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jeudi 18 juin 2026

Scary MoVIe de Michael Tiddes (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

N'étant pas un aficionado de cette franchise débutée voilà vingt-six ans, mes connaissances à son sujet sont réduites au minimum. Jusqu'ici constituée de cinq longs-métrages dont les deux premiers furent réalisés en 2000 et 2001 par Keenen Ivory Wayans, les troisième et quatrième par David Zucker et le cinquième par Malcolm D. Lee, cette année a donc vu le retour à l'écran de certains des acteurs et personnages emblématiques de la série à l'image des frères du réalisateur, Marlon et Shawn Wayans qui avaient disparu de l'image après seulement les deux premiers volets. Seules Anna Faris et Regina Hall qui elles aussi sont de retour avaient persisté jusqu'au quatrième épisode de la franchise avant d'être remplacées dans le cinquième par Ashley Tisdale et Erica Ash... Série de films parodiques, Scary Movie n'a jamais cessé de brocarder le cinéma d'horreur et fantastique en se moquant ouvertement des scènes les plus cultes du genre. Et ceci, sous couvert d'un sexisme et d'une vulgarité totalement décomplexés. La franchise est surtout connue pour avoir parodié le Scream de Wes Craven dont il reprendra d'ailleurs dès le départ le nom et l'apparence du boogeyman connu sous le nom de Ghostface. Un tueur moins agile, gaffeur, s'auto-parodiant mais toujours aussi cynique et efficace en terme de bodycount que dans l’œuvre originale. Bon, on ne va pas se voiler la face. Ici, le compteur neuronal reste figé sur le chiffre zéro et l'aiguille de n'importe quel détecteur de conneries demeure dans la zone rouge ! Contrairement aux films produits et réalisés par les ZAZ rien ou presque ne se déroule en arrière-plan et les dialogues sont d'une faiblesse si importante que le réalisateur Michael Tiddes est contraint de pallier l'asthénie quasi généralisée en terme de drôlerie par des gags majoritairement visuels...


L'occasion une nouvelle fois de parodier des œuvres plus ou moins récentes avec toujours en toile de fond, le Scream de Wes Craven. Parmi elles, l'on trouve donc notamment des ''relectures'' humoristiques de Sinners, de Smile 2, de The Substance, de M3GAN, de Candyman ou encore de Terrifier. Une séquence en animation, du livestream qui dégénère en jeu de massacre avec Shorty Meeks (Marlon Wayans) et quelques sketchs à l'image de Brosferatu, une séquence post-générique parodiant Nosferatu. Il est fort à parier que les fans des débuts risquent de verser leur petite larme d'émotion à la vue du retour des quatre principaux protagonistes des deux premiers longs-métrages à avoir vu le jour au début du siècle tandis que celles et ceux qui ne furent pas spécialement attirés à l'époque par le concept de grand fourre-tout humoristico-horrifique resteront certainement de marbre devant une si grande vulgarité et par l’éternelle propension des auteurs à parler de sexe. Cependant, et même sans être un adepte du genre, il est possible parfois de lâcher un rire nerveux devant une séquence tellement ''What the Fuck'' que s'esclaffer devient irrépressible. La femme fontaine ou le streamer décapité ayant eu sur moi un réel effet comique ! Pour le reste, Scary MoVIe n'est qu'un enchaînement de gags lourds et souvent très mal sentis. De la redondance en veux-tu, en voilà mais une fin plutôt intéressante qui voit les générations s'affronter lors d'un final qui plus qu'à aucun autre moment du film exploite le concept de mise en abyme avec ses héros qui sortent du cadre strict de leur personnage pour un retour à la réalité opposant de nouvelles recrues aux créateurs de la franchise. Tout ceci n'est donc jamais vraiment sérieux et s'avère donc très bas de plafond, immature et tout de même réservé à un public averti, adepte de pitreries en tous genres, souvent portées en dessous de la ceinture...

