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jeudi 24 septembre 2026

Résident débile de Laurent Coiffic (2000) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

En attendant d'aller voir dans les jours prochains la toute nouvelle itération cinématographique basée sur l'univers du jeu vidéo créé par Capcom, Resident Evil, mieux que de me refarcir l'intégralité des œuvres sorties depuis sur grand écran, sur support physique ou numérique, j'ai choisi de m'intéresser au très superfétatoire Résident débile dont la définition même n'arrive pas vraiment à coller au sentiment de désespoir qui peut étreindre le spectateur devant un film aussi pitoyable. Mais l'appeler Resident à chier ou Resident je viens de voir l'une des plus grosses merdes qu'il m'ait été donné l'occasion de contenpler n'ayant bien évidemment aucun sens, devenu tributaire d'une licence vidéoludique qui ne lui a pourtant rien demandé, Laurent Coiffic n'aura ''marqué'' de son empreinte le septième art qu'à trois occasions. Directeur de la photographie en 2017 sur Les 4 sales locataires de Cyril Étesse, voix-off sur le court métrage Revolution de Joffrey Schmitt en 2024, il commença et termina donc sa carrière de réalisateur en l'an 2000 avec Résident débile dont il serait carrément osé d'expliquer le sens hautement ironique et parodique du titre à celles et ceux qui connaissent le jeu vidéo dont il s'inspire. À la lecture du script de Laurent Coiffic, de Stephen Moret et de Christopher Croce, tout laissait plus ou moins supposer une œuvre certes parodique mais fidèle au terreau d'origine. Que nenni puisque si la division des forces spéciales S.T.A.R.S. (pour Special Tactics and Rescue Service) est évoquée tout comme certains personnages iconiques de la franchise comme Albert Wesker sont présents à l'écran, ne rêvons tout de même pas d'une aventure humoristique reprenant les différentes étapes des premiers jeux vidéos. La ville de Racoon City est ici remplacée par la forêt de Racon ! Une forêt qui ressemble d'ailleurs moins à celles de Mallemoisson, de Rialsesse ou des Bertranges en France qu'à un petit parc agrémenté d'une flore dont les espèces n'ont pas le moindre intérêt. Tout commence lorsqu'un couple en mode ''Un gars, une fille'' dont le cinéaste pille sans vergogne la typographie et la musique meurt attaqué par un zombie. Afin d'enquêter sur place, le colonel Albert Wesker fait notamment appel à deux anciens camarades de la guerre du Vietnam Spring Fellow Hawk et Dur Snake Source...


Mais tandis que le groupe devra affronter des ''hordes'' de zombies, ils devront également faire face à d'anciens adversaires en les personnes de Heinrich Kroeger, Sniper Waf et Fluide Snake Octopus... Que dire, hum, hum. Comme l'aurait sans doute si bien définit le philosophe Jacquouille la Fripouille, Résident débile, c'est de la grosse merdasse ! Une parodie, certes, des jeux Resident Evil mais aussi de la licence Metal Gear Solid, mais il faut voir dans quel état le réalisateur laisse les spectateurs qui après à peine moins de soixante-dix minutes finissent avec moitié moins de neurones que les quelques zombies qui râlent à l'écran. On pourrait facilement hurler devant ce naufrage qui renvoit même à l'état de chef-d'œuvre la pire parodie officielle de n'importe quel film d'horreur ou thriller ayant vu le jour sur grand écran. Pourtant, en remontant sur les origines du concept et sur l'expérience calamiteuse de son auteur Laurent Coiffic lors de ses études de cinéma dans une école qu'il jugea de merdique alors qu'il avait déboursé l'astronomique somme de trente-mille francs pour un résultat qui frisa le néant, l'on a déjà beaucoup moins envie de lui taper sur les doigts. Un budget de dix-mille balles et une équipe d'acteurs recrutés parmi ses amis, Laurent Coiffic fait ce qu'il peut, avec ses faibles moyens financiers, le peu d'expérience des interprètes et de sa mise en scène. Le plus drôle ne se situant pas dans les dialogues mais bien dans l'évocation des différentes sources d'inspiration du réalisateur car sans craindre le ridicule celui-ci cite David Fincher, Ridley Scott, Hideo Kojima ou encore John Woo ! Laid, mal joué et trèèèèèèèès rarement inspiré côté dialogues et situations même si certaines références peuvent faire sourire (le coffre à diamants et la petite ritournelle de la licence Zelda comme seul exemple), Résident débile est vraiment pénible. Sans avoir demandé aucune licence, le bonhomme agrémente l'ensemble de toute une série de références musicales puisque Laurent Coiffic a '''emprunté'' diverses sources issues de plusieurs jeux estampillés Resident Evil, tout comme l'on peut entendre les thèmes du Retour vers le futur, de Benny Hill, ou des jeux Rainbow Six et Parasite Eve... Bref, à éviter de toute urgence !

 


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