Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Andrés García. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Andrés García. Afficher tous les articles

mercredi 7 juillet 2021

Triangulo diabólico de las Bermudas de René Cardona Jr. (1978) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

''Enfin le voile se lève sur le plus grand mystère de tous les temps...'' Stonehenge ? Les menhirs de Carnac ? Les statues de l'île de Pâques ? Le monstre du Loch Ness ? NON ! Celui qui entoure le fameux Triangle des Bermudes. Et qui nous offre enfin l'opportunité de tout savoir sur ce mystère jusqu'ici insoluble ? Le réalisateur mexicain René Cardona Jr. (père de et fils de), l'auteur entre autre de Cyclone la même année ou de Guyana: Crime of the Century. Pendant que d'autres se creusèrent la tête, le réalisateur menait sa propre enquête pour aboutir à une résolution des plus étonnante comme le démontre ce Triangulo diabólico de las Bermudas de 1978. Une intrigue à vrai dire presque similaire dans son déroulement à Cyclone. Autres interprètes, autres causes, mais des conséquences qui plus que pour ce dernier vont faire des ravages au sein d'un équipage et d'un groupe de vacanciers montés à bord d'un rafiot afin de découvrir enfouie sous les océans, la fameuse cité Atlantide. Outre le fait que le film est dans sa première partie ponctué de séquences qui n'ont absolument aucune incidence sur le récit à venir (la disparition d'un avion de tourisme ne servant qu'à servir la thèse d'un phénomène attisant la curiosité des scientifiques du monde entier selon laquelle tout pourrait ici être d'origine extraterrestre), la vision de René Cardona Jr. est pour le moins des plus farfelue. D'aucun dira qu'il s'agit d'une fiction et donc d'une réappropriation d'un mythe à visée strictement divertissante et non scientifique...


''Ne la laisse pas mourir, elle est si fragile, être une femme amputée, tu sais, c'est pas si facile...'' La visite de la fameuse cité Atlantide (du moins supposons-nous que les colonnes immergées puissent en être la représentation rachitique) sonne le début d'une véritable tragédie pour cette famille constituée de... six membres si les comptes sont bons. À commencer par la délicieuse Michelle qu'interprète l'italienne Gloria Guida (Avere vent'anni de Fernando Di Leo) et qui finira les jambes broyées à la suite d'un curieux séismes sous-marin. Fallait sans doute pas que la belle attise le désir d'Alan, cet athlète bodybuildé dont la ressemblance avec un Bruce Campbell gonflé aux hormones est saisissante dans les premiers instants du récit. Le début d'un cauchemar que l'on croit causé par un phénomène naturel inexplicable mais dont on devine rapidement les causes réelles... et grotesque à vrai dire. Mais jetez-là à l'eau cette sale chipie ! Cette gamine haute comme trois pommes qui cause dès le début des ennuis au chef-cuisinier. À moins qu'elle ne soit sous l'emprise de cette drôle de poupée découverte flottant sur l'eau. Adapté de l'ouvrage littéraire Le Triangle des Bermudes de l'écrivain américain Charles Berlitz (auteur entre autres de livres sur l'Atlantide, sur le cas Roswell ou sur l'Expérience de Philadelphie), le scénario de Triangulo diabólico de las Bermudas prend d'immenses libertés en invoquant une gamine dont la présence aurait sans doute eu plus de cohérence chez un Lucio Fulci que dans ce film fauché pourtant interprété par quelques figures du septième art...


Car en effet, outre la présence du mexicain Hugo Stiglitz, un habitué du réalisateur que l'on verra également chez l'italien Umberto Lenzi (Incubo sulla città contaminata), le film est l'occasion de voir réunis sur un même écran le réalisateur et acteur américain John Huston qui réalisa, au hasard, Le faucon maltais en 1941, Moby Dick en 1956 ou Les désaxés cinq ans plus tard. À ses côtés, les actrices françaises Marina Vlady (Le lit conjugal de Marco Ferreri) et Claudine Augier (qui fut la toute première James Bond Girl dans Opération Tonnerre de Terence Young en 1965). Sans oublier l'acteur mexicain Miguel Ángel Fuentes que les amateurs du cinéaste Werner Herzog identifieront immédiatement pour avoir interprété le rôle de Cholo dans le chef-d’œuvre Fitzcarraldo. On est cependant bien loin ici du réalisateur allemand. Triangulo diabólico de las Bermudas a l'air fauché comme les blés. Et pourtant, malgré les invraisemblances, malgré une direction d'acteurs au diapason avec des dialogues insipides (les touches d'humour tombent toutes à l'eau), le film possède un certain charme. Malheureusement, contrairement à la promesse faite par l'affiche française de l'époque, inutile d'espérer découvrir enfin le mystère qui entoure le triangle des Bermudes. Mais l'essentiel est là : à nous énerver devant une gamine à laquelle, au mieux, l'on donnerait bien une paire de gifles et au pire que l'on donnerait à manger aux requins (vus lors d'une séquence que l'on espère issues d'archives, les pauvres squales étant proprement tués devant la caméra). À nous laisser séduire par les charmantes interprètes féminines auxquelles le réalisateur ne laisse malheureusement que trop rarement l'occasion de s'exprimer. À sourire devant l'allure un peu... ''Bêbête'' de l'acteur Andrés García dont on soupçonne qu'il fut d'abord choisi pour son physique. À trembler pour.... non, j'déconne ! Culte !

