Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Stuart Whitman. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Stuart Whitman. Afficher tous les articles

jeudi 25 juin 2026

Les doigts du Diable (Demonoid) d'Alfredo Zacarías (1981) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Voyage en 1981 à l'époque bénie du cinéma d'horreur où les idées les plus folles faisaient leur chemin dans l'esprit des scénaristes et réalisateurs au beau milieu de longs-métrages au caractère beaucoup plus transgressif. Ici, pas de tueurs en série plus ou moins inspirés par d'authentiques faits-divers se défoulant sur de jeunes et très souvent stupides adolescents mais une main ! Celle d'une jeune femme qui voilà trois-cent ans fut sacrifiée par des satanistes au nom du Diable ! Enfermée alors dans un coffret après avoir été coupée, sa main gauche est découverte de nos jours par Mark et Jennifer Baines alors qu'ils explorent une ancienne mine. Là, le couple découvre un temple, puis l'objet en question. De retour dans leur chambre d'hôtel, Jennifer s'endort dans leur chambre tandis que Mark s'enivre. Curieux de découvrir ce que renferme le coffret, il l'ouvre pour constater qu'à l'intérieur ne subsiste qu'un tas de poussière... Rejoignant son épouse, il s'endort à son tour. Dans le salon, la poussière semble prendre vie, s'amalgame puis prend la forme d'une main. Celle-ci se déplace, mue par une vie propre et s'en va attaquer le couple dans sa chambre. Tandis que Mark semble avoir pris le dessus, celui-ci part s'enfermer dans la salle de bain avec la main. À son retour, celle-ci a disparu. Ou plutôt, elle semble avoir pris la place de celle de Mark dont le comportement se met alors à changer... Sorti sur son territoire d'origine sous le titre Demonoid, le vingtième long-métrage du prolifique réalisateur, scénariste et producteur mexicain Alfredo Zacarías vit le jour chez nous au début des années quatre-vingt sous le titre Les doigts du Diable. Pourquoi les doigts et non pas la main ? Sans doute parce que par le plus grand des hasards vit le jour la même année le film The Hand d'Oliver Stone qui en France sortit au cinéma sous le titre La main du cauchemar ! Mais sans doute plus sûrement parce qu'en 1943, le réalisateur français Maurice Tourneur réalisa le film fantastique La main du Diable... Tout ne s'est donc peut-être joué que sur la peur de confondre un film avec un autre... L'actrice américaine Samantha Eggar fait partie de ces interprètes féminines qui jouèrent à peu près tout mais aussi dans un certain nombre de film d'horreur. Interprète principale de The Brood (Chromosome 3) de David Cronenberg en 1979 et présente aux génériques de The Uncanny de Denis Héroux, Curtains de Richard Ciupka en 1983 ou de l'excellent The Collector de William Wyler bien avant cela, elle est donc ici l'héroïne de cette petite production dont le budget ne permis pas à son auteur de faire des miracles...


Car sans être un mauvais film, Demonoid montre rapidement ses limites en terme d'horreur puisque le récit n'est qu'une succession de séquences lors desquelles la Main du récit possède celles et ceux qui entrent à son contact. Étrangement, le long-métrage d'Alfredo Zacarías évoque une œuvre qui rapidement deviendra un petit classique d'action et de science-fiction en remportant notamment sept ans plus tard le grand prix du Festival international du film fantastique d'Avoriaz. On parle là bien évidemment de The Hidden de Jack Sholder. Un film d'apparence simpliste mais qui est rapidement devenu culte pour les amateurs du genre. L'un et l'autre des longs-métrages cultivent effectivement une relation relativement ténue lorsque l'on explore les scripts respectifs. Certains détails sautent aux yeux. Car si The Hidden mettra donc en scène quelques années plus tard une entité extraterrestre voyageant de corps en corps, dans Demonoid une main allait quant à elle prendre la place de celle de différents protagonistes. L'un des points communs entre les deux films se situe ensuite dans le changement de comportement des victimes et dans la course-poursuite permanente des différents héros. Ici, le personnage interprété par Samantha Eggar est épaulé par le Père Cunninghan qu'incarne de son côté l'acteur Stuart Whitman. Lui aussi tourna dans un certain nombre de films d'horreur durant sa carrière, parmi lesquels nous noterons Les Rongeurs de l'Apocalypse (Night of the Lepus) de William F. Claxton en 1972, Le Crocodile de la mort (Eaten Alive) de Tobe Hooper en 1976 ou bien Ruby de Curtis Harrington l'année suivante. Pas exceptionnel mais pas réellement mauvais non plus, Demonoid reste malgré tout dans la tranche inférieure de ce que pouvait proposer le cinéma d'horreur et fantastique américain de l'époque. Quelques passages sanglants mais des moyens financiers tels qu'ils n'ont pas permis au réalisateur d'aller plus en avant au cœur de ce thème pourtant fascinant de la main maudite...

