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lundi 1 novembre 2021

Les sous-doués en vacances de Claude Zidi (1982) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

''Mon père disait : Dans la vie, y'a pas de grands, y'a pas de petits. La bonne longueur pour les jambes, c'est quand les pieds touchent bien par terre.'' Fameuse citation de Coluche dont un bout a été honteusement récupérée dans cette suite des aventures de Bébel, Gaëtan, Graffiti, Zard et Togo. Cinq potes qui se sont rencontrés au cours LOUIS XIV afin d'y étudier (mais aussi pour y faire tout à tas de bêtises) et ainsi obtenir leur baccalauréat. Après avoir obtenu leur diplôme, voilà qu'ils ont choisi de prendre des vacances séparées. Et parmi eux, Bébel qui a prévu de partir avec sa ravissante petite amie... qui le plaque au dernier moment ! Dans cette suite qui n'a plus grand chose à voir avec Les sous-doués passent le bac, Claude Zidi met également en scène l'actrice belge Grace de Capitani dans le double rôle des jumelles Claudine et Hélène. Alors que la première doit partir aux Seychelles avec son copain Stéphane (l'acteur Jean-Paul Lilienfeld), Hélène lui ''vole'' son identité et prend sa place. Désormais condamnée à passer les vacances sur Paris, Claudine participe en compagnie de son amie Pétronille (Charlotte de Turckheim) à une expérience visant à tester les performances du Love Computer. Une machine conçue afin de voir si deux personnes sont sentimentalement compatibles. La conception du Love Computer est due à l'un des assistants de Paul Memphis, chanteur de charme qui durant l'expérience jette son dévolu sur la jolie Claudine. Pourtant, les résultats du test sont formels : Bébel est compatible avec la jeune femme. Afin d'attirer Claudine dans ses filets, Paul Memphis l'invite ainsi que Pétronille à venir s'installer dans sa luxueuse demeure située à Saint-Tropez. Les deux jeunes femmes acceptent. Décidé à suivre Claudine, Bébel décide de descendre lui aussi. Dès lors, Paul Memphis va tout mettre en œuvre pour se débarrasser du jeune homme avec l'aide de ses employés...


Si ce résumé a l'air d'en dire long, avant que l'aventure de nos ex-étudiants ne se termine, de l'eau aura coulé sous les ponts. Qui mieux que Guy Marchand pouvait incarner le rôle de Paul Memphis, ce chanteur ringard qui tente de séduire une Grace de Capitani toujours aussi séduisante et dont il s'agissait là du tout premier rôle au cinéma ? Ce beauf au torse poilu, aux cheveux gominés et au tempérament de séducteur. Mais alors attention. Le genre bien lourd. Qui colle, et pour lequel ses centaines de groupies sont folles d'admiration. Le nombre des anciens étudiants du cours LOUIS XIV a fondu comme neige au soleil. Il ne reste plus donc que Bébel, la vedette des sous-doués passent le bac et ses acolytes Gaëtan (Gaëtan Bloom) qui avant se faisait sans cesse voler ses mobylettes, Graffiti (Patrick Laurent) qui lui revendait... après les lui avoir dérobé, Zard (Patrick Zard) et Togo (Honoré N'Zué). Guy Marchand retrouvera Claude Zidi sur le tournage de Ripoux contre ripoux sept ans plus tard aux côtés de Philippe Noiret, Thierry Lhermitte, Jean-Pierre Castaldi ainsi que... Grace de Capitani qui elle interprétait déjà le rôle de Natacha dans le premier volet de la franchise Les ripoux.


Sans être nul, Les sous-doués en vacances s'avère quand même largement inférieur à son prédécesseur qui déjà n'était pas très fin en matière d'humour. Ici, le Love Computer prend la place de La machine à apprendre du premier volet qui donnait lieu à des situations plutôt amusantes. Pour cette séquelle, les gags s'enchaînent avec plus ou moins de bonheur. Entre le running gag de Togo se faisant raccourcir les jambes à plusieurs reprises par un chirurgien interprété par l'acteur Hubert Deschamps qui troque sa blouse de professeur contre celle d'un docteur et une succession de séquences mettant en scène Daniel Auteuil dans des situations embarrassantes. Plus ou moins amusant (c'est selon l'humeur du spectateur), on pourra rire devant un Paul Memphis se pavanant devant la foule agglutinée devant son yacht mais tombant à l'eau ou lorsque sa voiture passe du blanc au noir. La scène du requin est plutôt amusante, comme peut l'être Togo une fois raccourci de plusieurs dizaines de centimètres. Mais tout ceci ne vole pas très haut. Si Les sous-doués en vacances ne mérite pas le statut d’œuvre culte dont bénéficie Les sous-doués passent le bac, les aventures de bébel et de ses compagnons reste cependant agréable à suivre...

