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dimanche 24 mai 2026

Mortal Kombat 2 de Simon McQuoid (2026) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Cinq ans après la troisième adaptation de la franchise de jeux vidéos Mortal Kombat démarrée sur grand écran en 1995 avec Mortal Kombat de Paul W. S. Anderson, poursuivie deux ans plus tard avec Mortal Kombat : Destruction finale de John R. Leonetti et complétée en 2021 avec le reboot Mortal Kombat de Simon McQuoid, ce dernier réinterprète pour la seconde fois l'univers vidéoludique créé à l'origine par la société de développement et d'édition de jeux vidéos américaine Midway (reprise ensuite par NetherRealm Studios) pour offrir aux fans de la saga une œuvre aspirant à recréer le monde du principal concurrent de la franchise Street Fighter de la société de développement japonaise Capcom. Attendu par des amateurs qui après la sortie du reboot furent ''désemparés'' par un premier opus qui manquait foncièrement de combats et s'avérait au fond assez peu fidèle au jeu d'origine, Simon McQuoid rectifie en partie le tir en plongeant ses protagonistes dans une série de combats se déroulant dans l'outre-monde gouverné par Shao Kahn (incarné à l'écran par l'acteur Martyn Ford). Mortal Kombat 2 débute alors que le tyran assassine le roi d'Edenia au cours d'un combat. Ressortant vainqueur, Shao Kahn prend pour épouse Sindel (Ana Thu Nguyen), la veuve du roi et devient le père de substitution de Kitana (Adeline Rudolph) qui vingt ans après avoir perdu son père biologique semble s'être désormais rangée du côté du nouvel empereur de l'outre-monde. Cette séquelle prend pour cadre le combat entre divers combattants à la solde de Shao Kahn et des adversaires réunis autour de Raiden (Tadanobu Asano) pour la survie de l'espèce humaine et du Royaume Terrestre. Constitué autour de Sonya Blade (Jessica McNamee), de Jackson Briggs plus connu sous le diminutif de Jax (Mehcad Brooks) ou de Liu Kang (Ludi Lin), le clan du Bien pourra compter sur le soutien tout d'abord contraint de Johnny Cage (Karl Urban), personnage emblématique de la série de jeux depuis ses origines et présent dans les adaptations cinématographiques de 1995 et 1997 tandis qu'il était absent du reboot de 2021. Dans le cas de Mortal Kombat 2, s'il est bien connu des amateurs de la franchise vidéoludique que Johnny Cage est doté de plusieurs pouvoirs, sa présence ici est celle d'un homme dénué de toute faculté physique exceptionnelle en dehors de ses qualités de karatéka ou de kickboxer qu'il mis à contribution dans des films d'action auxquels tente d'ailleurs bien maladroitement de rendre hommage Simon McQuoid lors d'un faux extrait de film mettant en scène Johnny !


Si concevoir d'offrir à un personnage vieillissant, totalement ignoré lors de certaines conventions annuelles comme le décrit une séquence vers le début du récit et n'ayant apparemment pas pratiqué le moindre art martial depuis des années, le rôle principal du sauveur du Royaume Terrestre peut paraître inopportun, sa présence semble avoir pour principale destinée d'apporter la touche d'humour nécessaire à un univers des plus sombre. Car à vrai dire, voir l'acteur Karl Urban se dépatouiller lors de certains combats qui illustrent à quel point les arts-martiaux ne sont pas l'une des ses principales qualités confirment qu'il y a ici erreur de casting. Ou alors ne faut-il voir en ce personnage que ce bouffon qui derrière des lunettes de soleil qu'il ajuste à l'aide de son majeur balance des références cinématographique dénuées d'inspiration en terme d'écriture. Évoquer indirectement ou non et sous forme de punchlines des œuvres ou des personnages tels que Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin de John Carpenter, Dumbeldore de la saga Harry Potter, Transformers ou encore Le seigneur des anneaux ne font pas forcément de ces répliques d'intenses moments de rigolade et l'on espère presque qu'après sa rapide défaite face à Kitana le personnage disparaîtra des radars. D'autant plus que du côté des forces du Bien, l'on peu notamment compter sur Liu Kang ou Jax dont le charisme est à mille lieu du pitre Johnny ''super beau gosse'' Cage ! Coté décors, le budget estimé à soixante-dix millions de dollars permet aux personnages d'évoluer dans des environnements majoritairement créés par ordinateur. Et malgré l'importante somme d'argent allouée à leur conception, on est loin ici de certaines prouesses techniques visibles dans certaines grandes productions américaines. Ce qui n'empêche pas certain décors d'être très attractifs. Du côté des combats, là encore l'on peut distinguer des affrontements parfaitement exécutés quand d'autres s'avèrent techniquement à la ramasse. Il y a donc du bon et du moins bon. Parmi les combats notables, celui entre Liu Kang et son frère Kung Lao (Max Huang) fait partie des quelques pépites qui en terme de chorégraphies sont relativement appréciables. Ici, le spectateur n'étant pas amené à réfléchir, Mortal Kombat 2 est un pur divertissement dénué de toute réflexion ou presque. Des effets-spéciaux, du combat au corps à corps, à mains nues ou à l'arme blanche. Bref, du bourrin plutôt jouissif et finalement très divertissant...

