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mardi 28 novembre 2023

Le grand tournoi (The Quest) de Jean-Claude Van Damme (1996) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Après avoir fait de la figuration, après avoir été l'acteur principal de dizaines de longs-métrages, après avoir été scénariste sur une dizaine d'entre eux, l'acteur, producteur et scénariste belge Jean-Claude Van Damme est passé derrière la caméra pour la première fois en 1996 avec The Quest sorti chez nous sous le titre Le Grand Tournoi. Avec un budget en dessous de celui de Mort subite de Peter Hyams l'année précédente mais égal à celui de Street Fighter de Steven E. de Souza qui sorti quant à lui deux ans auparavant, Le grand tournoi reste l'une des œuvres les plus ''ambitieuses'' que l'acteur tourna dans le courant des années quatre-vingt/quatre-vingt dix. Un long-métrage à la hauteur de Légionnaire que réalisa Peter Mac Donald puisque le premier film en tant que réalisateur de Jean-Claude Van Damme fera en compagnie du reste du casting et de l'équipe technique des allers-retours entre les États-Unis, le Vietnam et la Thaïlande. Alors que l'on attend toujours la sortie de son second long-métrage Frenchie en tant que réalisateur (lequel date tout de même déjà de quinze ans), Jean-Claude Van Damme sécurise ce premier projet en demeurant dans le cadre tout à fait habituel de ce qui a fait sa réputation : le cinéma d'art-martiaux. Tant et si bien, d'ailleurs, que Le grand tournoi ressemble parfois comme deux gouttes d'eau à certains des précédents films qu'il incarna par le passé. En effet, comment ne pas voir dans le personnage du combattant mongol, Khan, l'antagoniste Tong Po ? Celui-là même qu'il affronta dans Kickboxer sept ans auparavant ? L'acteur Michel Qissi passera d'ailleurs le relais à son frère Abdel qui tout comme lui porte à l'occasion une tresse derrière un crâne entièrement rasé ! Kickboxer encore lorsque lorsqu'en lieu et place du frère de Kurt Sloane, c'est désormais son ami Phang (l'acteur Jen Sung Outerbridge) que notre héros Christophe Dubois est désormais bien décidé à venger ! Entre Jean-Claude Van Damme et Abdel Qissi, il s'agit d'une longue histoire d'amitié puisque leur collaboration débuta en 1990 sur le tournage de Full Contact tandis que l'on retrouva les deux hommes sur celui de The Order en 2001. À l'époque où sort Le grand tournoi, l'acteur belge est déjà une très grande star du cinéma d'action américain lorsqu'il choisit de réaliser son tout premier film basé sur l'histoire personnelle mais très controversée de Frank Dux. Pourtant traité de mythomane, ce dernier aura cependant été source d'inspiration de plusieurs œuvres s'inscrivant toutes dans un même genre : celui du cinéma des arts-martiaux.