 

vendredi 14 octobre 2022

A Haunted House de Michael Tiddes (2012) - ★☆☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

A Haunted House de Michael Tiddes me renvoie à un passé douloureux. À dire vrai, en 2009. Lorsque après avoir fièrement affirmé dans mon entourage que je ne me laisserais pas piéger par l'entourloupe Paranormal Activity d'Oren Peli, mon amour pour le fantastique et l'épouvante m'ont contraint à pousser la porte du CGR de Narbonne pour assister auprès de ma compagne à l'une des pires séances de cinéma de toute mon existence. Une purge. Une escroquerie. Voilà les sentiments qui ressortirent de l'expérience Paranormal Activity. L'impression d'avoir côtoyé le vide artistique comme jamais auparavant. Et comme jamais par la suite. Le néant absolu dont la seule évocation me donne encore envie de m'auto-flageller... Mais quel con... quel con. Étant l'un des pires... 'Films ?'' à avoir eu les honneurs d'une projection sur grand écran, c'est avec une satisfaction non dissimulée tout de même mêlée à une certaine dose de méfiance que j'attendais l'arrivée quatre ans plus tard de A Haunted House. Une catharsis me permettant d'oublier cette faute de jugement qui quatre ans plus tôt m'avait coûté le prix de deux places de cinéma. Mais loin de moi de me ruer dans une salle obscure. Attendant fébrilement qu'un de mes proches tombe dans le piège et m'invite en payant de sa poche (n'étant pas fan de la franchise Scary Movie, il aurait fallut que l'on me menace d'un couteau sous la gorge pour que je fasse usage de ma carte bleue) sa place de cinéma et la mienne, la découverte de A Haunted House fut contrairement à ce que j'avais prévu, non pas l’œuvre rédemptrice espérée mais un retour de manivelle en pleine gueule ! Fidèle à l'image de ces comédies parodiques outre-atlantiques de ces deux dernières décennies, le long-métrage de Michael Tiddes se voulait une parodie humoristique de la purge signée par Oren Peli. Et consciemment ou non, le pari du réalisateur fut admirablement remporté tant l'indigence de l'un n'eut rien à envier à celle de l'autre...


Concernant ''l'action'' à proprement parler, A Haunted House propose tout de même un contenu nettement plus fourni que Paranormal Activity. Ce qui n'est pas une gageure vu que ce dernier constituait la base d'une œuvre dont il aurait fallut pour commencer, remplir les pages blanches du scénario. A Haunted House est-il vraiment une comédie ? Si l'on tient compte des gesticulations, des pitreries et des blagues salaces de ses deux principaux interprètes Marlon Wayans et Essence Atkins, la réponse est évidemment, OUI ! Mais, A Haunted House est-il vraiment drôle ? Là, la réponse est évidemment, NON ! Trois fois, cent fois, mille fois, non ! Celui-ci est l'équivalent de l’œuvre qu'il singe de bout en bout. Si je vous dis que que le réalisateur et le scénariste Rick Alvarez de Ghost Bastards (Putain de fantôme) (qui n'est autre que le titre du film en français!!!) ne sont pas descendus jusque dans l'hexagone pour nous y emprunter les services de Francis Veber, de Alexandre de La Patellière, de Matthieu Delaporte ou de tout autre descendant de Michel Audiard, cela n'étonnera personne ! Car A Haunted House fouille au fond du trou (celui des chiottes, de préférence) pour y dénicher ce que l'homme peut avoir la bassesse d'offrir de pire ! Vulgaire, scatologique, on y apprendra notamment que certains représentants du genre humain s'adonnent à l'ursusagalmatophilie. Après avoir cherché sur le net pour trouver ce mot qui colle parfaitement à l'action, j'ai alors réalisé qu'il devait effectivement y avoir un public pour ce genre de film. Car oui, démuni devant l'absence de tout sens comique des dialogues, le personnage de Malcolm Johnson va s'adonner à cette pratique consistant à faire l'amour avec un ours en peluche. Mais que les âmes sensibles se rassurent : dans le cas présent, il ne s'agit que d'un simulacre... bien entendu !


En faisant installer tout un réseau de caméras dans leur nouvelle demeure à lui et sa compagne Kisha Davis, Malcolm Johnson réveille les forces obscures qui y sommeillent. Débute alors un florilège de séquences qui auraient presque pu faire rougir de honte l'immense John Waters (qui je le rappelle, s'avère être (ou fut) l'un des rois en matière de cinéma trash). Kisha sur le trône, larguant un obus au fond des gogues et envoyant des gaz au nez de son compagnon. Kisha pétant sous les draps, Kisha par-ci, Kisha par-là. Une véritable thérapie équivalente à une prise répétée de bromure. Impossible d'être séduit par ce catalogue d'immondices qui n'ont même pas le mérite de nous faire sourire un tant soit peu. D'où le concept de ''rire'' qui lui a encore moins de chance de se positionner comme valeur sûre d'un projet cinématographique désastreux et qui d'emblée sentait de tout manière le faisandé ! Nullissime !

 

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