Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Bonnie Bedelia. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bonnie Bedelia. Afficher tous les articles

samedi 20 octobre 2018

Cycle Stephen King : Needful Things de Fraser Clarke Heston (1993) - ★★★★★★★☆☆☆



À l'origine de Needful Things, le roman homonyme sortit chez nous sous le titre Bazaar en 1991. Une très bonne surprise que ce dix-huitième ouvrage grand format de Stephen King qui depuis un certain nombre d'années a publié quelques immenses gros pavés qui seront par la suite adaptés au cinéma et à la télévision avec plus ou moins de bonheur. The Stand, Pet Semetary, It, Misery, ou encore The Tommyknockers avec lequel Needful Things partage un certain nombre de points communs. Mais sans doute pas autant qu'avec le futur scénario original qu'il écrira à l'occasion de la mini-série en trois parties, Storm of the Century. Cette année 1993 est plutôt un bon cru pour le plus adapté des écrivains d'épouvante américains puisque outre le cinéaste Fraser Clarke Heston qui se penchera donc sur Needful Things, George Romero remettra les pieds dans le plat pour la seconde fois après Creepshow en 1982 avec The Dark Half cette année là.
L'intrigue se situe dans la ville de Castle Rock, une communauté fictive inventée par Stephen King et servant de cadre à plusieurs romans et nouvelles de l'écrivain. C'est là que s'installe l'antiquaire Leland Gaunt. Un vieil homme qui propose des objets hétéroclites (on y trouve notamment de rarissimes cartes de base-ball) à un prix défiant toute concurrence mais en échange desquels, l'acheteur est contraint d'accepter de lui accorder une petite faveur. Enfin, petite. Celle-ci aura toujours des conséquences dramatiques puisque jouant sur les nerfs et les inimitiés latentes des habitants de Castle Rock. D'abord ravi de recevoir dans sa petite ville un nouveau venu, le shérif Alan Pangborn se rend très vite compte que la double mort de deux de ses concitoyennes a un rapport avec l'arrivée de Leland Gaunt. Mais les accidents ne s'arrêtent pas là. En effet, comme mus par une force invisible les poussant à commettre des actes répréhensibles, tous les habitants agissent de manière anormale. Bientôt, Castle Rock devient le théâtre d'un chaos indescriptible que le shérif ne parvient malheureusement pas à contenir. Pendant ce temps là, L’antiquaire compte les points...

Aussi dramatiques que puissent être les événements qui se déroulent dans une ville à l'apparence plutôt calme mais où couve en réalité une haine que partagent certains habitants (celle opposant Wilma Jerzyck et son ennemie jurée Nettie Cobb étant très représentative), il est possible de ressentir une certaine jouissance à voir se chamailler comme des gamins des adultes responsables avant que la mort ne les emporte. Des habitants d'une petite ville américaine aux prises avec celui que l'on sera tenté de comparer au Diable. Un démon qui peu à peu, et de manière insidieuse, montre son vrai visage. De longs doigts prolongés par des ongles ressemblant à des griffes, et des dents qui jaunissent à vue d’œil. Pas vraiment très esthétiques d'ailleurs, ces dernières, au vu de l'impeccable tenue générale d'un antiquaire superbement incarné par l'acteur franco-suédois Max von Sydow. Aussi impressionnant que talentueux, l'exorciste du film homonyme réalisé par William Friedkin en 1973, mais aussi et surtout l'acteur fétiche du cinéaste suédois Ingmar Bergman, cabotine tout en demeurant d'une méchanceté crasse, MAIS, distinguée.

Leland Gaunt fait partie de ces personnages charismatiques développés par Stephen King dans un certain nombre d'ouvrages au point que l'on pourrait se demander s'il n'est pas un seul et même individu se camouflant sous divers identités. Leland Gaunt ne partage-t-il pas en effet de nombreux points communs avec André Linoge de Storm of the Century ou Randall Flagg de The Stand et de The Dark Tower ? Ces dernières années, entre excellentes adaptations (Misery) et nanars (Sleepwalkers), le grand écran semble nous avoir habitués à des sorties plus ou moins convaincantes. Fort heureusement, Needful Things fait partie de ces bonnes choses qui furent extraites des écrits de l'écrivain d'épouvante. Un joyeux bordel mettant à jour le caractère pernicieux de l'âme humaine. Une partie d'échec entre le Diable et les pieux habitants d'une petite ville américaine qui cache quelques sombres secrets. Face à Max von Sydow, l'acteur Ed Harris, qui outre une carrière exemplaire à travers d'excellents longs-métrages (L’étoffe des Héros, Abyss, Apollo 13, A History of Violence), apparaîtra à plusieurs occasions dans des adaptations de Stephen king au cinéma (Creepshow) ainsi que sur le petite écran (The Stand). A ses côtés, l'actrice Bonnie Bedelia dont le visage ne nous est pas inconnu puisqu'elle interpréta le rôle de Holly Gennero dans les deux premiers volets de la franchise Die Hard, Piège de cristal et 58 minutes pour vivre...

