister Olympia (titre qu'il remportera sept fois), véritable montagne de muscles davantage habitué des armes lourdes plutôt que des bermudas, se retrouve projeté dans un projet cinématographique qui semble au départ bien trop étriqué pour cet acteur au physique impressionnant, à la mâchoire carrée et mesurant un mètre quatre-vingt huit pour plus de cent kilos. Mais à vrai dire, c'est d'abord pour ses qualités anatomiques que l'acteur méritait justement de figurer au générique de Jumeaux dont le titre à lui seul constitue une absurdité remarquablement drôle. Surtout que face à Arnold Schwarzenegger, Danny DeVito y représente l'exact opposé. Un mètre quarante-sept de la plante des pieds jusqu'à la racine de sa calvitie, rond et jovial, l'idée géniale du scénario écrit à huit mains par William Davies, William Osborne, Timothy Harris et Herschel Weingrod est d'y confronter deux hommes qui n'ont aucun rapport physique l'un avec l'autre bien qu'ils soient jumeaux (la chose étant rendue crédible à travers la fécondation de deux ovules comme cela semble être le cas dans l'histoire qui nous intéresse ici).


Le concept de gémellité (de double, à vrai dire) est ici pris en compte de différentes façons. Car plus encore que les retrouvailles de deux frères qui ne se sont jamais connus et dont l'un semble avoir toutes les qualités physiques et intellectuelles tandis que l'autre n'est qu'un petit magouilleur endetté, le scénario oppose deux caractères ainsi que deux intrigues. Concernant l'esprit du film lui-même, Jumeaux est avant tout une comédie. Ce qui n'empêche pas à Ivan Reitman de lui insuffler quelques ruptures de ton ponctuelles et éphémères. Ensuite, les ambitions de l'un et de l'autre des frères (Arnold Schwarzenegger incarnant Julius Benedict et Danny DeVito interprétant le frère Vincent) divergent très clairement puisque le premier est essentiellement intéressé à l'idée de retrouver ses géniteurs, et tout particulièrement sa mère, tandis que le second cherche à mettre la main sur une somme de cinq millions de dollars qui doit lui être remise contre un chargement placé dans le coffre d'une voiture qu'il a volée plus tôt dans le récit avec l'aide de son frère. Les deux frangins témoignent de caractères très différents qui entrent chacun d'eux dans une certaine logique. Le premier, qui a toujours vécu dans le confort d'une petite île, entouré de centaines d'ouvrages littéraires qu'il a appris par cœur, débarque avec dans ses bagages, toute la naïveté du nouveau-né. Le second qui lui a toujours dû se débrouiller seul dans la ville de Los Angeles, est un petit escroc, un brin mythomane...


Si l'on pouvait se méfier de cette comédie à la tête de laquelle trône Danny DeVito et dont la présence d'Arnold Schwarzenegger pouvait sembler inopportune, le résultat est très loin d'être désastreux. Ivan Reitman rend la chose très comestible à travers ce qui s'avère être un Buddy Movie plutôt enlevé, entre comédie et thriller des familles se transformant même en road movie à bord d'une voiture sur le siège arrière de laquelle s'invitent les actrices Chloe Webb et Kelly Preston dans le rôles des sœurs Linda et Marnie Mason. Poursuivis par des malfrats auxquels Vincent doit la somme de vingt-mille dollars et par Webster (l'acteur Marshall Bell), celui-là même qui devait à l'origine transporter la marchandise située dans le coffre arrière de la voiture volée, Julius et Vincent campent un duo fort sympathique et surtout attachant. Arnold Schwarzenegger est moins ridicule qu'il n'en a l'air, même affublé de pittoresques bermudas pour un homme de sa corpulence. L'essentiel est là. Car si de la filmographie de l'un des spécialistes du cinéma d'action l'on ne retiendra sans doute pas en priorité ce long-métrage, on ne s'ennuie pas un seul instant. À noter que Ivan Reitman, Danny DeVito et Arnold Schwarzenegger se retrouveront six ans plus tard sur le tournage de Junior, une autre comédie. Quant à Jumeaux, nous apprenions l'année dernière que le réalisateur devait reprendre du service afin de réaliser une séquelle tardive, toujours interprétée par le duo d'acteurs auquel devait venir s'ajouter Tracy Morgan, constituant ainsi une nouvelle fratrie dans une suite qui devait s'intituler Triplés. Malgré le décès d'Ivan Reitman, ce projet verra-t-il le jour ? Aucune date ne semble pour l'instant avancée...

