I Spit on Your
Grave de
Meir Zarchi. Ms. 45 d'Abel
Ferrara. Thriller - En Grym Film
de Bo Arne Vibenius. Et plus récemment, Revenge
de
la réalisatrice française, Coralie Fargeat. Des longs-métrages
mettant en scène des femmes qui après avoir été agressées
sexuellement ou non il en existe des pelletées et tous les citer
serait un véritable tour de force. C'est donc sans attente
particulière et sans crier gare qu'a débarqué l'année dernière A
Woman Scorned,
mis en scène par les acteurs et réalisateurs Michael Hoad et Becca
Hirani. Spécialisés dans le cinéma horrifique, les voici qui
collaborent ensemble pour la toute première fois alors qu'ils ont
chacune et chacun derrière eux, une carrière plus ou moins
importante dans la mise en scène. Le cas de A
Woman Scorned
est un peu particulier puisque l'héroïne du récit n'a pas été la
victime d'un viol. On pourrait même évoquer le fait que si elle se
lance dans une vengeance contre un groupe d'hommes qui pensent
apparemment plus souvent avec leur queue qu'avec leur cervelle, ça
n'est pas parce qu'ils s'en sont pris à elle mais à sa sœur Laura
(l'actrice Hannah Pauley). Toutes aussi blondes et américaines l'une
que l'autre, elle et Jas (Megan Purvis) ont décidé de se ressourcer
dans la campagne anglaise pour quelques jours. Isolées, les deux
jeunes femmes partent faire une promenade dans la nature lorsqu'elles
croisent de loin un groupe d'autochtones dont il n'est pas
inconcevable de pouvoir imaginer qu'ils passent probablement tous
leurs week-ends une main dans le caleçon, l'autre enserrant une
bière, assis dans leur canapé ou dans leur fauteuil à suivre les
matchs de leur équipe de foutreball préférée ! Leur chef ?
Un certain Randy (Aaron-Jon North). Crâne rasé, longue barbe,
attitude de teubé testostéroné, le genre de bonhomme qui pour
répondre à la question ''Combien
font dix multiplié par cinquante''
répondra sans doute possible ''Oh
ba, chais pas comment qui faut que j'fais pour compter !!!''.
Bref, une belle brochette d'abrutis dont les neurones se comptent au
même nombre que celui des footballeurs qui jouent sur un terrain. Je
sais, c'est pas de moi mais de qui ? Je ne m'en souviens plus.
N'étant pas féru de crinières blondes, je me dois malgré tout
d'être tout à fait honnête. Parmi les deux filles, l'une est plus
jolie que l'autre... D'ailleurs, la plus... moche risque d'être
du genre à faire fantasmer ceux qui trouvent l'actrice Elisabeth
Moss plutôt attirante !
Bref,
Laura étant d'un tempérament solide, la jeune femme renvoie le
discours du hâbleur crétin dans sa chaumière ! Plus tard,
alors que celle-ci cuisine un plat pour sa sœur, elle demande à Jas
d'aller acheter une bonne bouteille de vin au village d'à côté. Ce
que s'empresse de faire cette dernière avec la vigueur d'un condamné
à mort que l'on amène à la potence. Ah oui, parce qu'il faut
savoir que Jas est ''détentrice'' d'un trauma qui n'est certes pas
accroché au mur de son salon mais bien ancré dans sa tête. Un
traumatisme qui l'empêche encore de vivre pleinement sa vie. Alors,
lorsqu'elle revient du village et constate que durant son absence
Laura a reçu la visite de Randy et de ses copains et qu'elle a eu
pour récompense de recevoir une balle dans la tête, l'heure de la
vengeance a sonné pour sa sœur... Bon ben, que dire au sujet de A
Woman Scorned
dont la signification chez nous indique que les auteurs considèrent
leur héroïne comme une femme bafouée ? Ben que c'est de la
bonne petite merdasse à tendance nanardesque, mais pas woke pour un
sou puisque noirs et blancs se sont ligués pour prouver que l'homme
est une cause par avance perdue pour la science. Par contre, la gente
masculine en question prend cher. Non seulement les mecs sont ici
représentés par des individus qui n'ont que deux logiques : la
violence et le sexe, mais en outre, côté caractérisation, on est
au niveau zéro ! Quant aux femmes, aussi rares à l'image que
les poils qui auraient logiquement du dévorer mon visage si je
n'étais malheureusement pas imberbe, elles seront symbolisées à
travers le personnage de Jas. Jeune femme qui va déployer une force
que l'on n'était pourtant loin de concevoir tant elle paraissait
jusque là éminemment fragile. Bon, faut pas se leurrer. Le
long-métrage de Michael Hoad et Becca Hirani est d'une médiocrité
et d'une naïveté qui confinent à l'amateurisme. Emportant avec eux
le jeu de leur actrice principale Megan Purvis. C'est simple :
on n'y croit pas un seul instant. Non seulement l'interprète de Jas
en fait des caisses dans des actes de vengeance totalement
improbables, mais la mise en scène des chorégraphies vient en
rajouter une couche dans ce fatras de séquences mal branlées !
Tant et si bien que l'on finirait presque par rire aux éclats tant
le jeu des uns et des autres ainsi que les divers affrontements
frisent le ridicule ! Vous êtes prévenus...
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