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dimanche 15 octobre 2023

Glass Onion-A Knives Out Mystery de Rian Johnson (2022) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Traduisible chez nous sous le terme Qui l'a fait ?, le Whodunit est un concept qui à l'origine semble être né en Angleterre à travers de nombreux ouvrages littéraires dont ceux d'Agatha Christie demeurent comme les plus célèbres d'entre tous. Reposant sur une structure se répétant à l'infini, tout commence avec un cadavre dont il va falloir identifier le meurtrier. Une sorte de cluedo dans lequel sont conviés un certains nombre de protagonistes parmi lesquels, un policier de réputation internationale auquel, on le sait d'emblée, aucune énigme ne peut résister. Le Whodunit réunira systématiquement certains critères propres au genre. Tout d'abord, un cadre qui imposera qu'aucun des personnages ne puisse s'en échapper avant la résolution de l'énigme. Dans le cas de Glass Onion-A Knives Out Mystery, il s'agit d'une île privée située en Grèce. Ensuite, des personnages bigarrés, mais qui dans le cas de cette séquelle à l'excellent Knives Out-À couteaux tirés que réalisa déjà lui-même Rian Johnson, se connaissent tous pour avoir formé un club de Perturbateurs. La particularité de cette suite concerne tout d'abord l'enjeu du récit puisque le richissime propriétaire des lieux, l'un des grands pontes des nouvelles technologies Miles Bron qu'interprète Edward Norton, vient de convier ses amis à participer à un jeu consistant à élucider l'assassinat dont il va bientôt être la victime. À dire vrai, le concept n'est pas tout à fait neuf puisqu'en 1976, Robert Moore réalisa l'excellent Un cadavre au dessert (Murder by Death) dans lequel le milliardaire Lionel Twain (l'acteur Truman Capote) conviait dans sa luxueuse demeure les plus grands détectives du monde afin de résoudre un meurtre qui allait être perpétré parmi les convives quelques heures plus tard dans la soirée !


Les fondations du meurtre reposent en général sur l'attitude des invités, sur les rapports qu'ils entretiennent avec la future victime et sur diverses justifications invoquées par le scénario qui laissent supposer que tous ont une bonne raison d'avoir commis le meurtre. Et c'est encore le cas ici même si l'on arguera que les motivations sont parfois trop légères pour justifier un assassinat. Glass Onion-A Knives Out Mystery convie cinq principaux personnages, auxquels l'on ajoutera donc leur hôte ainsi que le détective privé Benoît Blanc qui comme on le sait déjà, était parvenu à résoudre l'énigme à l'issue du récit de Knives Out-À couteaux tirés, lequel est dans le cas présent invité par erreur, tout ce petit monde étant accompagné d'assistants ou de proches pour un total d'une dizaine de protagonistes. Ce qui apparaît tout d'abord comme une évidence est le plaisir avec lequel Rian Jackson a réalisé cette séquelle. Auteur du scénario, le réalisateur met en scène un Whodunit généreux, divertissant, drôle (Daniel Craig, dans le rôle de Benoît Blanc, est impayable), doté de décors incroyables, œuvre du décorateur Rick Heinrichs, qui donne au long-métrage l'allure d'un Whodunit de science-fiction situé dans un futur proche. Une hybridation des genres étonnante qui pourtant n'oublie jamais d'aller à l'essentiel. Parce qu'avant tout, ce qu'est venu chercher le spectateur est une enquête crédible reposant sur des notions solides du thriller et du film policier. Tout ceci n'empêchant pas l'humour, Glass Onion-A Knives Out Mystery est de ce point de vue là porté par un Daniel Craig qui cabotine à fond.