dimanche 20 mai 2018

Die Hard 1 - Piège de Cristal de John McTiernan (1988) - ★★★★★★★★★☆



1988, année de naissance de l'un des plus fameux personnages du cinéma d'action. Pourtant, avant de devenir l'être de chair que les amateurs ont pu apprécier au moins durant ses trois première apparitions sur grand écran (après, ça se gâte sérieusement), John McLaine est à l'origine le personnage d'un roman de Roderick Thorp. Je rectifie : à l'origine, Joe Leland est un personnage de roman, dont le nom fut abandonné par celui de John McLane à l'écran, sous la houlette des scénaristes Jeb Stuart et Steven E. De Souza qui réadaptèrent donc pour le compte du cinéaste américain John McTiernan, le récit de cet inspecteur à la retraite venu visiter le siège social de la Klaxon Oil Corporation où travaille sa fille Stephanie Leland Gennaro (l'actrice Bonnie Bedelia conservera le nom de famille de son personnage mais changera de prénom pour devenir Holly Gennero McLane). Désormais, l'inspecteur McLane se rend au Nakatomi Plaza où doit avoir lieu une fête de Noël. Mais les choses vont se dérouler différemment lorsqu'un groupe de terroriste menés par un certain Hans Gruber va prendre en otage tous les convives. Heureusement pour ces derniers, McLane est là. Et il va tout faire pour sauver son épouse ainsi que le reste des otages...

Évidemment, vu comme ça, on se dit que le scénario est des plus simpliste. Et d'une certaine manière, cela est vrai. Mais c'était sans compter sur la maîtrise absolue de John MacTiernan en matière de mise en scène et sur la présence du très charismatique Bruce Willis dans le rôle principal. Die Hard ou, Piège de Cristal est sans aucun doute l'un des meilleurs films d'action de la fin des années quatre-vingt. Nouveau personnage érigé en héros justicier comme purent l'être Paul Kersey (Charles Bronson) de la série Death Wish et l'inspecteur Callahan (Clint Eastwood) de la saga Dirty Harry, John MacLane est de ces personnages inévitablement attachant. Aussi drôle qu'efficace, c'est à travers les quarante étages d'un immeuble luxueux, ses longs couloirs, ainsi que ses conduits exigus que l'inspecteur va donner de sa personne comme rarement on avait vu cela sur grand écran. Sorte de Rambo urbain, c'est pourtant au départ armé d'un simple revolver qu'il va d'abord affronter son ennemi. Et celui-ci est de taille, puisque constitué d'une dizaine de terroristes rompus à l'exercice de la prise d'otage. Pour une raison que l'on découvrira n'être qu'un prétexte, Hans Gruber et ses hommes sont en réalité venus récupérer les six-cent quarante millions de dollars en bons au porteur enfermés dans le coffre-fort de Joseph Takagi, le dirigeant de la branche américaine de la société Nakatomi. Dans le rôle de Hans Gruber, l'acteur Alan Rickman qui n'était non pas un acteur allemand comme laisse le prétendre le récit, mais un britannique originaire de Londres. Autre personnage dont la présence ne laisse pas indifférent, celui composé par l'acteur Hart Bochner. Harry Ellis est un proche collaborateur, le nez poudré de cocaïne, lourdingue, volatil et finalement particulièrement dangereux puisque capable de retourner sa veste dans les pires moments.

Après vingt minutes forcément calmes puisque précédent l'arrivée des terroristes, l'action démarre au quart de tour. Les coups de feu résonnent, les explosions se multiplient et John McLane entre en action. Un super-héros sans costume mais capable de se tirer de situations fort périlleuses. Bruce Willis brille indéniablement par sa présence et crée ainsi un personnage à la hauteur des enjeux. Pourtant, il aurait pu en être autrement puisqu'à l'origine l'adaptation du roman de Roderick Thorp devait donner lieu à une suite de Commando de Mark L. Lester dans lequel le body buildé Arnold Schwarzenegger sauvait des mains du général Arius et de ses hommes, sa fille Jenny, incarnée par la délicieuse Alyssa Milano. L'ancien culturiste refuse et finalement, le projet tombe entre les mains de John McTiernan qui l'année précédente rencontra un immense succès avec le génial Predator. Le rôle de John McLane par contre, mettre du temps avant d'être offert à Bruce Willis puisque, au hasard, Sylvester Stallone, Mel Gibson, Richard Gere et d'autres encore furent évoqués avant lui. 
 
Il existe beaucoup d'anecdotes tournant autour de ce film au budget de vingt-huit millions de dollars mais l'une des plus amusantes demeure dans le fait que l'acteur Alan Rickman avait peur des armes et que lorsque retentissait un coup de feu durant le tournage, il sursautait automatiquement. Un problème qui fut résolu assez simplement puisque toutes les scènes durant lesquelles il devait lui-même faire usage d'une arme furent coupée à l’exception de celle où il tue Joseph Takagi. Autre anedcote indirectement liée au film de John McTiernan : le cinéaste français Charles Nemes tourna en 2001 La Tour Montparnasse Infernale, une parodie de film d'action avec Eric Judor et Ramzy Bédia. Parmi les quelques sources d'inspiration, Piège de Cristal s'y situe en bonne place.
L'année de sa sortie, le film engrange presque l'équivalent de trois fois la mise de départ rien que sur le territoire américain. Chez nous, il attirera plus de six-cent cinquante spectateurs. Une légende était donc née. Le succès du film est tel qu'un deuxième film sera mis en chantier et sortira presque deux ans jour pour jour. Réalisé cette fois-ci par le cinéaste Renny Harlin, Die Hard 2 sortira chez nous sous le titre 58 Minutes pour Vivre...


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...