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mercredi 7 mai 2025

A nous la victoire de John Huston (1981) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Ce sport que j'exècre, ce ballon rond comme on l'appelle parfois et dont je contourne ironiquement le vrai nom sous le terme très péjoratif de Foutreball, et bien aujourd'hui, voilà la seconde fois que m'est offerte l'opportunité de lui redorer le blason en l'évoquant sous sa véritable appellation : Football ! La première fois, c'était à travers l'excellent Coup de tête de Jean-Jacques Annaud dont le banquet offert par le héros incarné par Patrick Dewaere à un tas de fumiers et d'hypocrites est demeuré dans toutes les mémoires. Et la seconde, désormais, c'est A nous la victoire de John Huston que je la dois. Non pas que le film soit un chef-d’œuvre ni qu'il soit dénué de défauts. Bien au contraire. Car tout ce qui précède le match qui doit en outre permettre à une équipe formée autour d'un certain nombre d'alliés de la seconde guerre mondiale enfermés dans le camp de Gensdorf de jouer contre une équipe allemande s'avère plutôt décevant. Qu'il s'agisse du quotidien des prisonniers, de la furtive rencontre entre le capitaine américain Robert Hatch (Sylvester Stallone) et la résistante Renée (Carole Laure) ou de l'entraînement des joueurs eux-mêmes, John Huston ne semble avoir pas eu le temps de consacrer à toutes ces étapes du récit, le temps nécessaire. Le long-métrage approchant les deux heures, le réalisateur va pourtant consacrer les trois quarts du temps à ces diverses facettes de l'intrigue. Près de quatre-vingt dix minutes qui pourtant ne seront jamais suffisantes dans un contexte où il aurait sans doute été nécessaire d'étayer certains propos. Chaque phase du récit étant traité avec un peu trop de légèreté, on a du mal à croire à l'issue heureuse qu'affichera le coup de sifflet final lors du match. À quoi a-t-on assisté lors de l'entraînement ? À quelques tirs au but, rien d'autre. Renée s'affole, tremble devant les coups que reçoit le capitaine Robert Hatch de la part de l'équipe adverse ? Leurs interprètes respectifs n'auront pourtant partagé jusque là que très peu de séquences en commun. Quant au sort des prisonnier, celui-ci est traité avec un certain dédain. Au point que l'ennemi apparaît sous une forme presque ''angélique'' en comparaison de ce que l'on sait de l'enfer que furent les camps de concentration !


Tout ceci est d'autant plus dommage que A nous la victoire est incarné par un nombre plutôt important de grands acteurs. À commencer par Michael Cain qui dans le rôle du Capitaine (militairement et sportivement parlant) John Colby va accepter la proposition du Major Karl von Steiner consistant en un match opposant soldats allemands et alliés. Un officier de la Wehrmacht de son côté interprété par l'immense acteur suédois Max von Sydow. Parmi les interprètes un peu plus secondaires, le public hexagonal sera sans doute surpris de découvrir les acteurs français Amidou et Jean-François Stévenin dans le rôle des résistants André et Claude ou bien même le Roi du Football, le brésilien Pelé dans ce qu'il a toujours su faire de mieux : taper dans le ballon. Le point d'orgue du long-métrage reste évidemment le match tant attendu entre les deux équipes. Alors que dans les égouts de la ville où se déroule la compétition (Paris), la résistance s'active pour atteindre le vestiaire des alliés qui à l'issue de la première mi-temps ont pour projet de s'évader, ceux-ci encaissent devant un public hétéroclite constitué de supporters français et d'une partie des représentants de l'armée allemande (des soldats armés et accompagnés de chiens occupent les contours du terrain tandis que dans la foule, des officiers de la Wehrmacht assistent au match). L'on tient devant nos yeux ce qui demeurera sans doute comme la plus impressionnante succession de tacles perpétrés ici par l'équipe allemande. L'arbitre étant très visiblement du côté de cette dernière, on ne donne pas cher de la peau de nos alliés. Au coup de sifflet, ceux-ci sont menés 4 à 1. Une fois dans les vestiaires, il est temps de s'échapper par le trou qu'ont pratiqué les résistants durant la première partie du match. Pourtant, convaincus de pouvoir remonter le score et de remporter la victoire, les joueurs décident de retourner sur le terrain. A nous la victoire étant effectivement un pur produit de divertissement, on devine très en avance l'issue du combat ! Que l'on aime la discipline ou non, difficile de ne pas ressentir un certain frisson et une certaine émotion devant la remontée inespérée des alliés ainsi qu'un véritable élan de patriotisme au chant de la Marseillaise...