 

mardi 6 juillet 2021

Cyclone de René Cardona Jr. (1978) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Artisan du septième art auteur d'une centaine de longs-métrages en quarante ans de carrière, le réalisateur mexicain René Cardona Jr. fut le fils de René Cardona et le père de René Cardona III. Trois mêmes noms pour trois cinéastes. Une lignée de réalisateurs particulièrement prolifiques comme le souligne leur filmographie respective. Quant à René Cardona Jr., il signa quelques pépites chéries par les amateurs de petites productions de catégorie B parmi lesquelles on trouve notamment ce Cyclone de 1978 qu'il réalisa juste après Triangulo diabólico de las Bermudas la même année. Agrémenté de stock-shots et bricolé à l'aide d'effets-spéciaux faits mains, Cyclone tire davantage son intérêt des rapports humains particulièrement tendus que vont entretenir les passagers d'un minuscule bateau de croisière que de la présence de requins qui sillonnent les fonds marins à la recherche de viande fraîche. L'action se situe comme l'indique le titre à la suite des ravages provoqués par un cyclone qui a tout dévasté dans la région. L'occasion pour le réalisateur d'exposer des images tirées d'archives bien réelles de dégâts causés par cette force incontrôlable de mère nature. Cyclone s'intéresse alors à un groupe de vacanciers tranquillement installés à bord d'un petit bateau de croisière avant qu'une catastrophe naturelle ne vienne ruiner leurs vacances. Femmes et hommes vont bientôt accueillir contre leur gré les naufragés d'un vol commercial dont l'avion s'est abîmé en mer, laissant derrière lui une dizaine de cadavres. En plein soleil, l'eau et les vivres se faisant rare, certains des passagers vont apporter une solution des plus radicale afin de survivre à la faim qui bientôt va toutes et tous les tirailler. L'ombre du long-métrage Alive (Les survivants) que Frank Marshall réalisera quinze ans plus tard mais dont l'un des passagers évoque le cas réel d'hommes contraints de s'adonner au cannibalisme pour survivre plane sur le récit tiré d'un script écrit de la main de René Cardona Jr. et de Carlos Valdemar...


Pourtant, l'on est bien loin des qualités intrinsèques de ce drame subtil qui fit comprendre les enjeux de la survie en milieu hostile. Ce qui n'enlève heureusement pas ses qualités au long-métrage du réalisateur mexicain même si en terme de moyens, il a forcément dû pallier à un budget anémique. Même sans argent, la catastrophe décrite au début du long-métrage vaut bien la plupart des séquences de certains films du genre aux budgets plus confortables. Car en mêlant images d'archives et effets-spéciaux comme purent les bricoler avec les moyens du bord Federico Farfán et Miguel Vázquez, la séquence, toute brouillonne qu'elle puisse être n'en est pas moins efficace. Du moins si l'on est en mesure de fermer les yeux sur ses nombreuses imperfections. Comme le bruit du vent qui par exemple tourne en boucle pour un effet plutôt étonnant, comme si le bruiteur s'était endormi sur sa table de mixage le doigt appuyé sur la touche ''repeat''... Contraint d'utiliser des astuces à moindre coût, le réalisateur fait appel à l'ingéniosité de ses artistes afin de mettre en scène des séquences qui autrement auraient coûté un bras. Comme lorsque l'avion s'abîme en mer et que pour simuler l’amerrissage filmé à bord du cockpit, les responsables des effets-spéciaux utilisèrent une vitre placée juste à la surface des eaux. Quelques attaques de requins sont fort heureusement prévues. Mais là encore, Federico Farfán et Miguel Vázquez durent faire preuve d'imagination pour que le budget déjà riquiqui ne soit pas entièrement englouti dans les effets-spéciaux...


Afin de simuler l'attaque des touristes par des requins affamés, les deux spécialistes en effets-spéciaux ont dû recourir à une technique consistant en un rembourrage de vêtements à l'aide de viande sans doute achetée dans le rayon boucherie d'une grande surface. Si les scènes se veulent très sanglantes, elles sont malheureusement assez mal fichues puisque incapables de dissimuler le subterfuge. Nous disions donc que l'intérêt de Cyclone était ailleurs et donc, dans les rapports entre les différents protagonistes dont certains vont se muer en antagonistes. Les personnalités se révèlent peu à peu et l'on devine assez rapidement quels vont être les enjeux de la survie. Ça commence par l'égorgement et le dépeçage d'un petit chien et se poursuit par l'utilisation d'un cadavre comme appât. La naissance d'un bébé sur le bateau qui passe son temps à brailler laisse même envisager le pire concernant ses espérances de vie. La question demeurant alors : René Cardona Jr. est-il suffisamment pervers pour rendre réel un acte que notre esprit se refuse à concevoir ? L'un des principaux soucis de Cyclone, c'est son interprétation. Alors que l'on aurait dû logiquement ressentir un certain malaise devant les enjeux de survie des passagers du bateau, on reste souvent indifférent à leur sort. Le long-métrage n'en demeure pas moins agréable à regarder malgré des défauts qui s'empilent les uns au dessus des autres. Accentué par de vraies ''gueules'' du cinéma, on peut notamment y remarquer les présences de l'acteur et réalisateur mexicain Hugo Stiglitz qui fut la vedette du nanar culte Incubo sulla città contaminata (L'avion de l'apocalypse) d'Umberto Lenzi, de l'acteur américain Arthur Kennedy qui joua notamment dans de nombreux westerns ou encore de Lionel Stander qui chez nous fut surtout connu pour avoir interprété le rôle de Max dans la célèbre série télévisée Pour l'amour du risque. Cyclone demeure l'un des meilleurs films de René Cardona Jr....

 

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...