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vendredi 14 janvier 2022

The Amityville Uprising de Thomas J. Churchill (2021) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Amityville étant une authentique ville située sur l'île de Long Island dans l’état de New York, certains réalisateur se saisissent régulièrement de l'opportunité d'ajouter dans le titre de certains de leurs œuvres le nom de cette localité qui est tout d'abord connue pour avoir été le théâtre d'un drame ayant eu réellement lieu dans la nuit du 13 novembre 1974. En effet, un jeune homme du nom de Ronald DeFeo Jr tua chez eux, tous les membres de sa famille avant d'être arrêté, jugé et condamné à vingt-cinq ans de prison. Mais l'affaire ne s'arrêta pas là puisqu'une famille du nom de Lutz racheta la demeure des DeFeo un peu plus d'un an après la tragédie et furent les témoins d'événements surnaturels qui les poussèrent à la fuir et qui furent à l'origine de l'un des films d'épouvante les plus célèbres : TheAmityville Horror que réalisa Stuart Rosenberg en 1979. Notons que sa toute première séquelle (d'une liste devenue, avec le temps, interminable) Amityville II: The Possession de Damiano Damiani revenait quant à elle sur les événements précédent le massacre de la famille DeFeo. Sans doute le meilleur épisode de toute la franchise qui compte actuellement plus de vingt films, longs-métrages, téléfilms, DTV, suites et remake compris. Autant de ''curiosités'' parmi lesquels ont trouve le meilleur (ceux cités ci-dessus) mais aussi et surtout le pire. Comme par exemple l'infâme The Amityville Harvest de Thomas J. Churchill datant de 2020. Une liste à laquelle certains s'amuseront sans doute à ajouter les quelques exemples de longs-métrages n'ayant absolument aucun rapport avec la franchise mais qui profitent du célèbre nom de cette petite ville américaine qui n'exige donc aucun droit particulier pour que soit utilisé son identité...


Après un The Amityville Moon à gerber encore une fois réalisé par Thomas J. Churchill l'année passée, ce même réalisateur dont la gargantuesque productivité à forcément quelque chose de douteux semble avoir enfin décidé de clore son fumeux chapitre Amityville avec un troisième volet intitulé The Amityville Uprising. Si le premier se penchait sur une histoire de vampires et le second sur celle d'un loup-garou, concernant ce dernier, ce pseudo-réalisateur, artisan produisant plus de merde qu'un éléphant en une année, choisit cette fois-ci de nous proposer un spectacle tout autre puisque du bestiaire fantastique, Thomas J. Churchill en extraie désormais le phénomène des zombies, voire des infectés puisqu'il parvient à semer le doute à ce sujet. L'action se déroule donc à Amityville et au départ au cœur de la base militaire de Fort Johnson où survient une explosion qui libère un énorme nuage d'oxyde d'azote qui va s'étendre sur toute la ville. L'on découvre alors la vie paisible d'un commissariat où les agents de police travaillent avec la vigueur d'un guichetier de bureau de poste. Au loin, le nuage menaçant étend son périmètre lentement mais sûrement sur tous les quartiers d'Amityville et provoque un nuage de pluie acide aux conséquences désastreuses (Merci à Dan O' Bannon et son film culte Le retour des morts-vivants pour sa source intarissable d'inspiration !). Alors qu'à l'intérieur du commissariat où se situent les quatre-vingt dix-neuf pour cents de l'intrigue les policiers McQueen, Dash, Malloy et Rossy s'affairent autour d'un étrangleur de femmes qui vient tout juste d'être mis aux arrêts tandis que le médecin légiste (la morgue faisant partie intégrante de l'édifice) et son subalterne tentent d'opérer les nouveaux cadavres qui attendent bien sagement dans leur frigo, dehors, c'est la panique. La pluie commence à faire des ravages parmi la population. En effet, hommes et femmes sont attaqués par la pluie corrosive et meurent dans d'atroces souffrance.... avant de revenir à la vie et de venir s'attaquer aux occupants du commissariat...


Voici pour le contexte. En ce qui concerne son déroulement, comment dire.... le film mélange bons sentiments (les séquences montrant un père regrettant de ne pas s'être suffisamment occupé de son fils sont d'un mielleux insupportable!), invasion de zombies, film catastrophe et la vie d'un commissariat. Autant le dire toute de suite, The Amityville Uprising (qui signifie littéralement dans notre langue le soulèvement d'Amityville) est une purge. Même pas un bon nanar. Juste un navet comme tant donc et comme semble s'être fait l'un des spécialistes Thomas J. Churchill. Mike Ferguson, Scott C. Roe, Michael Cervantes, Troy Fromin et les autres interprètes jouent comme des pieds et le récit est ponctué d'interminables séquences de dialogue qui plombent littéralement le rythme du film. Et quand débarquent les zombies à l'écran, rien ne s'arrange. Entre les effets-spéciaux totalement foireux de l'explosion, l’expansion du nuage acide et les zombies eux-mêmes, c'est la foire d'empoigne pour qui tente parmi les concepteurs de créer les effets visuels ou de maquillage les plus immondes ! C'est laid, mal interprété et en dessous de tout en matière de mise en scène. Inutile d'espérer passer une soirée entre potes à se poiler devant la chose puisque le film a même tendance à devenir agaçant. Pour exemple, ces séquences répétitives lors desquelles une gueularde prénommée Mae (''l'actrice'' Aleksandra Zorich Hunt, d'une incrédibilité crasse) passe son temps à se plaindre que l'on ne s'occupe pas d'elle à l'accueil du commissariat. Bref, à moins d'être un pervers fétichiste obsédé par la franchise Amityville bien que The Amityville Uprising n'aie rien à voir avec elle, il est fortement conseillé de passer son chemin...

 

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