À commencer par la franchise American Warrior de Sam Firstenberg dont les deux premiers volets furent principalement incarnés par l'acteur Michael Dudikoff mais également Bloodsport de Newt Arnold dans lequel Jean-Claude Van Damme interprétait Frank Lux lui-même. Rien de vraiment original au sein de ce Grand tournoi dont les codes sont toujours les mêmes puisque l'on retrouve un protagoniste qui affronte dans une arène située dans une ville imaginaire, divers adversaires tous originaires de pays différents. C'est ainsi que seront en outre représentés la Mongolie, l’Écosse, le Japon ou encore le Brésil, la Chine ou la Grèce. Avec, on s'en doute et c'est bien là le principal intérêt du long-métrage, des techniques de combat diverses et variées. Le Japonais est représenté par un Rikishi (terme que l'on a coutume de remplacer chez nous sous celui de Sumotori), l'écossais est roux et porte un kilt, l'allemand est chaussé de bottes militaires (que l'on pourrait comparer à celles que portait les soldats de l'armée allemande lors de la seconde guerre mondiale), le brésilien pratique la capoeira tandis que le chinois mime certains animaux (comme le serpent ou le singe) et que le grecque pratique la lutte gréco-romaine. Malgré la vacuité du scénario que l'on doit à Steve Klein et Paul Mones (Frank Lux ayant été quant à lui,''oublié''), Jean-Claude Van Damme tente une approche nettement plus ambitieuse que ce que l'on a l'habitude de voir à l'époque dans ce genre de film en général et chez le belge en particulier. Beaucoup de soin a été apporté à certains environnement qui lors de la première partie et avant que ne s'engagent les premiers combats, nous font profiter de très jolis décors. L'action se déroulant en 1925, on appréciera la reconstitution même si avec ses trente millions de dollars de budget, l'acteur et réalisateur n'a pas été en mesure de nous offrir une identité de l'époque absolument scrupuleuse. Notons que parmi une trèèèèèèèèès grande majorité d’interprètes masculins apparaît à l'écran l'actrice Janet Gunn qui dans le rôle de la journaliste Carrie Newton apporte une petite touche de féminité bien venue. Surtout, Jean-Claude Van Damme sera parvenu à débaucher l'acteur britannique Roger Moore qui longtemps après avoir incarné le personnage de James Bond au cinéma et après avoir interprété celui de Lord Brett Sinclair dans la mythique série télévisée Amicalement votre en 1971 et 1972 apparaît donc ici dans celui du lord Edgar Dobbs...

 

dimanche 18 décembre 2022

48 heures et 48 heures de plus de Walter Hill (1983 & 1990)

 


 

Producteur, scénariste mais aussi et surtout réalisateur d'innombrables longs-métrages particulièrement efficaces, Walter Hill sort du tournage de l'oppressant Southern Comfort lorsqu'il tourne le premier volet du diptyque 48 Hours. Sorti sur les écrans en 1982, 48 Heures met en scène l'acteur Nick Nolte dans le rôle de l'inspecteur de police Jack Cates. Les deux hommes se retrouveront tout d'abord sur le tournage d'Extrême préjudice en 1987 puis sur celui de 48 heures de plus trois ans plus tard. Face à Nick Nolte, Eddie Murphy entame sa carrière d'acteur à l'écran après s'être notamment fait connaître en tant qu'humoriste dans l'émission de télévision américaine Saturday Night Live. Le mythe est né puisqu'avec 48 heures, l'afro-américain va entamer une carrière émaillée d'énormes succès populaires parmi lesquels le génial Un fauteuil pour deux de John Landis dès l'année suivante, Le Flic de Beverly Hills de Martin Brest en 1984 ou encore Un prince à New York lui aussi réalisé par John Landis en 1988. Comme on le soupçonne assez rapidement, 48 heures est un buddy movie qui oppose donc un flic coriace à un détenu (ici, en l'occurrence Eddie Murphy dans le rôle de Reggie Hammond), lequel purge une peine de prison dont il lui reste six mois à effectuer lorsque l'inspecteur Jack Cates le prend en charge afin que le taulard l'aide à enquêter sur deux hommes qui se sont rendus responsables de la mort de l'un de ses collègues (Jonathan Banks dans le court rôle de l'inspecteur Algren). James Remar et Sonny Landham incarnent ces deux criminels en cavale que l'improbable duo va poursuivre dans les rues de San Francisco. Le premier débute sa carrière au cinéma à la fin des années soixante-dix et apparaît notamment déjà auprès de Walter Hill dans le film culte de Les guerriers de la nuit en 1979 tandis que le second y incarnera le petit rôle d'un flic avant d'apparaître dans le rôle du soldat mercenaire Billy Sole dans l'excellent Predator de John McTiernan en 1987. 48 Heures mêle comédie, action et policier tandis que Nick Nolte et son acolyte Eddie Murphy campent un duo efficace qui pourtant, et cela demeure flagrant surtout si l'on compare le film à ce qui s'est fait les années suivantes, a quelque peu vieilli. L'on pouvait envisager que l'engouement demeurerait intact mais l'intrigue et le rythme s'avèrent aujourd'hui relativement poussifs tandis qu'à l'époque le film n'était rien moins qu'un modèle de Budy Movie. Le long-métrage de Walter Hill n'en demeure pas moins une excellente comédie policière campée par un tonitruant duo et par des méchants particulièrement sadiques et charismatiques. Une œuvre qui servira d'ailleurs sûrement de références pour les ''copies'' qui verront le jours des années plus tard à l'image de la géniale franchise de Richard Donner, L'arme fatale...


