N'étant pas un
aficionado de cette franchise débutée voilà vingt-six ans, mes
connaissances à son sujet sont réduites au minimum. Jusqu'ici
constituée de cinq longs-métrages dont les deux premiers furent
réalisés en 2000 et 2001 par Keenen Ivory Wayans, les troisième et
quatrième par David Zucker et le cinquième par Malcolm D. Lee,
cette année a donc vu le retour à l'écran de certains des acteurs
et personnages emblématiques de la série à l'image des frères du
réalisateur, Marlon et Shawn Wayans qui avaient disparu de l'image
après seulement les deux premiers volets. Seules Anna Faris et
Regina Hall qui elles aussi sont de retour avaient persisté jusqu'au
quatrième épisode de la franchise avant d'être remplacées dans le
cinquième par Ashley Tisdale et Erica Ash... Série de films
parodiques, Scary Movie
n'a jamais cessé de brocarder le cinéma d'horreur et fantastique en
se moquant ouvertement des scènes les plus cultes du genre. Et ceci,
sous couvert d'un sexisme et d'une vulgarité totalement décomplexés.
La franchise est surtout connue pour avoir parodié le Scream
de Wes Craven dont il reprendra d'ailleurs dès le départ le nom et
l'apparence du boogeyman connu sous le nom de Ghostface. Un tueur
moins agile, gaffeur, s'auto-parodiant mais toujours aussi cynique et
efficace en terme de bodycount que dans l’œuvre originale. Bon, on
ne va pas se voiler la face. Ici, le compteur neuronal reste figé
sur le chiffre zéro et l'aiguille de n'importe quel détecteur de
conneries demeure dans la zone rouge ! Contrairement aux films
produits et réalisés par les ZAZ
rien ou presque ne se déroule en arrière-plan et les dialogues sont
d'une faiblesse si importante que le réalisateur Michael Tiddes est
contraint de pallier l'asthénie quasi généralisée en terme de
drôlerie par des gags majoritairement visuels...
L'occasion
une nouvelle fois de parodier des œuvres plus ou moins récentes
avec toujours en toile de fond, le Scream
de Wes Craven. Parmi elles, l'on trouve donc notamment des
''relectures'' humoristiques de Sinners,
de Smile 2,
de The Substance,
de M3GAN,
de Candyman
ou encore de Terrifier.
Une séquence en animation, du livestream qui dégénère en jeu de
massacre avec Shorty Meeks (Marlon Wayans) et quelques sketchs à
l'image de Brosferatu,
une séquence post-générique parodiant Nosferatu.
Il est fort à parier que les fans des débuts risquent de verser
leur petite larme d'émotion à la vue du retour des quatre
principaux protagonistes des deux premiers longs-métrages à avoir
vu le jour au début du siècle tandis que celles et ceux qui ne
furent pas spécialement attirés à l'époque par le concept de
grand fourre-tout humoristico-horrifique resteront certainement de
marbre devant une si grande vulgarité et par l’éternelle
propension des auteurs à parler de sexe. Cependant, et même sans
être un adepte du genre, il est possible parfois de lâcher un rire
nerveux devant une séquence tellement ''What
the Fuck''
que s'esclaffer devient irrépressible. La femme fontaine ou le
streamer décapité ayant eu sur moi un réel effet comique !
Pour le reste, Scary MoVIe
n'est qu'un enchaînement de gags lourds et souvent très mal sentis.
De la redondance en veux-tu, en voilà mais une fin plutôt
intéressante qui voit les générations s'affronter lors d'un final
qui plus qu'à aucun autre moment du film exploite le concept de mise
en abyme avec ses héros qui sortent du cadre strict de leur
personnage pour un retour à la réalité opposant de nouvelles
recrues aux créateurs de la franchise. Tout ceci n'est donc jamais
vraiment sérieux et s'avère donc très bas de plafond, immature et
tout de même réservé à un public averti, adepte de pitreries en
tous genres, souvent portées en dessous de la ceinture...
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