 

vendredi 26 octobre 2018

Les Sous-Doués Passent le Bac de Claude Zidi (1980) - ★★★★★★★☆☆☆



Bien avant que ne sortent sur les écrans français les deux volets du diptyque formé autour des Profs 1&2 réalisés par l'ancien Robin des Bois Pierre-François Martin-Laval (dit PEF), le cinéma français avait déjà produit un certain nombre de comédies prenant pour cadre l'enseignement. Du très pathétique Les Diplômés du Dernier Rang de Christian Gion sorti en 1982, jusqu'aux cultes P.R.O.F.S de Patrick Schulmann (dont on attend toujours une séquelle qui ne sera malheureusement pas réalisée par le réalisateur du premier, décédé prématurément en 2002 à l'âge de 53 ans) et Les Sous-doués de Claude Zidi. C'est sur ce dernier que j'ai choisi de me pencher aujourd'hui. L'un des rares fleurons d'un genre qui a souvent bien du mal à passer les années. Alors bien sûr, le film de Claude Zidi a pris quelques rides. Mais au regard de celui réalisé deux ans plus tard par Christian Gion, Les Sous-doués parvient à conserver son honorable seconde place dans le domaine (après celui de Patrick Schulmann, bien entendu). Avant de devenir l'un des plus charismatiques acteurs hexagonaux, Daniel Auteuil fut l'interprète d'un flot de comédies pas toujours convaincantes. Pourtant, sa physionomie, à l'époque, le prédispose à ce genre de rôle. Réunis autour de lui, une sacrée bande de cancres qui trouvent davantage de fierté à redoubler leur année tandis que pour la directrice du cours Louis XIV (incarnée par la toujours excellente Maria Pacôme), il s'agit de relever le niveau des enseignements, et par conséquent les notes de ses élèves car avec un taux de 0% de réussite, son école détient le record absolu en terme d'échec.

Parmi les acteurs secondaires notables, on remarquera la présence de Gaëtan Bloom que les amateurs de prestidigitation connaissent forcément. Remarqué dans le films de Claude Zidi pour ses tours de magie, il fut l'élève du célèbre Dominique Webb et ami avec Gérard Majax. Outre Maria Pacôme, dans le rôle des professeurs, nous retrouvons l'acteur Hubert Deschamps, ainsi que l'actrice Tonie Marshall qui depuis une trentaine d'années est passée à la réalisation avec quelques longs-métrages notables (Vénus beauté (institut) en 1998). Féodor Atkine y apparaît dans le rôle d'un parent d'élève et quant à Mohamed Zinet, que l'on a notamment pu voir dans le rôle d'un ouvrier arabe dans le prophétique Dupont Lajoie d'Yves Boisset (prophétique puisqu'à la suite du tournage, l'acteur fut la victime d'une agression raciste), il incarne le rôle de Mustapha, un terroriste dont la mission va faire l'objet d'un quiproquo avec les élèves du cours Louis XIV. Dans le rôle du flic retors en inimitié avec les élèves, l'acteur Michel Galabru. Quant à Richard Bohringer, il apparaît en pion lors de l'épreuve du bac à la fin du film.

Trente-huit ans après sa sortie, Les Sous-doués demeure une excellente comédie dont les innombrables gags fonctionnent encore. Surtout parmi les quarantenaire et les cinquantenaires qui à l'époque étaient en âge de s'identifier à l'un ou l'autre des personnages. Film voué à devenir culte aux côtés de P.R.O.F.S, l’œuvre de Claude Zidi est le porte-drapeau de l'anticonformisme enseignant et éducatif (les parents complices de leurs rejetons lors de l'épreuve du Bac). Qui opposait au film de Patrick Schulman, une vision différente mais pas si éloignée que cela (chez Schulman, les rôles étaient inversés). Mais Les Sous-doués ne serait sans doute pas devenu le film culte qu'il est sans la présence de la machine à apprendre à l'intérieur de laquelle les élèves subissent un véritable interrogatoire (lavage de cerveau?) L'un des symboles immuables d'un petit film qui grâce à son aura apportée par son public, est devenu un classique... justifié, ou pas. Devant le succès du film, Claude Zidi réalisa une suite intitulée Les Sous-doués en Vacances dès l'année suivante en 1981...
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