Fausse suite du premier volet bien que certains éléments rattachent le récit de cette séquelle à l'original, 48 heures de plus sort huit ans après 48 heures et semble rendre tout d'abord hommage au cinéma de l'italien Sergio Leone avec son ouverture à la manière du chef-d’œuvre Il était une fois dans l'Ouest de 1969. sauf qu'ici, les chevaux se situent sous le capot de grosses cylindrées pilotées par trois individus qui n'ont rien à envier aux deux criminels du premier volet. Trois terreurs en blouson noirs, armés jusqu'aux dents et au faciès de croquemitaine ! Cette fois-ci, la collaboration entre le flic et Reggie (qui purgea ENCORE une peine de prison de sept années) va s'avérer plus que nécessaire puisque les deux hommes vont personnellement avoir à faire avec Malcom Price (l'acteur Ted Markland), Willie Hickok (David Anthony Marshall) et Cherry Ganz (Andrew Divoff). Si les trois hommes veulent abattre Reggie, c'est parce qu'un étrange individu se faisant appeler L'ange bleu les a engagé pour cela. Et si l'un de ces trois criminels s'acharne à vouloir tuer l'inspecteur Jack Cates, c'est parce que ce dernier tua des années en arrière son frère Albert Ganz, l'un des deux malfaiteurs que l'on pouvait voir dans 48 heures. Une nouvelle fois confiée au compositeur James Horner, la bande musicale de 48 heures de plus ressemble étrangement à celle que composa Roy Budd en 1980 pour Commando que réalisa Ian Sharp. Non seulement certains accords semblent avoir été ''empruntés'' aux compositions de ce dernier mais l'usage là aussi de Steel Drums paraît écarter le moindre doute à ce sujet ! Parmi les seconds rôles l'on retrouve Brion James dans le rôle de l'inspecteur Ben Kehoe qui déjà était présent dans le premier volet tandis que Kevin Tighe incarne l'infâme Blake Wilson, lequel tente par tous les moyens possibles de nuire à la carrière de Jack Cates...

 

lundi 11 juillet 2022

Fear X de Nicolas Winding Refn (2003) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

En une dizaine de longs-métrages, le réalisateur danois Nicolas Winding Refn aura bâtit une filmographie quasiment exemplaire. Chacun y trouvera de quoi contenter sa passion pour l'approche typiquement scandinave du thriller. Et parmi la récurrente excellence de sa mise en scène l'on notera que Fear X n'est certes pas le plus connu d'entre tous mais qu'il demeure tout de même parmi les sommets d'une carrière extrêmement avare en terme de déception. Réalisé en 2003, le troisième long-métrage de Nicolas Winding Refn fait figure d'hémisphère cérébral droit auquel son auteur choisira de joindre dix ans plus tard, son excellent Only God Forgive, complétant ainsi cette matière généralement grise mais qui dans les deux cas s'enrobera d'un rouge carmin véritablement marquant. L'un et l'autre étant généralement les plus mésestimées des œuvres du danois, elles n'en dégagent pas moins une très grande force d'attraction. Concernant Fear X, le scénario que le réalisateur signera lui-même, adaptant ainsi l'ouvrage de l'écrivain américain Hubert Selby Jr, offre au récit un statut à part. Ici, le thriller n'étant pas synonyme d'action, de fusillades ou de courses-poursuites, l'intrigue nous convie à explorer l'âme d'un homme déchiré par la disparition récente de son épouse. Et pour incarner le héros Harry Caine, qui mieux que le toujours formidable John Turturro ? Point trop d'effort n'est exigé de la part de l'acteur tant la lecture de ses expressions faciales suffit à nous éclairer sur la douleur, les émotions et le manque que ressent cet agent de sécurité travaillant dans un centre commercial. Des sentiments terribles qu'il ressent bien évidemment depuis que la femme de sa vie a été tuée par balle par un inconnu alors qu'elle venait rejoindre son époux sur le lieu de son travail. La police enquête et possède même une photo du tueur assez floue, laquelle ne parvient malheureusement pas à aider les inspecteurs à mettre un nom sur son visage. Harry lui aussi mène ses propres investigations. Se repassant des heures d'enregistrements de caméras de sécurité du centre commercial qu'un ami lui procure sous le manteau. Jusqu'au jour où en s'introduisant dans la maison se situant en face de la sienne, il met la main sur une pellicule contenant un lot de photographies qu'il s'empresse de faire développer. Sur l'une d'elles, il lui semble reconnaître le visage d'un homme semblable à celui que lui a présenté la police. Harry décortique la photo sous tous les angles et parvient à découvrir qu'elle fut prise dans une petite ville de l’État du Montana...


