Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


samedi 24 avril 2021

The Norliss Tapes de Dan Curtis (1973) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Dan Curtis, qui fit le plus gros de sa carrière sur le petit écran, signait en 1973 The Norliss Tapes, traduit dans notre beau pays sous le titre La voix du vampire. Un téléfilm ne dépassant pas les soixante-douze minutes et qui fut diffusé en France avec un certain retard puisque quinze ans après sa diffusion aux États-Unis sur la chaîne américaine NBC. Dans le rôle-titre, l'acteur Roy Thinnes qui incarna entre 1967 et 1968 le rôle de David Vincent dans la célèbre série de science-fiction paranoïaque, Les envahisseurs (The Invaders). Lui-même aura consacré le plus gros de sa carrière à la télévision, ce qui ne l'empêchera pourtant pas d'apparaître sur grand écran dans quelques sympathiques bobines telles que Danger, planète inconnue de Robert Parrish, 747 en péril de Jack Smight (aux côtés de Karen Black qui fut une Marian Rolf plus que convaincante dans Burnt Offerings, le chef-d’œuvre de Dan Curtis) ou L'Odyssée du Hindenburg de Robert Wise. À ses côtés, nous retrouvons notamment l'acteur Claude Atkins qui interpréta le gorille Aldo, général de La bataille de la planète des singes ainsi que l'actrice Angie Dickinson, la Kate Miller de Pulsions de Brian de Palma. Fidèle compositeur de Dan Curtis, on retrouve une nouvelle fois Bob Cobert qui signe dans le cas présent une partition qui accompagne parfaitement l'intrigue de David Norliss, un écrivain de romans fantastiques qui interloqué par l'histoire d'une certaine Ellen Sterns Cort décide de se rendre dans la ville de Carmel en Californie où vit justement la jeune femme...


Contrairement à ce qui jusqu'à maintenant fut évoqué dans les récents articles consacrés à Dan Curtis, La voix du vampire ne s'inspire pas d'une histoire écrite à l'origine par l'écrivain Richard Matheson mais de celle d'un certain Fred Mustard Stewart dont plusieurs romans furent adaptés au cinéma (parmi lesquels The Mephisto Waltz, édité en 1969 et adapté deux ans plus tard sur grand écran par le réalisateur Paul Wendkos). On retrouve par ailleurs le scénariste William F. Nolan, qui fut en charge de l'écriture du scénario de Burnt Offerings et participa à celle de Trilogy of terror II, ce dernier ayant été écrit en collaboration avec Richard Matheson. Comme semble l'indiquer le titre original, The Norliss Tapes repose sur le concept d'un très long flash-back, le personnage de David Norliss ayant disparu après avoir laissé derrière lui des enregistrements détaillant une affaire particulièrement troublante. Son éditeur Sanford Evans (l'acteur Don Porter) se rend chez lui, trouve les dits enregistrements et débute leur écoute. C'est là qu'interviennent alors les divers éléments de l'intrigue constituant le mystère entourant le couple Cort qui va mettre à mal le projet d'écriture original sur lequel travaillait David Norliss...


Constituée de longs-métrages aussi passionnants que de films (anthologies) parfois tragiquement médiocres, la carrière de Dan Curtis trouve en The Norliss Tapes une franche réussite. Un téléfilm fantastique comme su en concocter le réalisateur, mêlé à une passionnante enquête menée par un Roy Thinnes déchiré entre ses certitudes et l'étonnant témoignage d'une femme convaincue d'avoir tiré sur un individu qui n'était autre que son époux Jim, un homme pourtant déjà décédé depuis quelques temps.Un peu à la manière d'un pacte avec le Diable, The Norliss Tapes évoque l’Égypte des pharaon ainsi que l'immortalité et le vampirisme. Il faut savoir qu'à l'origine le téléfilm était prévu pour être le pilote d'une série, ce qui explique en outre sa durée relativement courte bien qu'étant également plus longue que la moyenne d'un épisode d'une série télévisée courante. Roy Thinnes se comporte de deux manières différentes. Il agit en premier lieu en observateur des propos tenus par l'épouse de James Raymond Cort (l'acteur Nick Dimitri), puis en conteur puisque le téléfilm est parcouru de nombreuses séquences lors desquelles l'acteur s'exprime en voix off. The Norliss Tapes joue à merveille de cette ambivalence entre le temps de présence de l'acteur à l'écran et le simple fait qu'il traduise de sa seule voix l'intrigue en cours. Plus que n'importe quel autre interprète, l'autre véritable vedette du récit demeure la partition de Bob Cobert, laquelle participe activement et maintient un suspens permanent sans laquelle le téléfilm ne constituerait peut-être pas le même intérêt. Solidement interprété et mis en scène, The Norliss Tapes est un excellent téléfilm fantastico-policier qui ferait presque regretter qu'il n'ait pas abouti à l'élaboration de la série qui était prévue à l'origine...

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...