 

vendredi 14 mai 2021

Mortal Kombat de Simon McQuoid (2021) - ★★★★★★★☆☆☆




À l'origine, Mortal Kombat est le nom d'un jeu vidéo qui vit le jour dans les salles de jeu en 1992 avant de débarquer chez Sega sur la Megadrive et chez Nintendo sur la SuperNes. À la différence de la franchise Street Fighter dont il fut le principal concurrent, le jeu de la société américaine de développement et d'édition de jeux vidéos Midway Games mise sur une violence outrancière et un système de combat relativement ingénieux reposant sur les fameuses fatality sur lesquelles se concluent les combats. Mais surtout, Mortal Kombat bénéficie de graphismes inédits puisque les combattants sont tous numérisés et gagnent donc en réalisme. La franchise compte à ce jours onze jeux portés sur différentes plate-formes, le dernier en date, sobrement intitulé Mortal Kombat 11, étant sorti le 23 avril 2019 sur PC, PlayStation 4 ou bien Nintendo Switch. Un tel succès et une telle popularité ne pouvaient qu'amener à l'adaptation de cet univers sur grand écran et c'est chose faite trois ans après l'édition du tout premier jeu avec la sortie en salle de Mortal Kombat de Paul W. S. Anderson. Deux ans plus tard, c'est au tour de John R. Leonetti d'adapter la franchise sur grand écran avec une suite intitulée Mortal Kombat : Destruction finale. En 1996 sort le court-métrage d'animation Mortal Kombat : Defenders of the Realm de Clancy Brown, Olivia d'Abo et Dorian Harewood, entre 1998 et 1999 la série Mortal Kombat: Conquest de Juan Carlos Coto, en 2011 la web-série Mortal Kombat: Legacy de Kevin Tancharoen et en 2020, le long-métrage d'animation Mortal Kombat Legends : Scorpion's Revenge d'Ethan Spaulding.


Pour la plupart d'entre eux, il s'agit d'un ratage complet. Une malédiction à laquelle semblent vouloir pourtant jeter un sort le scénariste Greg Russo, le réalisateur Simon McQuoid et le producteur James Wan qui en 2021 proposent sans doute la meilleure adaptation du jeu vidéo sur grand écran... Les français ayant eu comme d'habitude la malchance de découvrir le reboot de Mortal Kombat après tout le monde (c'est à dire un mois après l'Asie, l'Australie, les États-Unis ou encore le Canada), le film a été mis à disposition des plate-formes de VOD à partir du 12 mai dernier. Inutile de dire que dans l'esprit, cette nouvelle aventure que partagent les personnages de Sonya Blade, Sub-Zero, Jax, Raiden, Scorpion, Liu kang et un petit nouveau en la personne de Cole Young propose un spectacle où la testostérone prime sur l'intellect. Ici, inutile de préciser que d'avoir un Bac+2,3,4,5,6 ou 7 ou même plus simplement son diplôme national du brevet ne vous servira à rien. Scénario brut et caractérisation à la ramasse sont deux des points essentiels permettant au long-métrage de Simon McQuoid d'aller avant tout, droit au but ! Ne surtout pas réfléchir, ne pas se laisser à quelque épanchement lacrymal que ce soit. L'émotion passe par les poings, les coups de pieds ou de tête. À mains nues, armés de sabres ou muni de pouvoirs tels que les flammes, le gel ou les rayons-laser...


D'une durée de cent-dix minutes, Mortal Kombat est une succession de combats parfaitement maîtrisés en matière de chorégraphie. Les décors de Naaman Marshall et Rolland Pike apporte une touche supplémentaire à des affrontements qui très souvent se terminent dans des gerbes de sang. Gore et violent, le long-métrage de Simon McQuoid offre ce que le spectateur est venu demander. C'est primaire comme on aime. Pas besoin de réfléchir un seul instant, le seul défaut se trouvant finalement dans l'absence de caractérisation qui empêche l'empathie pour tel ou tel personnage. À noter que parmi les acteurs on retrouve le japonais Hiroyuki Sanada que les plus anciens reconnaîtront pour avoir joué le rôle de Ayato dit ''le fantôme'' dans la série de type Tokusatsu San Ku Kaï entre 1978 et 1979. Quant au rôle principal, si tant est qu'il y ait un personnage principal dans cette aventure, il est incarné par l'acteur Sino-britannique Lewis Tan. Vu le final, il est fort probable qu'une suite soit prévue. Maintenant, sans doute faudra-t-il patienter jusqu'à obtenir les scores de ce premier reboot qui ma foi, est une excellente surprise...

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