Claude Zidi Jr., auteur
des Déguns 1 &
2
ou de Maison de retraite 2
+ Kev Adams, humoriste pour jeunes écervelés et interprète d'une
pléthores de comédies de seconde zone + Chantal Ladesou, ancienne
''élève'' de la mythique émission de FR3
''La Classe''
+ Didier Bourdon, ancien Inconnu
et acteur capable d'avoir incarné près de vingt rôle en cinq
années seulement = Le jour J.
Une comédie que certains prétendent être la descendante directe de
la trilogie La septième compagnie
réalisée entre 1973 et 1977. En attendant que le vent se calme et
de balayer les feuilles qui risquent de tomber dans la piscine, voilà
que je regarde pour la seconde fois le tout dernier long-métrage du
fils de Claude Zidi après m'être endormi à plusieurs reprises la
veille au soir. Digne héritier de son papa, Junior a donc choisi de
se spécialiser dans la comédie. Mais alors que le paternel nous
avait habitué à des comédies dont certaines sont depuis sont
entrées au panthéon du genre, le fiston a semble-t-il beaucoup de
mal à reproduire ce que faisait Papa en son temps ! Et Le
jour J
en est la plus remarquable représentation. Nous sommes en juin 1944
à la veille du Débarquement en Normandie et Denis Porte (Kev Adams)
est chargé de tromper les troupes allemandes en s'occupant de
soldats et d'armes lourdes factices. Tandis qu'il fait la
connaissance de Sami, un algérien qui rêve de l'indépendance de
son pays d'origine, les deux hommes vont directement se retrouver au
cœur du Débarquement. Aux interprètes cités plus haut, nous
ajouterons Jonathan Lambert, véritable pile électrique et ancien
trublion de La
Grosse Émission
ou sur France 2
dans
l'émission de Ruquier
On n'est pas couchés
dans lesquelles il se grimait à l'effigie des ''stars'' qui étaient
invitées sur le plateau. Si Sami est incarné par Brahim Bouhlel,
Jonathan Lambert joue le rôle d'un abbé. L'on retrouve aussi
Cristiana Reali dans celui de Madeleine Porte, la mère de Denis
ainsi que Marie Parisot dans celui de la jolie Margot pour laquelle
le jeune héros va faire preuve de courage pour affronter l'ennemi.
Au vu du désastre, je commence enfin à comprendre, au bout de près
d'un demi-siècle de cinéphilie, pourquoi il m'arrive de m'endormir
devant certains films.
Tandis
que certains individus s'avèrent capables d'ingurgiter à peu près
n'importe quelle merde sans broncher et ce, jusqu'à la dernière
seconde, ceux qui ont assez de matière grise pour réfléchir et
véritablement ressentir ce qu'ils ont devant les yeux ont cette
faculté de régulièrement ''débrancher'' leur cerveau au moment
opportun. Il y a donc ceux qui vont dresser leur liste des courses
durant telle ou telle séquence ou, donc, ceux qui vont simplement se
laisser attirer dans les bras de Morphée. Parce que, hein !
Faut pas se laisser ''impressionner'' à l'idée que OUI, Le
jour J
pourrait être une variation sur le même thème que La
septième compagnie.
Et si même la trilogie de Robert Lamoureux était très
objectivement nanardesque, elle demeure tout de même très appréciée
des amateurs de comédies plus ou moins franchouillardes.
Interprétation pathétique, dialogues écrits sans une once
d'inspiration, mise en scène plate, le film aura tout de même coûté
huit petits millions d'euros. Une petite somme qui au regard du
résultat paraît malgré tout trop imposante. Surtout que d'un point
de vue technique, la comédie de Claude Zidi Jr. ne fait preuve
d'aucune prouesse particulière. Car si le film est en partie tourné
dans des villages qui semblent vouloir reproduire l'époque évoquée
par le scénario, quelques costumes de soldats nazis ou alliés ne
suffisent pas à plonger les personnages dans une reconstitution
réaliste. Et puis, mon dieu, ces répliques d'un niveau de cours
d'école élémentaire! Ce que tout ceci peut être lourdingue, pas
drôle, et auréolé d'une esthétique de téléfilm vraiment
navrante ! À quoi de toute manière pouvions-nous nous attendre
avec un tel casting ? Mais le pompon reviendra à Chantal
Ladesou, capable de jouer le rôle d'une MILF
aussi excitante qu'une vendeuse de poisson hurlant à qui veut
l'entendre que sa marchandise est fraîche. Poussant en outre le
fardeau d'une sur-interprétation en se caricaturant elle-même.
Bref, Le jour J
est un cancer généralisé dont on ne peut objectivement rien
retirer de positif... en dehors de quelques rires plus ou moins
nerveux. Pas un nanar donc, mais un navet, un vrai !
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