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dimanche 7 juin 2020

Nurse Sherri d'Al Adamson (1978) - ★★★★★☆☆☆☆☆


Un immense merci à WARNING ZONE pour le partage


Auteur de Satan's Sadists en 1969, de Horror of the Blood Monsters en 1970 ou de Dracula vs. Frankenstein l'année suivante, Al Adamson fut également celui de Nurse Sherri, connu également sous le titre The Possession of Nurse Sherri. Deux titres pour deux version légèrement différentes d'un même long-métrage. Si dans celle qui nous préoccupe dans cet article concerne la première, plus généreuse en nudité que la seconde, elle est par contre plus courte de quatre minutes environ. Nous reviendrons prochainement sur la seconde version. Mais maintenant, place à l'infirmière Sherri, à son amant le docteur Peter Desmond, à ses collègues Tara Williams et Beth Dillon, au patient Marcus Washington , ainsi qu'au gourou Reanhauer... Al Adamson est le genre d'artisan du septième art capable de pondre un film avec peu de moyens. Et même en général, très, très, très peu de financement. À l'image duquel, Nurse Sherri apparaît comme l'un des porte-drapeaux d'un cinéma de genre fauché comme les blés. Un budget étriqué, des interprètes pas toujours à la hauteur, ne reste plus alors à Al Adamson qu'à compter sur son imagination et son savoir-faire...



L'intrigue démarre au beau milieu de collines arides, sous un soleil de plomb. C'est là qu’apparaît pour la toute première fois Reanhauer, personnage charismatique, gourou d'une secte constituée d'une poignée d'adeptes réunis afin de tenter de ramener à la vie l'un d'entre eux. Mort depuis trois semaines (!!!) pour avoir suivi les conseils de son maître qui lui refusait l'utilisation d'insuline pour son diabète, William est dans un piteux état. Mais alors que ses disciples invoquent le retour de leur compagnon à la vie, Reanhauer est victime d'une crise cardiaque. Les Dieux auraient-ils décidé de punir ce suppôt de Satan ? Toujours est-il que l'homme se retrouve à l’hôpital, allongé sur une table d'opération, entre les mains de plusieurs docteurs chirurgiens dont Peter Desmond. Malheureusement, ni les uns, ni les autres ne parviennent à ramener Reanhauer à la vie. Mais avant de mourir, son esprit quitte son corps et prend possession de celui de l'infirmière Sherri Martin. Dès lors, la jeune femme n'aura de cesse que d'éliminer les patients de l’hôpital ainsi que ses proches...

''En artisan de la nudité ''à prix bradé'', Al Adamson assène des séquences parfois totalement gratuites''



Étrange bobine que ce Nurse Sherri érotico-fantastique miséreux que ne renierait sans doute pas le spécialiste de l’érotisme-mammaire Russ Meyer. Et même si les poitrines sont ici très légèrement moins imposantes que chez l'auteur de Faster Pussycat Kill Kill, cela n'empêche pas ce petit coquin d'Al Adamson d'offrir aux spectateurs quelques scènes de nu dont une grande majorité nous est offerte par l'actrice Jill Jacobson qui débutait presque là son métier d'actrice. Poursuivant sa carrière jusque aujourd'hui puisque le dernier long-métrage auquel elle participe actuellement est en plein tournage (Merrily de Robert McAtee), Jill se désape sans poser de questions. Entre les bras de Geoffrey Land qui incarne ici le rôle du docteur Peter Desmond, l'actrice offre quelques séquences de nu qui ne ''séduiront'' malheureusement que les amateurs purs et durs de chairs blêmes et débordantes. Non pas que la silhouette de Jill Jacobson soit repoussante, mais Al Adamson filme les ébats de son interprète avec autant de vigueur qu'un boucher devant sa pièce de bœuf ! Sachant que cette première version de Nurse Sherri se consacre tout d'abord à ces passages un peu trop longs pour être véritablement appréciables, le thème de l'infirmière possédée par l'esprit d'un adepte de Satan est très légèrement mis en retrait.



Afin de remplir le quota minimum de durée exigé par le format ''long'', Al Adamson convie un joueur de football américain alité victime de cécité dont va tomber amoureuse l'une des infirmières, Tara Williams, campée par Marilyn Joi. Interprète d'un certain nombre de films d'exploitation dans les années soixante-dix et dont la carrière d'actrice a perduré jusqu'à la fin des années quatre-vingt. Elle aussi se désapera pour les amateurs d'imposantes poitrines. Comme le fera également, mais en toute discrétion, Katherine Pass, qui dans le rôle de l'infirmière Beth Dillon sait comment apaiser les craintes des futurs opérés. Concernant l'aspect fantastique de Nurse Sherri, il se résume à un changement inquiétant dans l'humeur de Sherri et quelques effets-spéciaux rudimentaires, telle l'apparition d'un ectoplasme dans la chambre de l'infirmière, Jill Jacobson montrant malheureusement les limites de son jeu d'actrice à ce moment très précis. Rudimentaires sont également les décors. L'illusion que Nurse Sherri ait été tourné dans un véritable hôpital ne tien pas vraiment la route. C'est laid, minimaliste, voire même déprimant. Pourtant, un certain charme agit. En conséquence de quoi, malgré le jeu ''soap opéresque'' de la majorité des interprètes, la mise en scène palote d'Al Adamson, l'érotisme cafardeux et les effets-spéciaux ''bricolés'' (vieille technique consistant à retravailler les images à même la pellicule), Nurse Sherri se laisse tranquillement contempler. Pas de quoi en conserver un souvenir impérissable. Juste de quoi combler un peu moins de quatre-vingt dix minutes de temps libre...

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