 

jeudi 11 juillet 2024

La Bataille de la Planète des Singes de J. Lee Thompson (1973) ★★★★★★☆☆☆☆



Lorsque sort sur les écrans de cinéma américains La Conquête de la Planète des Singes, l'éventualité de tourner un cinquième opus à la saga La Planète des Singes n'est pas encore évoquée. Bien que le film de J. Lee Thompson rencontre un succès tout relatif (États-Unis et Canada confondus, il rapportera un peu plus de neuf millions de dollars pour un investissement d'un peu moins de deux millions), le cinéaste rempile avec l'accord de la 20th Century Fox. Leur collaboration ainsi que celle de l'éternel scénariste Paul Dehn, lequel lâchera l'affaire durant quelques mois afin de se reposer sur ordre de son médecin personnel, donnera lieu à une Bataille de la Planète des Singes assez décevante reprenant certains aspects du second opus à travers cette infime parcelle d'humains vivants reclus dans les sous-sols d'une cité détruite plusieurs années auparavant par une bombe. Paul Dehn ayant été forcé de mettre un frein à sa carrière de scénaristes, c'est le couple à la ville comme sur les plateaux formé par Joyce Hooper Corrington et John William Corrington qui reprend les rennes de l'écriture du scénario. Durant l'absence de Paul Dehn, et après qu'il ait lui-même apporté de nombreuses modifications à son propre script d'origine, les Corrington s'octroient le droit d'en modifier eux-mêmes certains aspects et ce, avec la bénédiction de la production. Au final, le scénario tel qu'il sera adapté au cinéma par J. Lee Thompson se révèle être un mélange des travaux de Paul Dehn et de Joyce Hooper Corrington et John William Corrington.
Si le budget alloué à La Conquête de la Planète des Singes n'était déjà pas très confortable, celui qui servira à financer le dernier acte est une fois encore revu à la baisse. Le ressenti d'une telle restriction budgétaire se ressent à divers moments du récit. Après avoir imaginé une cité moderne déjà, elle, minimaliste mais respectant en partie la vision qu'avaient les auteurs de science-fiction de l'époque, désormais, les décors paraissent terriblement chiches. J'en veux pour preuve la visite de la salle aux archives souterraine située dans les sous-sols d'une cité détruite et dangereusement radioactive. Le spectacle fait peine à voir. Le constat est affligeant et l'on espère que cette fois-ci la Fox tiendra sa promesse et qu'il s'agira bien du dernier volet d'une saga qui hormis le film original et Les Évadés de la Planète des Singes n'aura pas cessé de perdre en qualité.

Comme pour appuyer la nécessité d'en finir une fois pour toute avec cette franchise qui en cinq films, et à travers le monde, rapportera tout de même à l'époque 160 000 000 de dollars, le destin et la Faucheuse sembleront se lier liés afin d'y mettre un point final. Alors que le film sort aux États-Unis le 15 juin 1973, le producteur américain Arthur P. Jacob, celui-là même qui produisit chacun des épisodes, meurt douze jours après d'une crise cardiaque. L'irremplaçable Rod Serling, auteur du scénario avec Michael Wilson du premier volet de la saga disparaîtra quant à lui le 28 Juin 1975. Paul Dehn, lui, tirera sa révérence le 30 septembre 1976 après avoir adapté le roman Le Crime de l'Orient-Express d'Agatha Christie en 1974.

Beaucoup moins violent mais s'inscrivant dans une certaine logique, La Bataille de la Planète des Singes évacue toute la partie concernant l'évolution des singes jusqu'à ce qu'ils soient en mesure de s'exprimer à l'égal de leur maître à tous. Bien que les hommes ne leur soient pas encore soumis, on sent une tension générale entre les différentes espèce de primates. Orangs-outangs, Chimpanzés et gorilles sont donc les trois formes à avoir su s'adapter au point de devenir l'égal des hommes. Mais si tout semble se dérouler dans un certain apaisement, on sent bien que les gorilles, contrairement aux chimpanzés humanistes et aux orangs-outangs intellectuels et philosophe que tout ne tient qu'à un fil. Une nouvelle révolte gronde. Celle des gorilles qui au mépris des lois édictées par leur maître à tous, César, décident de prendre les armes et de tuer tous les hommes. Que ceux-ci fassent partie du camp qu'ils ont établi en pleine nature ou ceux qui s'apprêtent à venir tous les tuer. La Bataille de la Planète des Singes est ainsi donc le dernier volet de la célèbre quintologie simiesque, laissant ainsi sans réponse aucune, toute une étape de l'évolution dans les rapports opposants singes et humains. J Lee Thompson abandonne en effet ses personnages alors qu'ils ont choisi de vivre ensemble dans la paix. Même les gorilles, qui on perdu leur maître à penser le Général Aldo, se tournent vers César et les siens. Du moins, pour un temps. Puisque si l'on se réfère au premier long-métrage, tout l'enseignement inculqué par César dont une statue a été érigée après sa mort s'est perdu dans les méandre d'un désir de vengeance de la part des primates face à leur ennemi de toujours, l'homme...


mercredi 7 juillet 2021

Triangulo diabólico de las Bermudas de René Cardona Jr. (1978) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