Ce qui au mieux pourrait passer pour de l'omniscience et au pire pour des facilités d'écriture assez peu crédibles va en fait nourrir un récit qui sous des dehors languissants va permettre à Nicolas Winding Refn de développer un scénario ambitieux quoique parfois ténébreux. Douze ans après avoir déjà parcouru de long en large les couloirs de l'hôtel du chef-d’œuvre de Joel et Ethan Coen Barton Fink, voici que déambule dans ceux de Fear X (également connu sous le titre Inside Job) un John Turturro véritablement habité. Nicolas Winding Refn semble parfois se confondre dans des univers proches de ceux décrits par un certain David Lynch, les sous-sols où mènent notre héros l'ascenseur de l'hôtel réfléchissant cette même obscurité que l'angle improbable de l'appartement de Fred Madison dans l'incroyable Lost Highway qui vit le jour six ans auparavant. La séquence la plus insignifiante prend ici une tournure hypnotique sans équivalant. Et encore et toujours grâce à l'interprétation toute en retenue et pudeur mais non dénué d'expressivité de son principal interprète. La séquence lors de laquelle une jeune femme lui propose ses services étant particulièrement significative. Le trouble étant moins relatif à l'hypothèse selon laquelle celle-ci et Harry pourraient avoir une relation sexuelle que dans l'idée particulièrement dérangeante qu'une femme puisse s'immiscer dans le cœur (ou plutôt, dans l'entrejambe) d'un homme qui vient tout juste de perdre la femme de sa vie. Dépassés les débordements graphiques des œuvres antérieures de Nicolas Winding Refn, Fear X est d'une finesse et d'une sobriété exemplaires. Si la quête du grand méchant loup est primordiale pour le héros, pour le spectateur elle demeurera lettre morte puisque le danois ne nous fera pas don d'un monstre auquel le scénario pouvait prétendre. Il n'y a donc pratiquement que des victimes. De hasard malheureux, collatérales ou porteuses de valeurs morales tronquées. Aux côtés de John Turturro, on notera les présences de la canadienne Deborah Kara Unger ou de James Remar. Quant à la partition musicale particulièrement glaçante qui parcourt l’œuvre dans son entièreté, elle est en partie signée par le grand Brian Eno. Une musique ambiant littéralement obsédante qui colle parfaitement au récit et aux personnages. Un grand moment de cinéma...

 

