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vendredi 25 septembre 2026

Claustro de Olzhas Bayalbayev (2023) - ★★★★★★★☆☆☆

 




Un concept absolument génial pour un résultat........ malheureusement, mi-figue, mi-raisin. Imaginez : un homme (Roman Zhukov dans le rôle de Max) part chercher son ami en voiture afin de le ramener chez lui. Lorsqu'il arrive, il est convié par un inconnu à pénétrer un appartement où ont démarré des festivités honorant le patriarche de la famille. Là, Max retrouve Dan, l'ami en question, qui est accompagné de sa petite amie Kema (Elizaveta Yuryeva). Tandis que Dan s'éloigne en compagnie d'une très aguicheuse invitée, Kema décide de s'assurer qu'il n'a pas décidé de se laisser tenter par les charmes de la jeune femme. Quant à Max, il se lève lui aussi de table, pressé de reprendre la route. Quittant la pièce où sont réunies une quinzaine de personnes, les deux jeunes gens se croisent mais lorsqu'ils retournent dans la salle à manger, ils découvrent effarés que le patriarche et tous les invités ont disparu ! Pire : l'appartement semble avoir été reconfiguré. La porte d'entrée a laissé la place à un mur recouvert de tapisserie et certaines pièces donnent directement sur celles que viennent de quitter nos deux protagonistes. Incapables de quitter les lieux, enfermés dans cette étrange prison où le temps semble en outre s'être totalement figé, Max et Kema vont tenter de résoudre cette étrange énigme afin de pouvoir enfin reprendre le cours normal de leur existence... L'idée absolument brillante provient bien évidemment de l'architecture propre à l'appartement qui sert de lieu exclusif à l'intrigue. Ici, une porte passée donne exactement sur la même pièce que traversée précédemment. Le réalisateur, scénariste et monteur kazakhstanais Olzhas Bayalbayev concentre donc le récit autour de cet appartement qui fait ainsi office de personnage à part entière. Un premier ''acte'' particulièrement ludique met en scène nos deux personnages face à l'étrangeté du phénomène. Le cinéaste s'amusant de la situation lorsque notamment, Max lance à plusieurs reprises une balle de tennis dans son dos pour la voir immédiatement rebondir devant lui. Expliquant ainsi par ce geste on ne peut plus anecdotique la mécanique même de l'environnement...


Plutôt que de se référer exclusivement au principe de claustrophobie, le titre Claustro du long-métrage renvoie également à cette forme de représentation des souvenirs enfouis que n'intègrent pas immédiatement les deux principaux protagonistes en ignorant tout d'abord une partie de leur passé avant de comprendre que l'enjeu du récit leur est directement lié ! Là où l'intrigue se grippe quelque peu se situe dans l'intervention répétée de jeunes enfants, ou plutôt de leurs ectoplasmes, décédés dans diverses circonstances, dont les fantômes sont eux aussi bloqués dans l'appartement. Ayant notamment besoin de l'intervention de Max, une jeune fille réclame par exemple ses deux souliers rouges afin de pouvoir quitter les lieux. Une fois la mission accomplie par le jeune homme, la situation de l'appartement se débloque une fois la gamine ''évaporée''. Un concept que répète à plusieurs reprises Olzhas Bayalbayev tout en délaissant parfois malheureusement l'idée principale de l'appartement labyrinthique. Assez répétitive, l'intrigue est en outre alourdie par quelques ventres mous dont nous nous serions bien passés. En effet, afin de consolider la relation entre Max et Kema après des débuts plutôt glacés, le réalisateur laisse le temps à ses personnages de s'approcher, de s'apprivoiser et au final, de s'aimer (ou plus simplement de se désirer, du moins si l'on considère ainsi leur nouvelle relation dès qu'ils commencent à coucher ensemble). La présence des enfants crée une rupture et donne au film un caractère que l'on rencontre souvent dans les films de fantômes. La surprise passée, le film devient déjà nettement plus classique. Et pourtant, Olzhas Bayalbayev nous réserve un final qui rehausse très largement le niveau qui avait eu tendance à s'effondrer au fil du récit. Entre révélations et moments choc, la dernière partie du long-métrage est vraiment réussie. À travers la présence d'une sorcière, de quelques effets-spéciaux numériques discrets mais bluffants et d'une action qui jusque là était en suspens. Bref, un film à découvrir même s'il n'est pas dénué de défauts...

 

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