''Enfin le voile se lève sur le plus grand mystère de tous les temps...'' Stonehenge ? Les menhirs de Carnac ? Les statues de l'île de Pâques ? Le monstre du Loch Ness ? NON ! Celui qui entoure le fameux Triangle des Bermudes. Et qui nous offre enfin l'opportunité de tout savoir sur ce mystère jusqu'ici insoluble ? Le réalisateur mexicain René Cardona Jr. (père de et fils de), l'auteur entre autre de Cyclone la même année ou de Guyana: Crime of the Century. Pendant que d'autres se creusèrent la tête, le réalisateur menait sa propre enquête pour aboutir à une résolution des plus étonnante comme le démontre ce Triangulo diabólico de las Bermudas de 1978. Une intrigue à vrai dire presque similaire dans son déroulement à Cyclone. Autres interprètes, autres causes, mais des conséquences qui plus que pour ce dernier vont faire des ravages au sein d'un équipage et d'un groupe de vacanciers montés à bord d'un rafiot afin de découvrir enfouie sous les océans, la fameuse cité Atlantide. Outre le fait que le film est dans sa première partie ponctué de séquences qui n'ont absolument aucune incidence sur le récit à venir (la disparition d'un avion de tourisme ne servant qu'à servir la thèse d'un phénomène attisant la curiosité des scientifiques du monde entier selon laquelle tout pourrait ici être d'origine extraterrestre), la vision de René Cardona Jr. est pour le moins des plus farfelue. D'aucun dira qu'il s'agit d'une fiction et donc d'une réappropriation d'un mythe à visée strictement divertissante et non scientifique...


''Ne la laisse pas mourir, elle est si fragile, être une femme amputée, tu sais, c'est pas si facile...'' La visite de la fameuse cité Atlantide (du moins supposons-nous que les colonnes immergées puissent en être la représentation rachitique) sonne le début d'une véritable tragédie pour cette famille constituée de... six membres si les comptes sont bons. À commencer par la délicieuse Michelle qu'interprète l'italienne Gloria Guida (Avere vent'anni de Fernando Di Leo) et qui finira les jambes broyées à la suite d'un curieux séismes sous-marin. Fallait sans doute pas que la belle attise le désir d'Alan, cet athlète bodybuildé dont la ressemblance avec un Bruce Campbell gonflé aux hormones est saisissante dans les premiers instants du récit. Le début d'un cauchemar que l'on croit causé par un phénomène naturel inexplicable mais dont on devine rapidement les causes réelles... et grotesque à vrai dire. Mais jetez-là à l'eau cette sale chipie ! Cette gamine haute comme trois pommes qui cause dès le début des ennuis au chef-cuisinier. À moins qu'elle ne soit sous l'emprise de cette drôle de poupée découverte flottant sur l'eau. Adapté de l'ouvrage littéraire Le Triangle des Bermudes de l'écrivain américain Charles Berlitz (auteur entre autres de livres sur l'Atlantide, sur le cas Roswell ou sur l'Expérience de Philadelphie), le scénario de Triangulo diabólico de las Bermudas prend d'immenses libertés en invoquant une gamine dont la présence aurait sans doute eu plus de cohérence chez un Lucio Fulci que dans ce film fauché pourtant interprété par quelques figures du septième art...


Car en effet, outre la présence du mexicain Hugo Stiglitz, un habitué du réalisateur que l'on verra également chez l'italien Umberto Lenzi (Incubo sulla città contaminata), le film est l'occasion de voir réunis sur un même écran le réalisateur et acteur américain John Huston qui réalisa, au hasard, Le faucon maltais en 1941, Moby Dick en 1956 ou Les désaxés cinq ans plus tard. À ses côtés, les actrices françaises Marina Vlady (Le lit conjugal de Marco Ferreri) et Claudine Augier (qui fut la toute première James Bond Girl dans Opération Tonnerre de Terence Young en 1965). Sans oublier l'acteur mexicain Miguel Ángel Fuentes que les amateurs du cinéaste Werner Herzog identifieront immédiatement pour avoir interprété le rôle de Cholo dans le chef-d’œuvre Fitzcarraldo. On est cependant bien loin ici du réalisateur allemand. Triangulo diabólico de las Bermudas a l'air fauché comme les blés. Et pourtant, malgré les invraisemblances, malgré une direction d'acteurs au diapason avec des dialogues insipides (les touches d'humour tombent toutes à l'eau), le film possède un certain charme. Malheureusement, contrairement à la promesse faite par l'affiche française de l'époque, inutile d'espérer découvrir enfin le mystère qui entoure le triangle des Bermudes. Mais l'essentiel est là : à nous énerver devant une gamine à laquelle, au mieux, l'on donnerait bien une paire de gifles et au pire que l'on donnerait à manger aux requins (vus lors d'une séquence que l'on espère issues d'archives, les pauvres squales étant proprement tués devant la caméra). À nous laisser séduire par les charmantes interprètes féminines auxquelles le réalisateur ne laisse malheureusement que trop rarement l'occasion de s'exprimer. À sourire devant l'allure un peu... ''Bêbête'' de l'acteur Andrés García dont on soupçonne qu'il fut d'abord choisi pour son physique. À trembler pour.... non, j'déconne ! Culte !

 

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