Un détective qui comme ses ancêtres ne se prend pas vraiment au sérieux et en rajoute même avec, parfois, un brin d’excès. C'est à se demander de temps en temps si Rian Johnson n'est pas méprisant envers celui qui est ici censé représenter l'autorité ! Et pourtant, alors que le doute subsiste, patatras ! L'illusion disparaît et le caractère redoutablement professionnel et aiguisé de Benoit Blanc se fait jour. Mieux, ATTENTION SPOIL, le fameux détective résoudra le meurtre avant que les cinquante premières minutes ne se soient écoulées FIN DU SPOIL. Sachant que le film dure plus de cent-quarante minutes, forcément, il y a un hic que le scénario résoudra à son tour de manière magistrale. Sans se détourner de l'objectif principal, revenons encore une fois sur l'humour. Ici, l'on n''est absolument pas dans la caricature et pourtant, s'il fallait décrire l'attitude de chaque personnage, leur caractérisation et les nombreuses situations qui prêtent à rire, on se rendrait rapidement compte que ces cinquante premières minutes contiennent pratiquement autant de scènes humoristiques qu'il y a de plans. Du montage de Bob Ducsay jusqu'à la photographie de Steve Yedlin en passant par l'interprétation, l'écriture et la mise en scène, Glass Onion-A Knives Out Mystery est un pur joyau. Ce qui en revanche risque de faire tiquer certains spectateurs se manifeste au sein même du script et de la réalisation qui, aussi aventureux soient-ils, dénaturent et déconstruisent le concept même de Whodunit. Le récit semble échapper aux personnages, tous plus ou moins caractérisés d'ailleurs (le scientifique Lionel Toussaint incarné par Leslie Odom Jr y est tout simplement superficiel, voire... ''fantomatique'') tandis que le récit part dans un délire assez inattendu jusqu'à un final apocalyptique en forme de feu d'artifices qui trahirait presque certaines faiblesses d'écriture. Mais ne boudons pas notre plaisir car l'aventure demeure passionnante. Notons qu'actuellement le troisième volet de la franchise pour l'instant sobrement intitulé Knives Out 3 est en cours de développement et devrait voir le jour en 2025...

 

jeudi 14 juillet 2022

Army of the Dead de Zack Snyder (2021) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Il fait (trop) chaud, il fait (trop) beau et dans ces cas là, impossible de garder une posture plus de cinq minutes sans en changer. Cinq sens et même pas capable de léviter pour éviter tout contact avec n'importe quelle surface. Sept millions d'années d'évolution pour ne pas avoir encore trouvé la solution radicale contre les grandes chaleurs. Bon ! Vu que j'ai pas envie de me lever les fesses toutes les quatre-vingt dix minutes pour changer de média, ce soir et la nuit prochaine seront chargés en films dont la durée minimum devra avoisiner les cent-cinquante minutes. Pour commencer, Army of the Dead de Zack Snyder. Le genre de réalisateur qui en général me rebute au plus haut point. Même son remake de Dawn of the Dead de George Romero n'était pas parvenu à me convaincre en 2004. Parce qu'un zombie, ça ne court pas mon p'tit bonhomme. Au mieux, ça déambule comme un somnambule sous l'emprise de l'alcool. Pas fan de super-héros, j'ai vite fait le tour de sa filmographie et n'aie même pas jeté un œil désintéressé à sa Snyder Cut de Justice Ligue. C''est donc avec d'infinies précautions que je me suis lancé dans l'aventure Army of the Dead. Cette exclusivité Netflix mise à disposition l'année dernière. Télécommande en main, prêt à dégainer à la première occasion et à arrêter le massacre, j'ai pourtant décidé de faire l'effort d'aller jusqu'au bout. Deux-heures et vingt-huit minutes de long-métrage, voilà ce qui m'attend. Nombreux sont ceux qui ont déjà découvert le film. Lesquels s'étaient sûrement rués dessus le jour de sa sortie, le 21 mai 2021. Un événement. Comme aurait dû l'être aussi la séquelle (officielle?) de Massacre à la Tronçonneuse réalisée en 2020 par David Blue Garcia et proposée sur la célèbre plate-forme dès le 18 février dernier. Dans un cas comme dans l'autre, c'est la déception qui va alors primer. Surtout pour le second à vrai dire puisque du film de Zack Snyder, je n'attendais en réalité pas grand chose. C'est drôle car dans mon esprit, j'avais déjà pondu un article sur le sujet. Mais j'ai eu beau chercher un peu partout dans l'incroyable bordel que représente mon fatras de documents ODT parsemés sur mes différents DD, nulle trace d'un quelconque avis sur la chose...


