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dimanche 26 décembre 2021

Wrong Turn 5: Bloodlines de Declan O'Brien (2012) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Entre le quatrième volet de la franchise Wrong Turn situé dans le sanatorium de Glenville et le cinquième se déroulant à Fairlake en Virginie-Occidentale, nos trois chtarbés du bulbe Three Finger, Saw Tooth et One Eye ont parcouru du pays puisque les voici désormais à plus de quatre-cent kilomètres de distance des précédents événements. Nous les retrouvons pour cette cinquième aventures accompagnés de Maynard Odets, le patriarche de la famille visible dans les deux premiers volets de la saga, lequel était alors interprété par l'acteur Wayne Robson avant d'être remplacé ici par Doug Bradley. Oui, l'interprète de Pinhead dans la franchise Hellraiser ! Après un petit cours d'histoire d'une dizaine de secondes seulement, Wrong Turn 5: Bloodlines se poursuit avec l'une de ces séquences que semble affectionner tout particulièrement le réalisateur Declan O'Brien qui pour la troisième et dernière fois de sa carrière réalise l'un des volets de la franchise. Après avoir confronté Three Fingers à des fugitifs dans le troisième et ses frères et lui à des adolescents pas très futés dans le suivant, désormais l'intrigue prend sa source lors de la fête d'Halloween lors de laquelle va être célébré le dixième festival de musique des montagnards... C'est alors la jeunesse du pays tout entier qui se réunit ici afin de faire la fête. Que les fans du style '' Declan O'Brien'' se rassurent. Le réalisateur ne semble pas avoir cherché à changer de mode opératoire. Afin de ne pas rudoyer le transit intestinal des spectateurs, nous retrouvons donc les éternels adolescents au quotient intellectuel proche de celui d'un banc de poissons échoués sur une plage. Inutile de préciser que comme lors du précédent volet, les spectateurs auront la primeur de deviner chaque séquence avant qu'elle ne se produise...


Avec leur tronche façon ''masques de farces et attrapes'' et l'action se déroulant lors de la fête d'Halloween, on soupçonne très rapidement la présence de quiproquos entre d'éventuel plaisantins et les tueurs eux-mêmes ! Wrong Turn 4: Bloody Beginnings était très mauvais. Celui-ci ne vaut guère mieux. Pourtant moins long d'une dizaine de minutes environ, il n'en demeure pas moins relativement ennuyeux. Wrong Turn 5: Bloodlines est une version gore et décérébrée du western de Howard Hawks Rio Bravo. En effet, si l'on excepte l'évocation du festival de musique dont on ne verra d'ailleurs aucune image et la fête d'Halloween durant laquelle se déroulent les événements, le film de Declan O'Brien reprend dans les grandes lignes celui du classique de 1959. Le shérif, l'adjoint alcoolique, la joueuse de poker, le mexicain et l'adolescent de Rio Bravo sont ici remplacés par un shérif de sexe féminin (Camilla Arfwedson dans le rôle d'Angela Carter), un prisonnier sous l'emprise de l'alcool (Duncan Wisbey dans la peau de Mose) ainsi que trois jeunes adultes prénommés Lita (l'actrice Roxanne McKee), Billy (Simon Ginty) et Julian (Oliver Hoare). Le compte y est. Ces cinq là vont à leur tour devoir faire le siège d'une prison où est enfermé le père des trois consanguins qui bientôt vont venir le chercher. 

 

''Trop de bavardages et pas assez de gore nuisent souvent au récit...''

