Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


mardi 24 février 2026

Primate de Johannes Roberts (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Je sens que je vais encore me faire des ennemis s'agissant de Primate de Johannes Roberts mais que voulez-vous, je n'ai pas aimé ! Après avoir découvert sur le tard et de ce même auteur 47 Meters Down et sa séquelle ainsi que Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City lors de sa sortie en salle, je ne m'attendais de toute manière pas à découvrir l'un de ces grands films d'horreur qui inaugurent une année en promettant monts et merveilles, victimes d'un buzz qui laisserait entendre qu'ils pourraient faire partie du catalogue des œuvres à posséder impérativement dans toute vidéothèque qui se respecte. Alors, bien sûr, Primate n'est pas non plus l'un de ces gros navets, ni même l'un de ces pseudo-nanars qui constituent la grande majorité des films qui sortent en salle ou directement sur les plateformes de streaming légales. Mais de là à le considérer comme nombre de critiques professionnels ou de spectateurs l'ayant découvert sur grand écran comme étant une grande réussite dans le domaine, j'en suis encore à me demander ce qui a pu à ce point motiver de si nombreuses éloges. Car au fond, qu'est-ce que Primate ? Un énième film d'horreur tournant autour d'une agression animale. Mais si le singe est en soit une créature que l'on a sans doute trop peu vue dans ce genre de production, il serait bon de rappeler aux ''écervelés'' qui ont la mémoire défaillante ou à ceux qui sont bien trop jeunes pour les avoir découvert à l'époque que quelques longs-métrages avaient déjà traité ce genre de thématique. On pense bien évidemment à Link de Richard Franklin et son vieil orang-outan, à Monkey Shines de George Romero et son singe capucin que devait affronter son propriétaire, un tétraplégique, et son entourage, ou encore au beaucoup moins connu Shakma de Hugh Parks et Tom Logan dans lequel un babouin devenait particulièrement agressif après avoir reçu une injection qui devait supposément avoir l'effet inverse... Alors, tout ''bon'' fan de cinéma d'horreur et d'épouvante signifiera sans doute que tout ce que l'on demande au genre est de faire peur tout en déversant son comptant d'hémoglobine. Certes, le long-métrage de Johannes Roberts n'est pas avare en matière de séquences gores. Il se peut même que quelques plans il est vrai plutôt angoissants aient leur petit effet sur une partie du public n'étant pas vraiment habituée à ce genre de spectacle. Mais de là à l'encenser de telle manière que le film ne peut que nous attirer irrésistiblement vers la première salle le projetant, je ne comprends pas. Aurais-je eu la mauvaise idée d'avoir un niveau d'exigence un peu trop élevé ?


Peut-être, mais avec les années et cette habitude de dévorer des films d'horreur par dizaines et même par centaines, une certaine lassitude s'est installée et accepter de devoir subir une œuvre qui fait fi de tout réel travail de fond en matière d'écriture a fini par rendre chaque expérience ou presque relativement pénible. On louera cependant l'interprétation du singe Ben qui dans le cas de primate n'est pas le pur produit d'un travail d'équipe dévolu aux images de synthèse mais se trouve être bel et bien interprété par l'acteur Miguel Torres Umba. Maquillage plutôt efficace, regard menaçant, il faut quand même avouer que l'attitude du chimpanzé est l'occasion de sacrées barres de rires. Car comment prêter au singe certaines attitudes propres à l'homme et qui de mon point de vue personnel passent très mal à l'écran ? Ensuite, les personnages. Si les filles n'ont absolument rien de fantastique ou d'innovant à nous raconter sur leur existence personnelle, les mecs sont plus cons que jamais. Des clichés en pagaille, volontairement inclus dans le récit. Je veux bien jouer le jeu de la carte des ''poncifs'' mais pas celui d'être pris pour un idiot qui serait en mesure d'accepter de payer sa place de cinéma pour aller voir un film qui n'apporte jamais ô grand jamais sa pierre à l'édifice du cinéma. Les codes de l'horreur et de l'épouvante sont si bien imbriqués et généralisés que oui, je l'avoue, je me suis ennuyé. Drôle d'impression que d'avoir été le témoin d'un spectacle qui au fond ne fait appel qu'au procédé des slashers tout en remplaçant le tueur en série lambda par un singe ! D'ailleurs, s'agissant de ce dernier, l'auteur pousse la ressemblance avec les grands noms du genre que sont Michael Myers ou Jason Voorhees en faisant ressurgir Ben alors qu'on le croyait mort, ''tué'' d'un tesson de bouteille planté en plein cœur... À dire vrai, et pour être tout à fait honnête, il n'est pas étonnant que le film ait rencontré le succès en salle. Seulement, mieux vaut s'être lancé dans l'aventure sans le moindre préjugé. Une prise de conscience qui malheureusement chez moi n'a absolument pas opéré. Reste un petit film d'horreur qui devrait, je pense, objectivement disparaître des mémoires le temps voulu. Un bon point cependant pour la bande musicale analogique signée d'Adrian Johnston qui rappellera aux anciens les heures de gloire du cinéma de John Carpenter ou de celui de Dario Argento...

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...