samedi 14 avril 2018

Dead Heat - Flic ou Zombie de Mark Goldblatt (1988) - ★★★★★★☆☆☆☆



Roger Mortis et Doug Bigelow sont flic à Los Angeles. Mais alors qu'ils alors qu'il viennent d'éliminer deux criminels qui se sont rendus responsables d'une série de braquages de banques et de bijouteries, le médecin légiste chargé de leur autopsie révèle aux deux inspecteurs que les deux hommes étaient déjà morts depuis une semaine. En investiguant en ville, ils tombent sur un établissement dans lequel une machine capable de ramener les morts à la vie y est installée. Lors d'une attaque, Roger est gravement blessé et meurt dans les bras de son ami et collègue qui décide alors d'employer la machine afin de ramener Roger parmi les vivants. Une fois revenu à la vie, le 'mort-vivant' et Doug décident d'enquêter sur les responsables du laboratoire ayant créé la machine. Mais ils doivent faire vite car le retour à la vie de Roger a un inconvénient de taille. En effet, son état n'est que temporaire. Son organisme peu à peu se décompose et il n'a que deux heures devant lui avant de mourir...
Dead Heat (connu chez nous sous le titre français Flic ou Zombie) est le premier des deux films seulement que réalisa lui-même le cinéaste américain Mark Goldblatt, surtout connu pour avoir monté un certain nombre de longs-métrages dont une bonne partie de films d'horreur. Un peu à la manière d'un Lethal Weapon à la sauce 'zombie', le cinéaste réalise un film policier mâtiné d'une forte dose d'humour comme cela est vérifiable dès la découverte de l'affiche. L'acteur Treat Williams qui fut à l'époque aussi populaire dans son pays au cinéma que sur petit écran est accompagné de l'acteur et humoriste Joe Piscopo dans le rôle de Doug Bigelow.

Dead Heat mélange donc les genres, entre duo de flics et film de zombies. On rapprochera certaines créatures (et notamment le monstre à double visage) de celles croisées dans le House de Steve Miner réalisé deux ans auparavant en 1986, et le principe permettant de ressusciter les morts le Frankenstein de l'écrivain Mary Shelley, lui-même très souvent adapté sur grand écran. Le film de Mark Goldblatt renvoie également à un autre motif largement intégré au cinéma fantastique puisque l'idée de puiser dans ce procédé revient à faire de ses vieillards, des vampires dont la principale motivation est dé connaître l'immortalité. Une faune exclusivement constituée de nantis.

Si à l'époque de sa sortie en 1988 Dead Heat pouvait être envisagé comme une bonne petite série B horrifico-comique, et s'il demeure agréable à redécouvrir de nos jours, il a quand même bien vieilli. Les gags sont bien lourds et la caractérisation des personnages sont terriblement sommaires. Pourtant, sa vision demeure d'un intérêt certain pour les amateurs de films de zombies puisque son auteur, sur la base d'un scénario écrit par Terry Black, propose une vision du mythe sensiblement différente du simple mort-vivant sortant de terre pour se nourrir de la chair des vivants. Ici, le zombie naît d'une expérience en laboratoire. Pris à temps, le mort garde toutes ses facultés intellectuelles et physique. Du moins, concernant ces dernières, comme écrit plus haut, le zombie n'en a, pour tout au plus, que pour une quinzaine d'heures, condamné ensuite à mourir dans d'atroces circonstances comme le montre l'une des scènes d'horreur les plus réussies du film et qui même trente ans plus tard, conserve son effet. On y voit une jeune femme zombifiée fondre littéralement devant la caméra. Un effet choc saisissant.
Deux ans plus tard, le film sera nommé dans la section meilleur film au festival Fantaporto se déroulant tous les mois de Février dans la ville de Porto au Portugal.

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