Et pourtant, je me souviens qu'à l'époque, j'avais comme sans doute beaucoup d'abonnés à Netflix, réservé ma soirée pour regarder le film d'horreur fleuve de Zack Snyder. J'en avais même gardé un souvenir ému... par l'amertume... Il faut dire qu'à redécouvrir Army of the Dead aujourd'hui et à réaliser combien la plupart des séquences s'étaient effacées de ma mémoire, le film m'apparaît encore plus mauvais que la première impression qu'il m'avait laissée. D'une prétention sans égale et d'un maniérisme qui donne la nausée, le film de Zack Snyder ressemble en fait davantage à une longue, très longue, trop longue cinématique de jeu vidéo qu'à un véritable film d'horreur. Je me demande ce qu'aurait pensé George Romero de cette purge dont le budget est évalué entre soixante-dix et quatre-vingt dix millions de dollars. Connaître sa réaction face à ces créatures Alpha exploitant sans vergogne le concept du Bub de Day of the Dead et sans doute encore plus le Big Daddy de Land of the Dead ! Énorme clip de presque deux-heures et demi, Army of the Dead est un spectacle haut en couleurs absolument insupportable. Bourrin, sans finesse et sans la moindre parcelle d'intelligence, le film enchaîne toute une série de séquences usant abusivement de ralentis, d'effets visuels, les personnages étant en grande majorité bas du front. Faisant fi de ce qui fait l'essence du zombie cher à George Romero, Zack Snyder ne se repose pas sur ses acquis et propose différentes évolutions du mythe. Des Alphas dont les postures sont d'abord dictées à des fins esthétiques mais qui malheureusement frisent le ridicule. Des Boiteux qui, plus que le mythe du zombie semblent parfois se référer aux vampires puisqu'ils ne paraissent pas devoir supporter la lumière du soleil. Avec ce léger détail qui veut que sous l'action de la pluie ils reviennent à la vie !!!


Et non, ça n'est pas une mauvaise plaisanterie de ma part. Le film ne demande même pas le minimum syndical de réflexion nécessaire au sentiment d'angoisse lors les séquences censément les plus tendues. Army of the Dead semble avoir été conçu dans l'unique but de satisfaire les envies immatures de son auteur ainsi que les téléspectateurs dépourvus de réflexion. Les personnages eux-mêmes, et pourtant dieu sait s'ils sont en nombre important, ne comptent parmi leurs rangs aucun individu susceptible d'être apprécié des spectateurs. Hommes et femmes transpirent la fonte, la poudre et les testostérones. Vous me direz que pour la réflexion, on a toujours le choix de se retourner vers un autre type de cinéma mais ici, dans le cas présent, tout semble stérile, superficiel et contrefait. Pas drôle du tout malgré l'enchaînement de punchlines (toutes plus inefficaces les unes que les autres), pas davantage effrayant, le film se montre particulièrement avare en matière de scènes d'horreur, confirmant ainsi qu'il s'agit d'une œuvre visant tous les publics (jusqu'aux plus jeunes) et pas seulement les vrais fans de cinéma d'épouvante. Vulgaire et parfois doté de CGI étonnamment laids, avec son film Zack Snyder semble ne pas se soucier un seul instant du mythe du zombie et de la légende qui l'entoure et paraît même s'en moquer. Army of the Dead a beau multiplier les séquences d'action et les interventions de zom... créatures, le long-métrage se montre en fait d'un ennui assez sidérant. Au final, Army of the Dead n'est pas davantage qu'un nanar friqué et complaisant. Après une telle expérience, il n'y aura guère qu'une cure à base de la trilogie originelle de George Romero, du Retour des morts-vivants de Dan O'Bannon ou bien même du Virus Cannibale de Bruno Mattei pour faire oublier cette totale indigence...

 

dimanche 11 mars 2018

Sélection de 3 films à voir, à revoir... ou à éviter (4).

Bushwick part d'un principe fort intéressant. Du moins le suppose-t-on durant les cinquante premières minutes qui ne nous éclairent pas vraiment sur ce qui se déroule en ville. Les cinéastes américains Jonathan Milott et Cary Murnion semblent préférer mettre en scène un récit tournant autour de ce qui pourrait éventuellement ressembler aux prémices d'un monde post-apocalyptique en devenir. Il est vrai qu'en temps normal, le septième art a tendance à offrir aux spectateurs quelques rares explications concernant l'éradication de toute forme de civilisation et par la même, de toute espèce d'humanité chez les rares survivants. Plongeant ainsi ces héros d'un monde nouveau dévasté par une guerre nucléaire, une invasion extraterrestre ou un virus, directement au cœur de terres dévastées où le seul but n'est plus que de survivre à la barbarie environnante et à la famine. D'un conflit, il s'agit ici, comme nous l'apprendra plus tard le soldat d'une armée qui tue sans distinction d'âge, de sexe ou d'origine quiconque se trouve sur son chemin. Serait-ce l'armée de l'ancienne URSS ? Ou celle d'un état islamiste ? Peut-être encore un contingent de soldats venus d'on ne sait quel pays qui jusqu'ici sommeillait en attendant le meilleur moment pour s'attaquer aux États-Unis ? Non, le combattant vient en réalité de beaucoup moins loin. En effet, le Texas a décidé de faire sécession avec les États-Unis par ordre des Pères Fondateurs de la Nouvelle Coalition Américaine. En bref, ce que veut le peuple du Texas, c'est son indépendance, loin de toute tyrannie gouvernementale. Un message éminemment emprunt de paranoïa. N'empêche, dans les rues, le massacre prend une ampleur catastrophique. Surtout qu'armés jusqu'aux dents, les habitants du coin se défendent contre l'armée des envahisseurs. La guerre civile étant déclarée, certains en profitent même pour perpétrer des vols et des assassinats en toute impunité. C'est au cœur de cette violence qu'interviennent Stupe et Lucy, les deux principaux personnages de Bushwick.
Techniquement, le film est construit autour d'une série de très longs plans-séquences qui parfois, ont malheureusement beaucoup de mal à cacher les raccords. Car en effet, ces dits plans-séquences sont tous truqués et révèlent les limites du procédé. Apparemment très inspiré par l'un des fabuleux plans-séquences de l'excellent film d'anticipation de Alfonso Cuarón, Les Fils de l'Homme, c'est au niveau de l'intrigue que Bushwick montre surtout ses limites. Car à part la traversée d'une ville assiégée par des tirs de mitraillettes nourris et des explosions fréquentes, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Alors bien sûr, le film en jette plein la vue visuellement. La mise en scène et le montage sont aux petits oignons, mais à part la prouesse technique, le film de Jonathan Milott et Cary Murnion manque cruellement d'émotion... ❤❤❤❤💔💔💔💔💔💔

Silent Hill, c'est au départ un jeu vidéo créé par le concepteur  japonais Keiichiro Toyama. L'idée d'une adaptation au cinéma pouvait autant faire frissonner de méfiance les fans du jeu qu'elle pouvait laisser imaginer un univers aussi effroyable que le jeu vidéo lui-même. Méfiance tout d'abord car jusqu'en 2006, les adaptations de jeux vidéos avaient donné naissance à de redoutables navets (Street Fighter et Mortal Kombat pour ne citer que parmi les plus connus). Mais aussi, quelque part, un certain intérêt puisque Silent Hill, le jeu, ce fut des millions d'exemplaires écoulés, plusieurs suites sur différents supports et surtout, des heures et des heures de jeu terrifiantes dans un univers cauchemardesque. Un univers que parviendra pourtant à retranscrire sur grand écran et ce, avec brio, le cinéaste français Christopher Gans. Pas seulement une grande adaptation d'un monde au départ strictement vidéoludique, mais un grand film tout court. Une œuvre de plus de deux heures faisant la nique à la plupart des films d'épouvante toutes générations confondues et cela grâce à une esthétique et une vision de l'Enfer tout à faits inédits. Avec un luxe de détail, Christopher Gans plonge son héroïne incarnée par l'actrice australienne Radha Mitchell dans un dédale tortueux procurant une sensation d'étouffement démultiplié grâce à la sensation que rien ne peut permettre à cette jeune femme lancée à la recherche de sa petite fille, de pouvoir quitter les lieux. Une ville sinistrée, plongée dans un brouillard opaque, recouvert d'une épaisse couche de cendre. Outre des décors qui se désagrègent au son d'une sirène dont le retentissement laisse forcément son empreinte sur la santé mentale du spectateur, l'un des atouts de Silent Hill demeure dans son bestiaire fantastique, parmi lequel on trouve de terrifiantes et hyper-charismatiques créatures des Enfers. Qui parmi ceux qui ont vu le film de Christopher Gans peut aujourd'hui encore oublier les Bubble Head Nurses, le Janitor, ou le pire de tous, le Pyramid Head et son immense hachoir ? Pas ceux qui ont plongé tête baissée dans l'un des meilleurs films sur le sujet. Une œuvre que l'on rangera aux côtés du Hellraiser de Clive Barker pour ses visions torturées et ses âmes damnées. Une œuvre qui de plus, apporte un certain nombre de réponses aux interrogations que l'on pouvait se poser à l'époque de la sortie du jeu. Six ans plus tard une suite tardive arrivera sur les écrans en 2012. Un Silent Hill Révélation 3D de piètre réputation, réalisé par le cinéaste britannique Michael J. Basset (Christopher Gans étant lui-même malheureusement retenu sur un autre projet). Malgré le bide retentissant de cette suite et la majeure partie des critiques l'ayant purement et simplement assassiné, un troisième opus est toujours prévu, avec, à la réalisation Michael J. Basset lui-même... ❤❤❤❤❤❤❤💔💔💔

