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samedi 26 octobre 2019

The 15:17 to Paris de Clint Easwood (2018) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆



Comment parler de The 15:17 to Paris, le trente-sixième longs-métrage de l'acteur et réalisateur Clint Eastwood qui jusque là avait fait preuve d'une prodigieuse régularité en terme de qualité de mise en scène, sans être trop dur ? Comment imaginer un seul instant que l'auteur, au hasard, de Mystic River, de L'homme des Hautes Plaines, de Sur la Route de Madison ou de Million Dollar Baby ait pu commettre un tel naufrage cinématographique lui qui sut toucher du doigt le cœur des spectateurs à de très nombreuses reprises ? Comment, surtout, les spectateurs ont-ils pu se laisser bluffer par la promesse d'un film revenant sur un fait-divers qui échappa à la tragédie grâce à l'intervention de trois touristes américains ? La réponse à cette dernière question se trouve justement dans le nom du réalisateur. Habituellement tellement propice à donner naissance à des œuvres qui impriment la rétine et touchent l'âme et le cœur qu'on ne pouvait imaginer un seul instant que The 15:17 to Paris ne serait rien d'autre qu'une arnaque sans la moindre saveur.

Lorsque l'on découvre durant les dix dernières minutes les trois véritables héros qui inspirèrent la scénariste Dorothy Blyskal à rédiger un scénario inspiré du l’autobiographie The 15:17 to Paris: The True Story of a Terrorist, a Train, and Three American Heroes écrit par Jeffrey E. Stern, Anthony Sadler, Alek Skarlatos et Spencer Stone, les héros de cette histoires incarnant chacun dans le film leur alter ego fictionnel, on se dit qu'après tout, ces images là se suffisent à elles seules. Allez ! Ajoutons-leur la dizaine ou quinzaine de minutes consacrées au fait-divers s'étant déroulé à bord du Thalys 9364 le 21 aout 2015 et disséminées au beau milieu de flash-back revenant sur l'enfance et l'évolution des trois principaux protagonistes (avec un fort penchant pour Spencer Stone (qui s'incarne donc tout naturellement).

Voilà à quoi aurait dû donc ressembler The 15:17 to Paris, soit un court-métrage d'une vingtaine de minutes environs et rien de plus. Et surtout pas ce long-métrage aux trop longues séquences durant lesquelles Clint Easwood tente une caractérisation des protagonistes pourtant maladroite. Simplement parce que l'auteur de Play Misty for Me semble ici tout bonnement incapable de générer la moindre empathie, ou du moins, le moindre intérêt pour son trio de gosses auquel le spectateur ne s'attachera sans doute pas aussi profondément que ceux que l'on trouve notamment chez Stephen King qui dans le domaine, s'y connaît tout particulièrement. Ni même pour ces mêmes enfants devenus adultes et parcourant l'Europe jusqu'à leur montée à Paris à bord du train incriminé. Clint Eastwood, du moins son œuvre, prend ici un sacré coup de vieux que pas même la séquence de la boite de nuit dont la musique oppose un curieux décalage entre la mise en scène du cinéaste et ses quatre-vingt sept ans (à l'époque du tournage). Plus sérieusement, The 15:17 to Paris est un film dont la plus grande partie des scènes demeure extraordinairement inutile. On s'y ennuie ferme, leur accumulation n'étant au final présente que pour combler l'immense vide du scénario dont le seul intérêt repose donc sur l'acte héroïque des trois américains. Et je ne parle même pas du discours pro-américain, patriotique et dangereusement et fanatiquement religieux de certains personnages. Poubelle !

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