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samedi 12 novembre 2022

White Elephant de Jesse V. Johnson (2022) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

White Elephant de Jesse V. Johnson, c'est d'abord la réunion de trois grands noms du cinéma. Tout d'abord, Michael Rooker, la véritable vedette du récit. Rendu célèbre grâce à son rôle dans le film culte de John McNaughton Henry, portrait of a Serial Killer. Puis John Malkovitch que l'on découvrait notamment dans Les Liaisons dangereuses de Stephen Frears en 1988 ou Dans la ligne de mire de Wolfgang Petersen cinq ans plus tard. Le réalisateur Spike Jonze lui offrira même un rôle dans une œuvre qui portera son nom : Dans la peau de John Malkovich ! Et puis, il y a Bruce Willis. L'éternel interprète de John McClane de la franchise Die Hard qui contrairement aux apparences laissées par l'affiche n'est pas le principal interprète de ce White Elephant sorti en salle et en VOD sur le territoire américain le 3 juin dernier. Ce dernier ainsi que le réalisateur s'étaient déjà rencontrés sur le tournage de Code Mercury dont Jesse V. Johnson était chargé des cascades. Au delà du seul fait que Bruce Willis apparaisse dans le cas présent dans un état diminué du fait de son aphasie, le tournage est pour l'équipe qui l'entoure, l'occasion de constater combien l'acteur a perdu de sa superbe même si tous conservent une certaine fascination et un éminent respect pour cet interprète qui ne cesse alors de promettre de faire de son mieux. Le réalisateur offre à Bruce Willis le rôle de l'antagoniste du récit en la personne d'Arnold Salomon. Il incarne en effet celui d'un baron de la Mafia qui ordonne à l'un de ses hommes (Michael Rooker dans le rôle de Gabriel Tancredi) d'éliminer le témoin d'une tentative de meurtre raté ordonné par celui-ci. Cependant, Gabriel refuse d'honorer le contrat et plutôt que d'assassiner Vanessa Flynn (l'actrice Olga Kurylenko), il prend la décision de la protéger...



Comme cela va être très rapidement visible à l'écran, Bruce Willis n'est donc pas la vedette de cette histoire mêlant enquête policière, règlements de comptes, trahison et Mafia. John Malkovitch n'est d'ailleurs pas non plus des plus impliqués. Pourtant, on n'aura rarement vu Bruce Willis aussi fréquemment à l'écran depuis ces dernières années que dans ce long-métrage. Quant à Michael Rooker, il incarne un personnage ambigu, capable de tuer froidement l'un des boss de la Mafia russe et ses hommes tout en conservant une certaine morale puisqu'il se refusera à éliminer Vanessa. Sans être admirablement caractérisé, son personnage se montre parfois touchant. Surtout à l'évocation de sa femme disparue. Après, force est de reconnaître que White Elephant ne concourt pas dans la catégorie des meilleurs films d'action et thrillers de ces dernières années. Une habitude chez Jesse V. Johnson dont la carrière émaillée de films d'action ne brille ni par son originalité, ni par la qualité de ses différentes mises en scène. L'un des gros points faibles de son dernier long-métrage se situe au niveau des fusillades opposant la flic aux membres de l'association dirigée par Arnold Salomon : en effet, alors que la jeune femme doit tout d'abord combattre seule face à des groupes lourdement armés (mitraillettes et fusils à pompes) formés de quatre à six hommes, l'inefficacité de ceux-ci relève de l'absurde ! Des dizaines de tirs visant à côté tandis que Vanessa fait mouche à chaque fois. Et puis, il y a cette fâcheuse habitude visant pour les grands méchants de l'histoire à ne tirer que lorsque l'un de leurs compagnons vient de tomber au sol. On comprendra que cette incohérence permet aux protagonistes de survivre plus longtemps mais l'incapacité de leur ennemis à tirer dans le tas d'un seul et même souffle nuit terriblement au rythme. Pourtant, White Elephant se situe très légèrement au dessus de la foultitude de navets dans lesquels est récemment apparu Bruce Willis. Un long-métrage que l'on recommandera prioritairement aux fans purs et durs de cinéma d'action en général et de l'acteur et de son acolyte Michael Rooker en particulier...

 

dimanche 24 novembre 2019

In the Line of Fire de Wolfgang Petersen (1993) - ★★★★★★★☆☆☆



Auteur de Das Boot, de L'Histoire sans Fin, de Troie ou de Poséidon, le cinéaste allemand Wolfgang Petersen réalisait pour la seule et unique fois de sa carrière un long-métrage en collaboration avec la star américaine Clint Eastwood. In the Line of Fire (Dans la Ligne de Mire) est un thriller sur fond de politique absolument remarquable dans ce sens ou il fait moins appel à l'action qu'à la psychologie de ses personnages. Dans son éternel apparat de flic, Clint Eastwood est cependant relativement loin du personnage de Harry Callahan qu'il façonna tout au long des huit longs-métrages qui consacrèrent ce personnage considéré de raciste et de misogyne. Un flic comme n'oserait sans doute plus en proposer le septième art dans un monde de plus en plus ''politiquement correct''. Face à l'inspecteur Franck Horrigan, le scénario de Jeff Maguire (Prisonniers du Temps de Richard Donner en 2003) impose l'ancien agent de la CIA transformé en tueur incontrôlable Mitch Leary personnifié par l'excellent John Malkovitch.

Clint Eastwood y incarne un flic vieillissant qui vit toujours avec en mémoire ce fameux jour où le président Kennedy est mort alors qu'il devait assurer sa sécurité. Suivie de près par Mitch Leary, sa carrière de policier n'a plus aucun secret pour cet individu suave et faussement sympathique qui semble avoir trouvé en Franck Horrigan son alter ego. Convaincu que les deux hommes se ressemblent, Mitch Leary est bien décidé à tuer le nouveau président, sachant que l'inspecteur prendra la décision d'assurer sa sécurité afin de racheter ses ''fautes'' passées. Le flic et le tueur entretiennent alors une correspondance téléphonique surveillée de très près par l'agence des Services Secrets et notamment l'agent Lilly Raines (interprétée par l'actrice Rene Russo), lesquels tentent de mettre la main sur ce très dangereux criminel qui a déjà fait plusieurs victimes. L'inspecteur Horrigan n'a donc désormais plus que deux objectifs. S'assurer de la sécurité du président et mettre hors de nuire Mitch Leary...

In the Line of Fire est de ces films policiers qui se comptent par dizaine en ces années quatre-vingt dix. Clint Eastwood en flic beaucoup plus posé et donc beaucoup plus nuancé que par le passé incarne un Franck Horrigan glissant sur une pente descendante. C'est du moins ce que semblent penser certains responsables qui ne le ménagent absolument pas malgré sa longue carrière dans les services de police (Gary Cole excelle dans le rôle de l'arrogant agent Bill Watts) et rêvent de le voir prendre la porte de sortie. Afin d'incarner le rôle, la star américaine ne ménage pas son image. On le découvre au détour d'une séquence soufflant, épuisé de courir aux côtés de la voiture présidentielle. Clint Eastwood se veut également parfois très émouvant lorsqu'il évoque son douloureux passé et capable de séduire celle qu'interprète la séduisante Rene Russo. Wolfgang Petersen, au delà du simple thriller psychologique qui oppose Clint Eastwood au formidable John Malkovitch, se pose les questions suivantes : faut-il ranger au placard ce vieux flic et a-t-il encore les moyens d'assurer son rôle de protecteur? Plus important encore : peut-on racheter ses erreurs passées ? L'action se situant surtout dans le dernier quart-d'heure, In the Line of Fire offre de superbes ''duels'' téléphoniques (on notera l'excellent doublage de John Malkovitch assuré par Gérard Rinaldi qui offre au timbre du tueur une très grande suavité) et quelques très beaux moments d'intimité partagés entre Clint Eastwood et Rene Russo... A noter que le score est signé du compositeur italien Ennio Morricone...
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