 

mercredi 28 août 2019

Guyana, la Secte de l'Enfer de René Cardona Jr. (1979) - ★★★★★★★☆☆☆



Jonestown est devenue Johnsontown et Jim Jones, le révérend James Johnson, et pourtant, Guyana, la Secte de l'Enfer est bel et bien inspiré de la tragédie qui toucha neuf-cent vingt trois hommes, femmes et enfants le 18 novembre 1978. Le gourou de la secte, le révérend Jim Jones, fut contraint au massacre de ses fidèles et au suicide après avoir reçu la visite à Jonestown du représentant démocrate de Californie, Leo Ryan ainsi que de quatre journalistes. Mais alors que les cinq hommes étaient sur le point de reprendre l'avion afin de quitter la Guyane, ils furent assassinés par des hommes armés appartenant à la secte de Jim Jones. Cet acte ayant de très lourdes conséquences sur l'avenir de Jonestown et de ses habitants, le révérend-gourou organisa le suicide de ses membres le soir-même. Plus de neuf-cent d'entre eux moururent de l'absorption de cyanure de potassium. Jim Jones, lui, fut abattu par balle sur sa propre demande.

Guyana, la Secte de l'Enfer évoque les derniers temps de la secte nommée le Temple du Peuple et fondée par Jim Jones en 1953. le réalisateur mexicain René Cardona Jr. se penche en effet sur l'histoire de ce très charismatique individu qui défraya la chronique dans le courant des années soixante-dix avant de donner une fin tragique aux événements entourant ce que certains comparaient à un véritable camp de concentration dans lequel avaient lieu, tortures, punitions, enfermements, brimades, et autres ''joyeusetés'' du même acabit. Incarné à l'écran par l'acteur américain Stuart Withman qui joua notamment aux côtés de Vincente Minnelli, Richard Fleischer, Michael Curtiz ou encore J. Lee Thompson et par trois fois avec le cinéaste mexicain qui dès l'année suivante lui offrit le rôle principal de La Rage de Tuer.

René Cardona Jr. respecte presque scrupuleusement le fait-divers à l'origine de cette histoire absolument stupéfiante qui décrit un Jim Jones paranoïaque, pervers, manipulateur et si charismatique que des centaines d'hommes et de femmes lui firent suffisamment confiance pour le suivre jusqu'en Guyane. Mais ce paradis qu'il leur promit s'est peu à peu mué en un enfer d'où il était souvent vain de vouloir s'enfuir. Guyana, la Secte de l'Enfer témoigne du sort que le gourou accordait à celles et ceux qui tentaient de prendre la poudre d'escampette : Coups de fouets, enfermements. Jim Jones y érigeant ses propres tables de loi, toute forme de sexualité étant accomplie en dehors des préceptes érigés par ce fou de dieu y était également punie de façon particulièrement sévère.

Plusieurs long-métrages et documentaires ont abordé ce fait-divers, certains s'attachant à mélanger les deux approches pour un résultat très satisfaisant, à l'image du très réussi Jim Jones, la Folie Meurtrière d'un Gourou réalisé en 2006 par Catherine Berthillier et Tim Wolochatiuk. Guyana, la Secte de l'Enfer est un bon complément puisqu'il aborde certains points mis de côté par le duo de réalisateurs tout en laissant lui-même de côtés certains aspects du fait-divers. On découvre un Jim Jones punitif, l'oppression dont sont victimes les membres de la secte et la lente assimilation dont il font l'objet grâce aux drogues qu'ils ingèrent à leur insu au moment des repas sont également évoquées. On apprend également que Jim Jones entretenait des rapports privilégiés avec le gouvernement russe, préparant ainsi un hypothétique exode en cas de force majeure... Stuart Whitman est évidemment au cœur de ce récit décortiquant avec plus ou moins de précision (il faut bien laisser de côtés certains aspects pour se concentrer sur les fondamentaux du fait-divers) l'événement. Face à lui, l'acteur Gene Barry incarne un représentant Lee O'Brien convaincant. Il faut savoir également que Guyana, la Secte de l'Enfer a connu des coupes parfois drastiques puisque de la version originale de 115 minutes diffusée au Mexique, le film est passé à une version écourtée de 90 minutes lors de sa sortie aux États-Unis. En France, il ne semble pas avoir connu les honneurs d'une sortie au cinéma et a dû patienter jusqu'à son premier passage à la télévision dans une version fort heureusement doublée en français...