 

Mais d'ici là, Three Fingers et ses deux frères vont semer la mort dans une ville plongée dans l'obscurité et vidée de tous ses habitants pour cause de fête de la musique. Heureusement que de jeunes étudiants sont justement venus à Fairlake ce jour-là car ni les trois frères Odets ni les spectateurs n'auraient eu grand-chose à se mettre sous la dent. Une fois encore, Declan O'Brien fait appel aux effets-spéciaux numériques pour un résultat qui n'est malheureusement toujours pas à la hauteur. Cependant, il fait également appel à des effets-spéciaux de maquillage en plus grand nombre que dans l'épisode précédent. En résulte quelques très saignantes saillies gore du plus bel effet. Cela tombe d'ailleurs très bien puisqu'il est devenu inutile d'attendre autre chose de la franchise dont les protagonistes sont de plus en plus stupides. Drogue et sexe sont encore une fois au centre de leurs préoccupations, ce qui à la longue finit par s'avérer lourdement redondant. On tient avec Wrong Turn 5: Bloodlines un opus relativement mauvais comparé aux deux premiers longs-métrages mais le tout se laisse finalement regarder. Soit dit en passant, il n'est pas inenvisageable que l'on puisse parfois bailler devant certaines séquences de remplissage lors desquelles il ne se passe pas grand chose...

 

Wrong Turn 4: Bloody Beginnings de Declan O'Brien (2011) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Deux ans après le troisième volet intitulé Wrong Turn 3: Left for Dead, la saga Détour mortel s'enrichissait d'un quatrième volet réalisé pour la seconde fois par Declan O'Brien, Wrong Turn 4: Bloody Beginnings. Un film en forme de préquelle puisqu'il s'ouvre sur des événements situés en 1974 dans un hôpital psychiatrique dans lequel Three Fingers, alors adolescent, est enfermé en compagnie de ses deux frères One Eye et Saw Tooth, les trois garçons étant alors âgés de huit, neuf et dix ans. Parvenant à se libérer de leur cage, les frères Odets en profitent pour ouvrir les autres cellules et ainsi permettre aux autres patients de s'échapper. S'ensuit un carnage au sein de l'établissement. Retour dans le présent... ou du moins, quelques années en arrière puisque le film fut réalisé en 2011 alors les événements vont se dérouler en 2003. Vingt-neuf ans plus tard, une petite dizaines d'étudiants de l'université de Weston se retrouvent afin de profiter du chalet de leur ami Porter en compagnie duquel ils ont prévu de passer les vacances d'hiver. À bord de motoneiges, Vincent, Kenia, Sara, Kyle et les autres se perdent malheureusement en route et alors qu'une tempête de neige s'annonce, ils tombent heureusement sur un immense bâtiment à l'intérieur duquel ils décident de passer la nuit afin de se protéger du froid. Mais comme dans ce genre de situations les coïncidences ne tardent jamais à apparaître, l'édifice en question est l’hôpital dans lequel eut lieu le massacre vingt-neuf ans plus tôt. Et devinez qui vit à l'intérieur de ses murs ? Nos trois gamins devenus depuis des adultes solides et plus violents que jamais...


Des quatre premiers volets de la franchise Wrong Turn, celui-ci est pour l'instant le moins convaincant. De sa dizaine de jeunes adultes obsédés par l'alcool, la drogue et la baise seuls ressortent quelque peu Vincent et Kenia. Malheureusement, l'intelligence, si petite soit-elle, n'aide pas toujours à se maintenir en vie puisque LUI sera l'un des premiers à passer de vie à trépas. Nous évoquions l'arrivée parasitaire des CGI dans le précédent volet et là encore, Declan O'Brien semble n'avoir toujours pas compris qu'ils ne servent absolument pas sa cause. Pire, alors qu'ils ne représentaient qu'une infime partie des séquences gore dans les deux premiers volets et qu'ils s'imposaient davantage dans le troisième, à force de prendre leurs marques ils s'imposent comme une généralité dans ce quatrième opus. Finis ou presque les maquillages. Mais le problème ici avec les CGI n'est pas tant leur emploi mais la piètre qualité de ceux-ci. N'est pas Greg Nicotero qui veut et l'équipe d'une douzaine de personnes en charge des effets visuels y exécute un travail lamentable que ne peut sans doute expliquer que le faible budget de deux millions de dollars...


