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samedi 11 juin 2022

The Evil of Frankenstein de Freddie Francis (1964) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

On aurait pu croire qu'après l'échec du précédent volet intitulé The Revenge of Frankenstein le réalisateur britannique Terence Fisher avait été mis de côté au profit de son compatriote Freddie Francis (Meurtre par procuration, They Came from Beyond Space, Le jardin des tortures, La chair du Diable) pour la réalisation du troisième film de la Hammer consacré à Frankenstein, mais c'est un accident de voiture qui éloigna durant un moment des plateaux de tournage l'auteur des deux premiers longs-métrages du cycle produits par la Hammer Film Productions ! The Evil of Frankenstein est donc le troisième volet des sept que constituera celui-ci et l'on y retrouve une fois encore l'acteur Peter Cushing dans le rôle principal de ce médecin un peu fou et se prenant pour Dieu en tentant de donner vie à un homme reconstitué à partir des membres de plusieurs individus. Et une fois encore, le voici contraint de fuir la ville pour cette fois-ci se réfugier dans le château qui depuis des générations appartient à sa famille. Accompagné pour la seconde fois par le docteur Hans Kleve (désormais interprété en lieu et place de Francis Matthews par Sandor Eles), quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il constate qu'un étranger (le bourgmestre du village) s'y est installé avec son épouse, se servant dans sa penderie, sa boite à bijoux et dormant dans son propre lit ! Découvert par un officier de police qui l'a suivi jusque là, le docteur Frankenstein n'a pas le temps de régler ses comptes avec l'intrus qu'il doit une nouvelle fois prendre ses jambes à son cou pour se réfugier dans une grotte où, miracle, le corps de sa précédente créature est conservé dans un bloc de glace. Là, il y fait la connaissance d'une mendiante sourde et muette. Tout ce petit monde se retrouve ensuite finalement réuni au château où la créature est décongelée puis ramenée une nouvelle fois à la vie...


Dans ce troisième long-métrage consacré aux expériences du docteur Victor Frankenstein, contrairement au principe qui veut que ce dernier améliore à chaque fois sa technique afin de parvenir à donner vie à une créature en parfaite état, celle-ci paraîtra bien mal fagotée en comparaison de celle qui apparaissait dans The Revenge of Frankenstein de Terence Fisher. Sans être un retour aux sources, avec son front démesuré et son teint de cire, elle renvoie au Frankenstein que James Whale réalisa en 1931 et qui voyait le célèbre Boris Karloff interpréter la dite créature. Sauf que depuis, trois décennies se sont écoulées et que l'effet spécial de maquillage appliqué sur le visage de l'acteur Kiwi Kingston (une carrière constituée de trois rôles en tout et pour tout. Trois longs-métrages tous réalisés par Freddie Francis) apparaît totalement raté. Voire nanardesque. Pire encore que le masque que portera l'acteur italien Aldo Maccione dans l'infâme Plus moche que Frankenstein tu meurs d'Armando Crispino onze ans plus tard. Et pourtant, ce ne fut pas faute d'avoir étudié plusieurs centaine de croquis afin de trouver l'apparence ''idéale'' de la créature ! L'action se déroule donc quelques années plus tard après le second volet, entre les murs du château et un petit village où se sont installés des forains parmi lesquels, un certain Zoltan (un drôle de nom qui servira, coïncidence ou non, de titre à Zoltan, le chien sanglant de Dracula d'Albert Band en 1978)...


Un hypnotiseur interprété par l'acteur Peter Woodthorpe qui dans le cas présent incarne un Zoltan parfaitement immonde qui ferait presque de l'ombre à la quasi totalité du reste du casting. L'idée nouvelle et originale dans ce The Evil of Frankenstein est l'utilisation de l'hypnose. Zoltan utilise en effet ses capacités sur la créature en l'envoyant perpétrer des méfaits au village d'à coté. Vols, meurtres, celle-ci commet des pillages et tue le bourgmestre ainsi que le chef de la police. Le film bénéficie d'une assez bonne ambiance, surtout lorsque interviennent diverses intempéries. Le scénario d'Anthony Hinds fait cependant l'impasse sur la dernière partie du précédent long-métrage et The Evil of Frankenstein fait donc figure de fausse séquelle. Malgré tout, et ce sous la pression des producteurs, le film parvient tout de même à s'aligner sur les deux précédents volets et parvient à relancer un concept pourtant usé jusqu'à la corde. Il faudra cependant attendre trois ans et le retour de Terence Fisher aux commandes du quatrième opus presque dix ans après le second (entre temps, il aura lui-même mis en scène une quinzaine de longs-métrages dont Le chien des Baskerville en 1959, Les Deux Visages du Dr Jekyll en 1960 ou The Earth Dies Screaming en 1964) pour découvrir en 1967, Frankenstein Created Woman...

 

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