mardi 19 septembre 2017

Night of the Lepus de William F. Claxton (1972) - ★★★★☆☆☆☆☆☆



Au milieu du dix-neuvième siècle, un britannique du nom de Thomas Austin importa en Australie douze couples de lapins. Un demi-siècle plus tard, le pays est envahi par pas moins de six-cent millions d'individus. Se reproduisant à très grande échelle et n'ayant pas d'ennemis naturels, les lapins provoquent une crise agricole et écologique nationale. De nombreuses solutions sont envisagées mais plus de cent-cinquante ans plus tard, les léporidés courent toujours. Et même si deux tiers des spécimens ont été éradiqués, le danger rode.
Cette histoire, réelle, aurait pu être celle qu'a choisi le cinéaste, monteur, producteur et scénariste américain William F. Claxton pour Night of the Lepus mais l'auteur de ce gros nanar décide cependant d'adapter le roman The Year of the Angry Rabbit de l'écrivain australien Russel Braddon. En comparent les faits établis ci-dessus avec ceux que connaissent ses personnages, le cinéaste mise tout sur une invasion à grande échelle. Mais ici, on ne parle pas tant de territoire que de la taille des créatures invoquées. Des lapins s’ébattant librement, se reproduisant à une vitesse inquiétante dont les répercutions ne se font pas attendre longtemps. Des milliers d'individus s'attaquant aux champs et aux réserves des fermiers, tel Cole Hillman qui est le premier à faire appel à son ami Elgin Clark, lequel en réfère directement au spécialiste Roy Bennett. En compagnie de son épouse Gerry, Bennett tente de mettre au point un sérum permettant d'éradiquer la menace.
Enfermés dans les cages d'un laboratoire, douze spécimens de lepus subissent une batterie d'examens et sont les cobayes d'une expérience visant à tester une hormone devant stopper leurs appétences sexuelles. L'expérience fonctionne mais privés de leur instinct de reproduction, les lapins grossissent et deviennent aggressifs. Quand l'un d'eux s'échappe des mains d'Amanda, la fille de Roy et Gerry, c'est le drame. Une fois en liberté, le spécimen se reproduit avec ses congénères en liberté, ceux-ci ne donnant naissance qu'à des individus génétiquement modifiés. D'une taille imposante, ils font des ravages, semant mort et désolation parmi les hommes et les animaix d'élevage...

Avec une telle source d'inspiration, nous pouvions espérer assister à un réjouissant spectacle. Mais non, le résultat est finalement assez laborieux. Night of the Lepus ressemble davantage à un mauvais téléfilm qu'à un film cinéma réussi. La faute à une mise en scène palote, et une interprétation tout juste moyenne. La présence de Stuart Whitman (La Secte de l'enfer, Un dénommé Mister Shatter), de Janet Leigh (la victime de Norman Bates dans la mythique scène de douche du Psychose d'Alfred Hitchcock, c'était elle) ou de DeForest Kelley (le docteur Leonard McCoy de la série originale Star Trek) n'y change rien.
C'est plat, ennuyeux et répétitif. William F. Claxton passe la moitié du temps à filmer des lapins courir dans l'obscurité, au ralenti, afin de bien faire sentir aux spectateurs que ses rongeurs pèsent plus lourds et sont bien plus gros que la moyenne.

Véritable nanar avéré, aimé des spécialistes et des amateurs du genre, Night of the Lepus a pour lui d'offrir le premier long-métrage mettant en scène des lapins tueurs. Ce qui, malgré les piètres qualités de son long-métrage est une donnée non négligeable. Reste que de regarder le film jusqu'à la fin demeure fastidieux. Peu passionnant, il n'offre en outre que quelques passages sanglants dont les limites apparaissent très vite à l'écran. Un peu à la manière du pape du gore, Herschell Gordon Lewis, William F. Claxton recouvre ses victimes humaine d'une peinture rouge à peine identifiable comme du sang. Le film a tout de même connu les honneurs d'une sortie cinéma aux États-Unis le 4 octobre 1972. Les collectionneurs de tous poils se feront sans doute une joie de le découvrir. Quant aux autres, ils auront la bienveillance de passer leur chemin...
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...