Changement de décor cette fois-ci. Déplaçant l'action de la forêt où vivront plus tard nos dégénérés, celle-ci se situe désormais dans un authentique hôpital psychiatrique désaffecté situé à Brandon au Canada où eut lieu le tournage. Ajoutée aux séquences d'horreur, l'érotisme s'invite lors de quelques séquences plutôt chaude entre couple hétéros ou lesbiens. Semblant s'être engagé à transformer la franchise en purge, Declan O'Brien s'est chargé lui-même d'en écrire le scénario, si mince soit-il, mettant en scène des adolescents inintéressants au possible. Des protagonistes à peine développés dont les pires représentants demeurent sans doute Sara (l'actrice Tenika Davis) et sa petite amie Bridget (Kaitlyn Wong) dont la seule obsession est de baiser ! Ça peut être amusant au départ mais à la longue cela devient ennuyeux et l'on désespère de les voir se faire massacrer devant la caméra. Moins riches que d'habitude, les meurtres s'avèrent cependant souvent originaux bien qu'assez laids en terme de visuel. La plupart d'entre eux ne parviennent en effet pas du tout à renier leurs origines numériques et le résultat à l'écran ne tarde pas à se faire ressentir. On passera sur certaines invraisemblances (une porte prétendument blindée mais pourtant percée en à peine deux secondes, montre en main!) ou sur l'inaptitude du réalisateur et scénariste à rendre ses personnages attachants. On retiendra peut-être cependant la scène de la ''fondue'', particulièrement gratinée, seul moment du film lors duquel le spectateur pourra ressentir un semblant de gêne. Pour le reste, Wrong Turn 4: Bloody Beginnings est long, ennuyeux, doté d'effets-spéciaux ratés et de personnages totalement creux. Ce qui n'empêchera pas Declan O'Brien de replonger dans les entrailles de la franchise en réalisant le cinquième opus dès l'année suivante avec Wrong Turn 5: Bloodlines...

 

Wrong Turn 3: Left for Dead de Declan O'Brien (2009) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

En 2003, nous avions eu droit au premier volet de la franchise Détour Mortel (Wrong Turn) de Rob Schmidt dans lequel des campeurs faisaient la connaissance d'une famille de dégénérés cannibales vivant dans une forêt. Quatre ans plus tard ce fut au tour de Joe Lynch de prendre les rennes avec un Wrong Turn 2 : Dead End dans lequel cette fois-ci notre famille de cinglés s'en prenait aux candidats et aux techniciens d'un jeu de survie qui allait très rapidement se transformer en une boucherie encore plus gore que celle du premier volet. À nouvel épisode, nouveau réalisateur puisque cette fois-ci nous sommes en 2009 et c'est désormais Declan O'Brien qui se charge de remettre sur les rails Three Fingers et sa famille. Jusqu'ici, le réalisateur n'a tourné que trois téléfilms l'année précédente. Après un second volet particulièrement crade, il allait s'avérer être difficile pour ce dernier de mettre la barre encore plus haute. Après les campeurs puis les participants au jeu de survie, c'est désormais au tour d'un groupe de détenus qui après s'être extraits d'un bus accidenté qui devait les emmener en prison de se frotter à ces gueules d'amour qui n'ont de pitié pour personne lorsqu'il s'agit de remplir le réfrigérateur ! Titré Wrong Turn 3: Left for Dead, les festivités commencent non plus sur une route de campagne mais dans les rapides d'une rivière que descendent quatre amis en canoë. Arrivés à destination, nos quatre beaux jeunes gens se séparent. Les mecs partent chercher du bois à couper tandis que les filles se foutent en bikini et fument de l'herbe. L'un des garçons réapparaît tandis que l'une des filles laisse la seconde en compagnie du beau jeune homme qui n'aura malheureusement pas le temps de se pencher sur la superbe plastique de sa petite amie. Three Fingers is back... et les séquences gore également, avec une petite nouveauté : des CGI qui jusqu'ici s'étaient fait plutôt discrets mais qui débarquent de manière plutôt grossière et relativement inquiétante puisque le résultat s'avère pour ce galop d'essai, particulièrement raté (l'un de nos quatre amateurs de rafting se retrouvant coupé en trois parties égales lors d'une séquence se référant sans doute au premier meurtre du second volet)...


