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dimanche 18 janvier 2026

Please Don't Feed the Children de Destry Allyn Spielberg (2025) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Dans la série des films conseillant de ne pas faire ceci ou cela mais qui n'entretiennent aucun rapport entre eux à la manière de Ne pas avaler de Gary Oldman, Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg, Mais ne nous délivrez pas du mal de Joël Seria ou encore Ne réveillez pas un flic qui dort de José Pinheiro, le premier long-métrage réalisé par Destry Allyn Spielberg conseille quant à lui de ne pas donner à manger aux enfants. Avec son affiche plagiant honteusement celle de The Cabin in the Woods de Drew Goddard, Please Don't Feed the Children que l'on peut traduire chez nous sous le titre S'il vous plaît, ne nourrissez pas les enfants est donc le premier format long pour la fille de l'illustre Steven Spielberg qui en parallèle de sa carrière d'actrice, d'assistante de production et d'accessoiriste sur plusieurs projets de son père avait déjà tourné deux courts-métrages en 2019 (Rosie) et 2022 Let Me Go The Right Way). Puisque l'heure n'est plus vraiment à la nouveauté et que l'originalité n'est donc généralement plus de mise, certains s'emploient à mélanger divers concepts pour en créer d'autres, potentiellement inédits. C'est ainsi que l'horreur de Please Don't Feed the Children flirte avec le fantastique et le drame. Dans un monde qui se réfère très clairement à la pandémie de Covid-19 qui causa sept millions de morts à l'échelle mondiale selon les chiffres officiels et près de quinze selon l'Organisation Mondiale de la Santé, le film de Destry Allyn Spielberg met en scène un petit groupe d'adolescent vivant en marge d'une société qui traque les plus jeunes, porteurs d'un virus mais asymptomatiques qui s'en prend aux adultes et les transforme en cannibales lorsqu'il ne les tue pas purement et simplement. Une idée certes farfelue mais qui passe désormais ''crème'' face à des projets cinématographiques parfois tout aussi absurdes. Tel, par exemple, le nippo-canado-brésilien Blindness de Fernando Meirelles dans lequel la population était frappée par une épidémie de cécité ! Alors, pourquoi pas, au fond, imaginer que des gamins plutôt, ici plutôt débrouillards, aient envie de changer d'air et de profiter de la présence de la jeune Mary (Zoe Colletti) pour la suivre dans son projet de quitter la ville pour rejoindre un abri situé au sud. Mais pour cela, il leur faut rejoindre un tunnel qui permet de passer à travers un mur de dix mètres de haut qui encercle la cité. Malheureusement, lors de leur passage dans un magasin d'alimentation/station-service, l'un d'entre eux est gravement blessé par balle par la propriétaire. Fuyant les lieux à bord de leur van dont le réservoir est vide, ils se retrouvent plantés en pleine campagne lorsqu'ils aperçoivent au loin une immense baraque...


Ben (Andrew Liner) ayant besoin de soins urgents, le petit groupe se dirige vers la propriété où ils sont accueillis par la maîtresse de maison prénommée Clara (Michelle Dockery). Ayant perdu son enfant lors de la pandémie, celle-ci assure aux adolescents qu'ils peuvent rester chez elle tant que son mari n'est pas rentré du travail. Il est tard, Ben souffre atrocement et tous sont fatigués et acceptent donc de rester le temps que Clara, qui par chance est infirmière, ait ôté la balle du bras du blessé. Une fois soigné, recousu et bandé, le garçon rejoint ses compagnons dans le salon et mange tout comme eux un cookie généreusement préparer par Clara. Tandis qu'ils tentent de dérober les clés de voiture de leur hôtes, tous s'évanouissent l'un après l'autre pour se réveiller quelques temps plus tard, enfermés à la cave. Sauf Mary que Clara semble vouloir considérer autrement... C'est lors de cette dernière séquence que le film prend une toute nouvelle tournure. Le thème de la pandémie traitant de manière vaguement proche de la thématique des ''infectés'' copulant avec celle de la séquestration et du survival, Please Don't Feed the Children oppose donc en fait une jeune femme charmante, apprêtée à la manière des ménagères qui trônent sur les vieilles affiches publicitaires américaines des années cinquante/soixante. Un peu comme à la façon du Sous-sol de la peur de Wes Craven, certaines pièces de la demeure ont ici été conçues afin de retenir prisonniers les jeunes imprudents qui osent se frotter à cette bien jolie mais aussi bien étrange maîtresse de maison qui cache un lourd secret mais que les habitués au genre découvriront bien trop tôt puisque le concept n'est pas vraiment neuf. Plutôt bien incarné par son petit groupe d'interprètes post-adolescent et par la superbe Michelle Dockery, Please Don't Feed the Children laisse rapidement de côté son aspect post-apocalyptique pour se concentrer sur les personnages et la demeure qu'ils tentent de quitter avant que chacun d'entre eux ne connaisse le même triste sort que ceux qui avant eux firent l'erreur de venir frapper à la porte de Clara ! Plutôt sympa à regarder même si en terme de violence, d'hémoglobine et d'épouvante on a vu bien pire dans de très nombreux cas, le premier long-métrage Destry Allyn Spielberg ne marquera cependant pas le septième art au contraire de certaines œuvres réalisées par son paternel. Un début, donc, sans vague, presque un peu trop lisse mais divertissant...

