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vendredi 17 juillet 2026

Shǔ wáng de Lǐ Bǐng (2025) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Voilà pourquoi j'aime tant le cinéma japonais ou sud-coréen et pourquoi il m'arrive très souvent d'éprouver si peu d'empathie pour celui qui nous vient de Chine. J'avais beau me dire qu'une fois de plus l'expérience serait probablement à la hauteur de mes maigres attentes, c'est pourtant avec espoir que je me suis lancé dans la projection de Shǔ wáng de Lǐ Bǐng sorti à l'internationale sous le titre Evil of the Rat. Xia Tian (Zhào Qiàn) et ses amis Lin Feng (Dǒng Yán-Lěi), Bai Xi (Zhāng Jié) A Kai (Zhāng Céng-Céng) et Xiao Jing (Zhang Yu-Xin) sont sur la route lorsqu'au cœur d'une forêt ils tombent sur une jeune fille apeurée qui demande leur aide. Au volant de son gros 4x4, A Kai stoppe tout net sur demande de Xia Tian qui au sortir du véhicule ne trouve aucune trace de la gamine. Déboule alors un type à moto qui recherche justement la petite fille. Cachée sous la voiture du groupe d'adolescents, son père l'enjoint de venir vers lui et repart en sa compagnie vers une ancienne usine désaffectée où tous les habitants et employés sont censés avoir quitté les lieux. Inquiète au sujet de la petite fille, Xia Tian propose à ses amis de s'y rendre afin de s'assurer que rien ne va lui arriver de mal. Lorsque tous les cinq ils arrivent devant les portes de l'usine, ils sont accueillis par l'inconnu qui plus tôt est venu récupérer la gamine et par un second homme plutôt réfractaire à leur présence. Cependant, Xia Tian leur demande si elle et ses amis peuvent dormir sur place pour la nuit. Tandis qu'il lui semble avoir reconnue la jeune femme (qui est journaliste et en outre responsable en partie de la fermeture de l'usine), le premier des deux hommes accepte d'accueillir le petit groupe. Durant la soirée, et alors qu'ils sont enfermés dans le dortoir où ils sont déjà censés dormir, Xia Tian et ses quatre compagnons décident d'investiguer au cœur même de l'usine afin de retrouver la petite fille. Ce qu'ils vont découvrir dépassera cependant de très loin ce qu'ils avaient imaginé... Car en effet, au centre du récit de Shǔ wáng écrit par le scénariste chinois Kui Hu se trouve une usine dont le sous-sol est envahi par de milliers de rats tous dirigés par l'un d'entre eux...


D'un blanc immaculé et surnommé le Roi des Rats par ceux qui vivent et travaillent encore sur place, la présence au sein de l'établissement de la petite fille prend tout son sens lorsque l'on apprend qu'elle est capable de communiquer avec les.......... rongeurs ! Enfin, avec celui qui dirige les autres... Bon, on va pas se voiler la face durant cent-sept ans en faisant croire qu'au delà de l'idée on ne peut plus originale entourant l'intrigue le film pourrait être réussi puisque au contraire, celui-ci s'avère en fait très mauvais. Copieusement interprété par de jeunes acteurs qui comme souvent dans ce genre de production horrifique n'ont pas grand chose à se mettre sous la dent question dialogue, on a droit à des protagonistes inintéressants au possible : Un couple d'amoureux, une amie jalouse, un ''bon gros'' et un copain un peu lâche qui ne veut surtout pas s'impliquer dans des tâches qui pourraient mettre son existence en danger. Shǔ wáng est d'abord et avant tout un film d'exploration dans un décor ma foi, plutôt creepy même si les poils des bras n'ont jamais vraiment l'occasion de se hérisser ! Le jeu d'acteur, la mise en scène et la bande musicale transforment un sujet plutôt alléchant en une œuvre atrocement plate, lisse, sans la moindre aspérité. En bref, un film d'horreur familial qui risque d'ennuyeux les spectateurs dès lors qu'ils auront dépassé les cinq ou six ans. Il n'y a par conséquent jamais matière à se réjouir. Même pas dans ce contexte d'usine désaffectée envahie en outre par des milliers de rats en images de synthèse. À ce propos, les effets-spéciaux sont à l'aune de la piètre qualité du long-métrage : soit, to-ta-le-ment ratés !!! Incapables de dissimuler leurs origines ''informatiques'', on pouvait encore espérer que le sujet du complot industriel qui vient s'installer au beau milieu du récit rehausserait le niveau, mais non, rien à faire, le naufrage est total !

 

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