 

lundi 11 février 2013

S.O.S Fantômes de Ivan Reitman (1984)


A new-York c'est le branle-bas de combat. Les fantômes ont envahit la ville. La bibliothèque nationale, Les plus grands hôtels et les rues elles-mêmes de la ville sont les témoins d'apparitions d'ectoplasmes particulièrement virulents. Peter Venkman, Raymond Stantz et Egon Spenger sont renvoyés de l'université dans laquelle il effectuent des recherches sur la parapsychologie. Passionnés par tout ce qui touche aux fantômes, ils décident d'ouvrir une entreprise spécialisée dans la recherche, la capture et la conservation des ectoplasmes. Et autant dire qu'ils vont avoir du pain sur la planche.
Rejoints bientôt par leur nouveau coéquipier Winston Zeddemore, ils écument les rues de la ville jusqu'à ce qu'il reçoivent la visite de Dana Barrett, jeune violoniste témoin d'étranges évènements survenus dans la cuisine de son appartement. Vivant à proximité de son encombrant voisin Louis Tully, elle découvre en effet que la porte du réfrigérateur donne sur un monde parallèle dirigé par le dieu sumérien Gozer. La jeune femme arrive dans les locaux de S.O.S FANTOMES et fait la connaissance de Peter qui accepte de l'accompagner jusqu'à son appartement. Lorsque celui commence ses investigations dans la cuisine, il ne constate rien d'anormal. Il reçoit ensuite la visite de Walter Peck, membre de la commission de production de l'environnement au bureau de New-York, qui aimerait savoir qu'elles pourraient être les retombées d'un point de vue environnemental, concernant les activités du quatuor. Refusant de faire visiter à l'homme les locaux de S.O.S FANTOMES, celui-ci menace alors Peter de lui envoyer une commission rogatoire.

Dans la soirée, deux immenses gargouilles trônant sur la terrasse de l'immeuble où vit Dana donnent vie à deux féroces colosses qui se mettent alors en chasse afin de mettre la main sur Louis. Lors d'une réception donnée par celui-ci, il est poursuivi par l'une des créatures jusqu'à Central Park. Peter s'invite chez Dana, qui, lorsque s'ouvre la porte de son appartement, demande au professeur s'il est le Maître des Clés. Un maitre qui se trouve être Louis, le voisin de Dana...

Les esprits et le septième art vivent une véritable histoire d'amour depuis près d'un siècle. S'il est souvent arrivé aux fantômes d'être discrets, tout juste suggérés à travers une ombre ou bien même un bruit, c'est bien grâce aux progrès en matière d'effets-spéciaux que les scénaristes ont ensuite pu laisser libre cours à leur imagination. Le plus souvent introduits dans des œuvres macabres fleurtant avec l'épouvante (La Maison Du Diable, La Sentinelle Des Maudits, The Changeling), Il faudra attendre l'année 1982 et l'arrivée de Steven Spielberg et Tobe Hooper pour découvrir enfin des œuvres grand public. Bien que leur Poltergeist baigne parfois dans l'horreur pure, les moyens mis en œuvre sur ce projet démontrent une volonté de leur part d'ouvrir le thème à un plus large public. Ce que fera donc la même année Ivan Reitman avec son Ghostbuster, dans une véritable explosion d'effets-spéciaux où ectoplasmes, fantômes, et autres apparitions s'en donnent à cœur joie.

L'idée de confronter des fantômes à des exterminateur fut créée par Dan Aykroyd et John Belushi. Mais la mort de ce dernier changea les plans et il fut remplacé par l'excellent Bill Murray. L'histoire elle-même (Aykroyd étant alors épaulé par Harold Ramis qui rejoint le groupe) fut modifiée puisque au départ l'équipe de SOS Fantômes devait voyager à travers le temps et l'espace. Ivan Reitman situe donc ses personnages à notre époque et dans la ville de New-York. On y découvre des ectoplasmes étonnants, tout droit sortis d'un dessin animé imaginaire. L'humour prime sur l'effroi qui, il faut l'avouer, est absent du film. Ce qui ne diminue pas l'intérêt de l'œuvre tant le rythme, l'interprétation et l'humour emportent tout sur leur passage. On remarque également la présence de Sigourney Weaver dans le rôle de Dana. Elle qui eut la force de vaincre le belliqueux Alien de Ridley Scott, elle apporte au film une touche essentielle de féminité. Les effets-spéciaux sont pour l'époque, ce qui se fait de mieux.. Ils sont l'œuvre de la société Entertainment Effects Group, et tout particulièrement de Richard Edlund. Ghostbuster se veut tout d'abord un film grand public. Le film fut un tel succès qu'il inspira toute une série de jeux vidéos ainsi qu'une première suite sortie cinq ans plus tard en 1989, toujours réalisée par Ivan Reitman et sobrement intitulée Ghostbuster2. Depuis quelques temps maintenant est annoncé un projet intitulé Ghostbuster3, mais sans Bill Murray. Reitman est toujours aux commandes et Aykroyd, Ramis, Hudson, Moranis et la resplendissante Sigourney Weaver sont toujours présents, accompagnés cette fois-ci de nouveaux combattants.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...