 

samedi 23 mai 2020

Non-Stop de Jaume Collet-Serra (2014) - ★★★★★★★★☆☆



Auteur en 2016 de l'un des meilleurs longs-métrages mettant en scène un requin-tueur avec The Shallows, le réalisateur espagnol Jaume Collet-Serra s'est constitué depuis une quinzaine d'années une filmographie de qualité. Passant de l'épouvante avec Esther en 2009, jusqu'au film d'action parmi lesquels Non-Stop en 2014 pour lequel il offrait à l'acteur irlando-britannico-américain Liam Neeson, le rôle principal pour la seconde fois dans l'un de ses films. Avec tout ce que cela suppose de caricatural (le musulman et quelques types à la gueule patibulaire faisant les frais d'une suspicion), Jaume Collet-Serra réalise un film d'action particulièrement efficace en terme de retournements de situation, de rythme, et d'action. Si faire tenir sur la longueur un récit se déroulant exclusivement à bord d'un avion de ligne n'était pas un pari gagné d'avance, le scénario de John W. Richardson et Christopher Roach compile tellement d'événements qu'il est pratiquement impossible d'être blasé devant le spectacle permanent de ce marshall convaincu qu'il y a à bord du vol New York – Londres, un terroriste qui menace de tuer un passager toutes les vingt minutes si cent-cinquante millions de dollars ne sont pas transférés sur son compte en banque...

Toute la difficulté face à laquelle se trouve le réalisateur espagnol est de rendre concrète toute une série d'événements qui placés côte à côtes évitent au long-métrage de tomber dans le grotesque. Mais si la frontière qui mène à la grandiloquence et parfois malheureusement franchie à plusieurs occasions, fixant pour l'éternité Non-Stop dans la catégorie des récits improbables, Jaume Collet-Serra possède ce don inné de pouvoir faire passer (presque) n'importe quelle pilule à un spectateur noyé sous une avalanche de retournements de situations. En observant le comportement de certains passagers ou se faisant plus simplement une idée toute faite de leur apparence, le spectateur fonce forcément tête baissée, droit dans le mur. Jaume Collet-Serra conçoit son œuvre comme un habile puzzle dont les pièces son reconstituées au fil de l'intrigue. En semant le doute en permanence, le réalisateur provoque le doute dans la tête du spectateur qui hésite même parfois à se demander si le héros, formidablement interprété par Liam Neeson ne serait pas lui-même l'auteur de cet extravagant coup monté...

Surtout, Non-Stop rouvre des blessures qui n'ont jamais vraiment cessé de saigner. Sans vouloir trop en dévoiler au risque de faire des révélations qui mineraient l'intérêt du film pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu, l’œuvre de Jaume Collet-Serra nourrit le récit de divers traumas avec, en parallèle, l'implication logique des réseaux sociaux et des divers médias audiovisuels. Si certaines séquences virent presque involontairement au burlesque en prenant des raccourcis un peu trop faciles (pour exemple, l'avion est victime à deux reprises de secousses qui arrangent les actes du terroriste au moment opportun), Jaume Collet-Serra parvient à faire passer le tout grâce à un sens de la mise en scène remarquable. Le réalisateur et son équipe technique exploitent parfaitement l'environnement de l'avion ainsi que la réaction de ses passagers réagissant au grès des événements. Mais le fait que Non-Stop soit un thriller bourré d'action n'empêche pas une certaine émotion. À diverses reprises, l'espagnol parvient effectivement à transmettre quelques messages forts qui contrebalancent avec ce huis-clos situé dans les airs, pas toujours crédible, il est vrai, mais diablement efficace. Aux côtés de Liam Neeson, on retrouve notamment l'actrice Julianne Moore dans le rôle de la passagère Jen Summers, Michelle Dockery dans celui de l'hôtesse Nancy Hoffman, ou encore Corey Stoll dans la peau du flic Austin Reilly. Avec Non-Stop, Jaume Collet-Serra ne laisse au spectateur, pas une minute de répit. Et c'est finalement tout ce qu'on lui demande...
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