samedi 28 octobre 2017

The Warriors de Walter Hill (1979) - ★★★★★★★☆☆☆



Les Guerriers de la Nuit, c'est l'un des grands films cultes de la fin des années soixante-dix. Une œuvre qui à l'époque pouvait s'envisager comme d'anticipation mais qui à l'heure actuelle ressemble davantage au monde tel que nous le connaissons. La violence règne dans nos rues et si celle du film de Walter Hill ressemble à un immense terrain de chasse investit par des dizaines de gangs affublés de costumes de parade, nulle doute qu'elle fait écho des faits-divers qui encombrent la presse papier ainsi que les médias télévisés et radiophoniques d'aujourd'hui.
Bienvenue à New York. Loin de ses immenses buildings, là où une centaine de gangs de partagent les quartiers les plus pauvres. Noirs et blancs se côtoient dans une toute relative tranquilité dans un univers où le nombre, la force et la violence dominent sur tout le reste. Face à ces milliers d'adeptes, les autorités veillent à maintenir l'ordre. C'est ainsi que Cyrus, leader du plus important gang de la ville, les Gramercy Riffs, décide d'organiser une réunion entre bandes rivales. Des milliers d'individus se massent autour du leader, lequel propose alors un marché aux autres gangs : faire la paix, s'unir, et combattre les autorités ainsi que la mafia locale. Si un grand nombre de gangs adhèrent à cette idée, un homme dans la foule semble avoir décidé du contraire. Armé d'une arme à feu, il tire sur Cyrus qui s'écroule au sol, mort ! Ce même homme qui vient d'abattre le chef des Gramercy Riffs accuse à tort l'un des membres de l'un des plus puissants gangs de New York, les Warriors. Très vite, la rumeur circule dans la foule et Swan et les autres membres du gang n'ont d'autre choix que de prendre la fuite avant même d'avoir pu se défendre de ces accusations. Dès, lors, et alors qu'ils cherchent par tous les moyens à rejoindre leur quartier général, les Warriors vont être traqués durant une nuit entière par les autres qui réclament vengeance...

Voici donc à peu de chose près l'intrigue de ces cultissimes Guerriers de la Nuit dont l'intérêt n'a pas diminué même presque après quarante ans d'existence. Le cinéaste américain Walter Hill, spécialiste du film d'action musclé qui proposera une alternative un peu plus commerciale cinq ans plus tard avec l'excellent Les Rues de Feu, signe une œuvre plutôt violente et presque intégralement filmée de nuit. D'où cette tension permanente que sécrètent les environnements dans lesquels sont plongés les membres des Warriors notamment constitués de Swan donc, mais également d'Ajax, de Cleon, de Fox ou encore de Cochise. L'un des aspects notables des Guerriers de la Nuit est l'indifférence culturelle et raciale de certains gangs qui acceptent dans leurs rangs des individus de tous horizons. Le cinéaste réalise une œuvre à partir du scénario qu'il a lui-même écrit en compagnie de David Shaber, lesquels ont adapté le roman éponyme de Sol Yurick. Contrairement au format littéraire qui impose naturellement une grande part au descriptif, le long-métrage demeure relative dénué d'intrigue.

Le récit tourne en effet essentiellement autour du personnage de Swan (acteur Michael Beck) et de ses sbires tentant d'atteindre leur quartier général. Les rencontres brutales sont légions et façonnent le plus gros de ce film décomplexé. L'un des aspects les plus ludiques dirons-nous, est l'apparence de certains gangs, ceux-là mêmes qui se frotteront aux Warriors. Maquillages, salopettes, patins à roulettes, et autres accessoires façonnent la personnalité des gangs. Les plus démunis, ou du moins, les ceux dont la réputation est la moins importante, arborent des tenues beaucoup moins étonnantes, voire classiques. Comme le demeurent d'ailleurs les Warriors qui restent cependant comme l'un des groupes les plus célèbres du lot. D'où cette forme de maturité et de modestie qui marque un niveau d'intelligence éminemment supérieure à celle de certains autres gangs, et notamment celui formé autour de Luther (l'acteur David Patrick Kelly), le taré qui tuas plus tôt Cyrus et ce, sans aucune raison apparente.
Walter Hill ne se contente pas de proposer un spectacle où la violence domine et propose une relecture du romantisme un peu particulière entre Swan et la paumée Mercy (l'actrice Deborah Van Valkenburgh). Les Guerriers de la Nuit s'inscrit également comme une relecture fictive des nombreux événements qui opposèrent les différents gangs de New York dans le courant des années soixante-dix. S'il a un peu vieilli, Les Guerriers de la Nuit a par contre conservé un certain charme. Une œuvre qui trente-huit ans après est toujours aussi culte...
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