''Ôtez donc ce tarin qui ne saurait me faire peur...''


Toujours affublé d'un blase ''nasiquéen'', Three Fingers a malheureusement encore une fois l'air ridicule et s'avère donc fort logiquement prompt à nous faire rire. Ce qui demeure un comble pour une série de long-métrages dont l'un des principaux buts est semble-t-il d'effrayer un tant soit peu ses spectateurs. De ce côté là, c'est peine perdue mais la chose n'en incombe pas exclusivement à la présence de ce cannibale dégénéré affublé d'une tronche improbable. D'ailleurs, quel drôle de choix d'avoir fait de Three Fingers la ''vedette'' de la saga alors qu'il arbore sans doute le maquillage le moins crédibles de tous ses congénères (le genre de masque que l'on trouve dans les magasins de farces et attrapes)... Dénué de toute logique puisque dans Wrong Turn 2 : Dead End il mourait d'une décharge de chevrotine dans le bide, le voilà qui réapparaît à l'image plus en forme que jamais. Combien sont les membres de la famille ? Impossible de répondre à cette question puisque au fil des épisodes et de ses quelques représentants qui à chaque fois disparaissent (y'a pas de raison que les victimes soient les seules à en pâtir), l'arrivée d'un nouveau volet est quasiment l'occasion de repartir de zéro. À moins que la mère, véritable pondeuse dont le Q.I ne doit pas dépasser celui d'une poule (ce qui tombe très bien), n'ait profité des deux années qui séparent les second et troisième volet pour ''réapprovisionner'' la famille en rejetons chtarbés ?


''Un régime alimentaire très strict à base de viande humaine...''


Rien ne se perd, tout se recycle. Anciennes méthodes et nouvelles se confondent et donnent lieu à des meurtres relativement originaux même si certains sont minés par leur exécution à base d'images de synthèse beaucoup trop visibles pour que l'on y croit. Le réalisme passé n'est donc plus qu'un vieux souvenir dans une majorité des cas et l'on constate alors une baisse de qualité générale dans l'exécution des meurtres. L'une des grosses différences entre ce troisième volet de la franchise et les précédents se situe au niveau des tueurs qui ne se comptent désormais plus qu'au nombre de... un ! Voire deux mais le rejeton de Three Fingers, car OUI, le voici père d'un fils prénommé Three Toas auquel il manque non pas deux doigts mais deux orteils, est papa ! Le pauvre ne fera pas long feu face à la violence de nos prisonniers qui pour le coup s'avèrent nettement plus flippants que nos deux dégénérés. La cabane de Three Fingers ressemble désormais à une chambre des tortures et le bonhomme semble capable de se dédoubler puisqu'il apparaît sur plusieurs scènes de crimes en simultané. Pas très sérieux tout ça. Finalement moins mauvais qu'il en a l'air, Wrong Turn 3: Left for Dead relance la machine tout en étant moins gore et moins réussi en matière d'effets-spéciaux. Tamer Hassan incarne un Chavez psychopathe imposant sans cesse son point de vue, Tom Frederic joue le rôle du gentil flic et Janet Montgomey la seule rescapée du massacre du début. Parmi eux, une belle brochette de criminels qui, on s'en doute très rapidement, ne feront pas long feu. Au final, ce troisième opus est plutôt sympathique même s'il se passe parfois de toute crédibilité. Cette fois-ci, le sort de Three Fingers semble enfin avoir été réglé. Chose que l'on pourra vérifier deux ans plus tard en 2011 puisque Declan O'Brien ne laissera pas sa chance à un autre réalisateur et se chargera lui-même de réaliser le quatrième volet intitulé Wrong Turn 4: Bloody Beginnings...

 

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