Voilà pourquoi j'aime
tant le cinéma japonais ou sud-coréen et pourquoi il m'arrive très
souvent d'éprouver si peu d'empathie pour celui qui nous vient de
Chine. J'avais beau me dire qu'une fois de plus l'expérience serait
probablement à la hauteur de mes maigres attentes, c'est pourtant
avec espoir que je me suis lancé dans la projection de Shǔ
wáng de Lǐ Bǐng sorti à l'internationale sous le titre
Evil of the Rat.
Xia Tian (Zhào Qiàn) et ses amis Lin Feng (Dǒng Yán-Lěi), Bai Xi
(Zhāng Jié) A Kai (Zhāng Céng-Céng) et Xiao Jing (Zhang Yu-Xin)
sont sur la route lorsqu'au cœur d'une forêt ils tombent sur une
jeune fille apeurée qui demande leur aide. Au volant de son gros
4x4, A Kai stoppe tout net sur demande de Xia Tian qui au sortir du
véhicule ne trouve aucune trace de la gamine. Déboule alors un type
à moto qui recherche justement la petite fille. Cachée sous la
voiture du groupe d'adolescents, son père l'enjoint de venir vers
lui et repart en sa compagnie vers une ancienne usine désaffectée
où tous les habitants et employés sont censés avoir quitté les
lieux. Inquiète au sujet de la petite fille, Xia Tian propose à ses
amis de s'y rendre afin de s'assurer que rien ne va lui arriver de
mal. Lorsque tous les cinq ils arrivent devant les portes de l'usine,
ils sont accueillis par l'inconnu qui plus tôt est venu récupérer
la gamine et par un second homme plutôt réfractaire à leur
présence. Cependant, Xia Tian leur demande si elle et ses amis
peuvent dormir sur place pour la nuit. Tandis qu'il lui semble avoir
reconnue la jeune femme (qui est journaliste et en outre responsable
en partie de la fermeture de l'usine), le premier des deux hommes
accepte d'accueillir le petit groupe. Durant la soirée, et alors
qu'ils sont enfermés dans le dortoir où ils sont déjà censés
dormir, Xia Tian et ses quatre compagnons décident d'investiguer au
cœur même de l'usine afin de retrouver la petite fille. Ce qu'ils
vont découvrir dépassera cependant de très loin ce qu'ils avaient
imaginé... Car en effet, au centre du récit de Shǔ
wáng écrit
par le scénariste chinois Kui Hu se trouve une usine dont le
sous-sol est envahi par de milliers de rats tous dirigés par l'un
d'entre eux...
D'un
blanc immaculé et surnommé le Roi des Rats par ceux qui vivent et
travaillent encore sur place, la présence au sein de l'établissement
de la petite fille prend tout son sens lorsque l'on apprend qu'elle
est capable de communiquer avec les.......... rongeurs ! Enfin,
avec celui qui dirige les autres... Bon, on va pas se voiler la face
durant cent-sept ans en faisant croire qu'au delà de l'idée on ne
peut plus originale entourant l'intrigue le film pourrait être
réussi puisque au contraire, celui-ci s'avère en fait très
mauvais. Copieusement interprété par de jeunes acteurs qui comme
souvent dans ce genre de production horrifique n'ont pas grand chose
à se mettre sous la dent question dialogue, on a droit à des
protagonistes inintéressants au possible : Un couple
d'amoureux, une amie jalouse, un ''bon gros'' et un copain un peu
lâche qui ne veut surtout pas s'impliquer dans des tâches qui
pourraient mettre son existence en danger. Shǔ
wáng
est d'abord et avant tout un film d'exploration dans un décor ma
foi, plutôt creepy même si les poils des bras n'ont jamais vraiment
l'occasion de se hérisser ! Le jeu d'acteur, la mise en scène
et la bande musicale transforment un sujet plutôt alléchant en une
œuvre atrocement plate, lisse, sans la moindre aspérité. En bref,
un film d'horreur familial qui risque d'ennuyeux les spectateurs dès
lors qu'ils auront dépassé les cinq ou six ans. Il n'y a par
conséquent jamais matière à se réjouir. Même pas dans ce
contexte d'usine désaffectée envahie en outre par des milliers de
rats en images de synthèse. À ce propos, les effets-spéciaux sont
à l'aune de la piètre qualité du long-métrage : soit,
to-ta-le-ment ratés !!! Incapables de dissimuler leurs origines
''informatiques'', on pouvait encore espérer que le sujet du complot
industriel qui vient s'installer au beau milieu du récit
rehausserait le niveau, mais non, rien à faire, le naufrage est
total !
.png)


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire