Alors que la légitimité
des travaux effectués par le couple formé par Ed et Lorraine Warren
est remise en question par certains de leurs détracteurs, dont
certains affirment que le cas « Amityville n'est qu'un canular
monté de toutes pièces par la famille Lutz, propriétaire des
lieux. Malgré l'expérience traumatisante vécue dans la demeure par
Lorraine, la médium et son mari acceptent de se rendre dans une
maison de la banlieue de Londres où vivent Peggy et ses quatre
enfants, Janet, Margaret, Johnny- et Billy que la mère de famille
élève seule. Relégués par les médias, les événements qui s'y
produisent depuis quelques jours intéressent l’église qui se
charge alors d'informer les Warren.
Imaginez... vous vous
réveillez, allongé dans ce qui semble être un lit. Il fait encore
nuit, la Lune ne brille d'aucun reflet, et il règne dans la pièce
un silence régulièrement dérangé par les grincements d'un
parquet. Vous n'y voyez rien et commencez à vous affoler. Votre
respiration s'accélère et ce n'est qu'au bout de quelques minutes
que vous vous rappelez et comprenez que vous êtes loin de chez vous,
de votre lit et que vous venez de vous réveiller dans celui d'une
agréable maison de campagne. Demain, tout ira pour le mieux. Il fera
jour, et les oiseaux chanteront dès que le soleil transpercera les
minuscules fentes des volets de votre chambre. Vous reprenez votre
souffle et vous rendormez tranquillement jusqu'au petit matin.
L'espace d'un instant, c'est un peu le sentiment que l'on ressent
devant ce deuxième volets des Dossiers Warren, Conjuring
2 : Le Cas Enfield. Sauf
qu'ici, l'angoisse ne dure pas les quelques minutes qui vous sont
nécessaires pour remettre un peu d'ordre dans votre esprit mais plus
de deux heures. Le temps que dure cette suite en tous points
remarquable.
D'abord
parce qu'elle s'inscrit dans la grande tradition des œuvres
horrifiques inspirées de faits authentiques. Le film de James Wan
fait en effet référence au cas Enfield, l'une des affaires de
hantise les plus célèbres et documentée de l'histoire du
paranormal. Le réalisateur reprend les véritables prénoms des
protagonistes de cet incroyable événement dont les premiers signent
se manifestèrent le 31 Aout 1977 et s'achevèrent plus d'un an
après.
Cette
fois-ci, le couple Warren (Vera Farmiga et Patrick Wilson) file tout
droit pour une petite banlieue de Londres au coeur des années
soixante-dix. Renouant avec les classiques du genre (Amityville,
la Maison du Diable
de Stuart Rosenberg), le cinéaste parvient à le renouveler, lui
donner un second souffle que l'armada de productions récentes du
même genre n'ont pas réussi à atteindre. Pas même le remake de
Rosenberg qui malgré les progrès en matière d'effets-spéciaux
n'arrive pas à la cheville de son ainé. Conjuring
2 : Le Cas Enfield tient
sa promesse lorsqu'il s'agit de faire monter l'angoisse à mesure que
le récit se développe. Entre une première partie qui nous présente
Peggy et sa petite famille, entrecoupées de passages mettant en
scène le couple Warren, la tension monte miraculeusement lors de
climax nocturnes vraiment réellement effrayants. James Wan a le don
pour placer ses caméras là où il est certain d'obtenir le meilleur
effet. Tout comme il sait produire la peur à travers d'innombrables
jeux d'ombres dont l'efficacité est à toute épreuve.
Mais
ce que l'on retiendra certainement longtemps de cette suite, c'est
l'admirable interprétation de la jeune actrice Madison Wolfe qui
dans le rôle de Janet rappelle quelque part la belle performance de
Linda Blair dans L'Exorciste
de William Friedkin. Malgré la durée du film (qui dure plus de deux
heures), on ne s'ennuie pas un seul instant. Non seulement James Wan
a réussi le pari de faire mieux que le premier volet, mais son film
est également l'un des meilleurs représentants du genre. Un futur
classique que les amateurs du genre n'oublieront pas de ranger aux
côtés des sublimes The
Changeling
et La Sentinelle des
Maudits...






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