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mardi 10 mars 2026

La soupe aux choux de Jean Girault (1982) - ★★★★★☆☆☆☆☆




Ça n'est pas tant le film qu'il m'importe ici d'évoquer mais celui qui me conseilla fortement, presque à genoux, de faire l'effort de le redécouvrir plus de quarante ans après sa découverte à la télévision... J'espère que chacun s'accordera à dire que La soupe aux choux est une sombre merde, mais si d'aventure quelques malveillants s'apprêtaient à laisser des commentaires assassins, je préfère tout de suite les prévenir : au premier qui affirmera que l’œuvre de Jean Girault fut et reste d'une importance considérable dans le paysage cinématographique français ainsi que dans la carrière de son auteur et de son acteur fétiche, je menacerai alors de voter le 15 mars prochain pour Sébastien Delocu aux élections municipales ! Et si ce même commentateur persiste ou si d'autres se joignent à lui à la curée, alors, en 2017, je voterai pour Jean-Cul Mélenfion ! Voilà, c'est dit... Pour en revenir à cet ''ami'' qui eut l'outrecuidance d'évoquer dans un authentique premier degré, je le cite, ''Que les États-Unis ont leur E.T l'extraterrestre Steven Spielberg et qu'en France, nous avons La soupe aux choux'', je lui répondrai qu'avec davantage de culture, de ''bon sens'' et d'ironie crasse, il aurait tout aussi bien pu évoquer Rencontre du troisième type! Car c'est tout d'abord de cela dont il s'agit dans ce qui demeure pour le réalisateur français ainsi que pour sa star Louis de Funès, leur avant-dernier long-métrage avant disparition des radars (les deux hommes mourront à un an d'intervalle). Aux côtés de l'une des plus grandes vedettes de la comédie française à laquelle certains ont l'infâme effronterie de lui apposer comme descendant naturel dans le registre de l'humour l'inconsistant Jamel Debbouze, l'on retrouve Jean Carmet dans l'un de ces personnages qu'il affectionnait et qui contrairement au personnage qu'incarne Louis de Funès lui va comme un gant. Il faut dire que malade, essoufflé, amaigri et parfois doté d'affligeantes lignes de dialogue, on n'a pas très envie de voir Louis de Funès dans cet état. Au bord de l'auto-caricature, presque pathétique même si, il est vrai, l'arrivée tardive et le passage éphémère de la jolie et pétillante Christine Dejoux dans le rôle de La Francine apporte une plus-value, Louis de Funès n'est malheureusement plus que l'ombre de lui-même. Adaptation du roman éponyme de l'écrivain et scénariste français René Fallet, La soupe aux choux signe la fin d'une hégémonie. Celle d'un acteur qui su attirer des millions de spectateurs en salle et devant leur poste de télévision tout en incarnant des individus presque majoritairement veules, autoritaires, tyranniques, pleutres devant les hommes de pouvoir et despotiques devant les faibles. 

 

La soupe aux choux dénote d'ailleurs fortement en comparaison des rôles que Louis de Funès interpréta par le passé. En somme, en incarnant Claude Ratinier, dit ''le Glaude'', l'acteur s'est apaisé pour donner la réplique au plus vieux compagnon du protagoniste qu'il incarne en la personne de Francis Chérasse, dit ''le Bombé''. Rôle qui est donc tenu par un Jean Carmet nettement moins présent à l'image que l'acteur-vedette d'une grande majorité des comédies de l'époque. Si ''bizarrement'', beaucoup se réfèrent à la séance de pets du long-métrage, la vérité est que La soupe aux choux est peut-être moins grotesque qu'il n'y paraît. Car au delà des flatulences de nos deux vieilles peaux récalcitrantes à la modernité, le film de Jean Girault évoque malgré tout quelques thématiques pas du tout inintéressantes. Comme les projets de transformation du milieu rural en complexe moderne, la solitude, la perte d'un être cher (qui en outre donne lieu à des retrouvailles relativement touchantes entre le Glaude et la Francine) ou l'indéfectible amitié entre deux hommes... Et puis, il y a cette rencontre improbable entre le Glaude et la Denrée. Un extraterrestre de la planète Oxo attiré par les bruits de pets des deux septuagénaires !?! Pour camper le rôle de la Denrée, l'acteur Jacques Villeret. Comme le veut l'adage ''Le ridicule ne tue pas'', l'acteur survivra à ses deux partenaires pour ne disparaître que vingt-trois ans plus tard, en 2005. Dire que le costume de l'extraterrestre est ridicule est un euphémisme. Confirmer que son étrange façon de s'exprimer est absurde est une évidence. Mais malgré le contraste qui s'opère entre la ruralité du contexte et l'arrivée de la science-fiction dans un genre et une approche qui ne s'y prêtaient pas forcément à de quoi surprendre. Du moins pendant quelques instants et SURTOUT, si l'on n'a jamais vu ou entendu parler de La soupe aux choux... Ouais, bon, ben c'est bien beau tout ça mais le film de Jean Girault ressemble sacrément à un nanar... plutôt ennuyeux dans ses grandes largeurs. Probablement le film de chevet de Delocu et de mon ami, d'ailleurs... Notons malgré tout la célèbre et inoubliable bande musicale analogique de Raymond Lefebvre qui est demeurée dans toutes les têtes...


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