Claude Mendelbaum est
défragmenter de logiciels informatiques chez Investek. Célibataire,
timide et hypocondriaque, il est le fils d'une mère atteinte de la
maladie d’Alzheimer. Ses amis se battent pour qu'il trouve une
compagne depuis qu'il s'est séparé de son ex deux ans plus tôt,
d'autant plus que son métier lui prend tout son temps. C'est lors du
mariage de son meilleur ami Daniel qu'il fait la connaissance de
Serge. "Marié à trente ans et divorcé à quarante"
comme il aime le répéter sens cesse autour de lui, il rôde dans
les mariages afin d'y faire des conquêtes féminines. Père de deux
fillettes, il ne voit plus son ex-femme depuis deux ans. Toujours
bien habillé, souriant et prêt à faire de nouvelles rencontres,
Serge aborde Claude et s'en fait très vite un ami. Pourtant les deux
hommes n'ont rien en commun. Serge aime sortir tandis que Claude,
lui, préfère cloîtré chez lui. Pourtant, au contact du
quinquagénaire, le jeune informaticien va découvrir un univers qui
lui est étranger.
En effet, Serge va
l'inviter à participer à une soirée un peu particulière. Un
speed-dating lors duquel il devra faire ses preuves devant sept
femmes, n'ayant pour chacune que sept minutes devant lui pour les
convaincre qu'il est l'homme qu'il leur faut. Jeté dans la fosse au
lion et pas du tout habitué de ce genre de situation, Claude se
vautre lamentablement. Son ami Daniel lui aussi se mêle de sa vie
privée et l'invite à rejoindre le cercle des célibataires inscrits
dans la boite de rencontres Uni-Célib'. Mais là non plus, le
succès n'est pas au rendez-vous.
C'est alors qu'en se
rendant à un mariage auquel il n'a pas été convié en compagnie de
Serge que Claude tombe sous le charme de la mariée...
Réalisé par le binôme
Eric Toledano et Olivier Nakache, Je préfère qu'on reste amis...
est une comédie légère et
tendre entre deux acteurs français parmi les plus populaires.
D'abord Gérard Depardieu, l'un des plus grand acteurs français mais
auquel malheureusement plus personne ne semble vouloir offrir de très
grands rôles. A ses côtés, Jean-Paul Rouve, aussi à l'aise dans
la comédie que dans le drame (Bunker Paradise),
est ce jeune homme sensible et timide qui s'habille comme un
magasinier de supermarché et qui n'attire pas du tout la gente
féminine.
On
ne hurle pas vraiment de rire devant les facéties du duo et
pourtant, tout fonctionne parfaitement. Les cinéastes parviennent
même à injecter une forme d'émotion devant cette convaincante
solitude que nos deux héros ressentent malgré l'image joyeuse
qu'ils tentent de se renvoyer. Je préfère qu'on reste
amis... nous fait également
ressentir l'importance et le poids que peuvent avoir l'amitié et la
solitude dans une vie. Claude zappe la première en se cloîtrant
chez lui et s’accommode de la seconde en se persuadant qu'il s'agit
chez lui d'un choix. Serge lui, ne peut concevoir la vie sans amitié
et n'accepte aucune forme de solitude, au point d'aller traîner dans
des mariages où il n'a pas été convié et des speed-dating qui le
conforteront dans l'opinion qu'il a de ne pas encore être bon pour
la casse. Rouve et Depardieu forment un duo épatant, d'abord
étonnant, mais par la suite vraiment convainquant.
Je préfère qu'on
reste amis... est une bonne
surprise. Le film ne restera peut-être pas dans les annales, mais il
a le mérite de nous faire passer un très agréable moment. Et
n'est-ce pas là tout l'intérêt des comédies ?
A
noter, la présence des regrettées Annie Girardot et Valérie
Benguigui...





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