Pour terminer, je voudrais revenir sur un long-métrage que je n'avais vraiment pas  apprécié à sa juste valeur lors de sa découverte alors que la seconde et très récente vision allait m'être bénéfique. Terminée cette impression d'assister à un spectacle pro-adolescents, de ces œuvres qui érigent des gamins en nouveaux et incohérents sauveurs d'une humanité en perdition. Contrairement à ce que j'avais pu supposer la première fois, Hunger Games est beaucoup mature qu'il n'en a l'air. Basé sur le premier volet de la trilogie éponyme écrite par la romancière américaine Suzanne Collins, ce premier long-métrage installe un univers dystopique qui n'est pas loin de rappeler des œuvres cinématographiques telles que Logan's Run, Running Man ou plus près de chez nous, Le Prix du Danger. Un futur immédiat s'appropriant certains codes du péplum, du survival, tout en traitant sous l'angle de la science-fiction, des faits-divers, eux, bien réels (les émeutes raciales). Ce que cite le film comme districts n'est rien d'autres qu'une somme de quartiers concentrationnaires cultivant le communautarisme régit par une Haute Société ne mélangeant pas les torchons et les serviettes. Sous un prétexte aussi fallacieux que celui qui voudrait que la descendances d'individus ayant accompli des actes répréhensibles paient pour ces derniers, Hunger Games est l'occasion de maintenir une certaine cohésion entre les populations défavorisées en jouant sur leurs peurs. Mais c'est aussi un moyen efficace de divertir dans une certaine allégresse, les nantis, qui sous couvert du spectacle, peuvent sans honte se repaître de la mort d'individus dont la survie n'a aucune espèce d'importance de toute manière.
Ce premier volet de la quadrilogie Hunger Games assure le spectacle dans des environnements aussi divers qu'une cité où l'abondance règne, tandis que dans les Districts, la moindre bouchée de pain se monnaie. Arrive alors la seconde partie, énergisant un scénario déjà fort passionnant, jetant vingt-quatre adolescents âgés de douze à dix-huit ans dans une arène sauvage où tous les coups sont permis. A ce titre, on comparera le film de Gary Ross (qui abandonnera la réalisation du second volet au profit de Francis Lawrence) au Battle Royale du japonais Kinji Fukasaku. Le Japon y étant en proie à une adolescence violente et désobéissante, le gouvernement s'en débarrasse en lui laissant libre cours pour assouvir son désir de mort sur une île sauvage. Hunger Games, sous ses allures de blockbuster (ce qu'il demeure d'ailleurs, au passage), est un grand film d'aventure où la violence n'épargne même pas des gamins âgés d'à peine douze ans. Le rythme est soutenu (surtout dans sa deuxième partie). L'un des points positifs du long-métrage de Gary Ross est d'éviter toute surenchère en matière d'effets-spéciaux, offrant ainsi à son œuvre, une certaine crédibilité. Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson y forment un couple épatant, tandis que l'on croise en chemin, la route des excellents Woody Harrelson et Donald Sutherland. Au passage, on notera la présence du chanteur Lenny Kravitz dans le rôle de Cinna. Une opportunité habituellement agaçante qui loin d'être casse-gueule se révèle ici être un atout majeur. Le film, superbement mis en musique par les compositeurs  James Newton Howard et T-Bone Burnett, à sa sortie dans les salles, sera un immense (et mérité) succès. En deux jours seulement, et ce, sur le seul territoire américain, le film remportera soixante-dix millions de dollars de recettes. Soit pratiquement le budget du film se montant, lui, à soixante-dix huit millions de dollars. Après cet immense succès, trois suites verront le jour : Hunger Games : L'Embrasement en 2013, Hunger Games : La Révolte, partie 1 en 2014 et enfin, Hunger Games : La Révolte, partie 2 en 2015... ❤❤❤❤❤❤❤💔💔💔
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