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mercredi 4 mars 2020

Cycle Les Inconnus: L'Extraterrestre de Didier Bourdon (2000) - ★★★★☆☆☆☆☆☆


Les Inconnus ont beau avoir un fort capital sympathie, il n'en demeure pas moins qu'une mauvaise comédie reste une mauvaise comédie. Et si L'Extraterrestre n'est pas aussi catastrophique que certaines critiques de l'époque laissèrent entendre, on ne peut pas dire que ce tout premier long-métrage réalisé par Didier Bourdon en solo soit une référence en la matière. Sur un scénario écrit en collaboration avec Valentine Albin, l'acteur, scénariste et réalisateur, ancien transfuge du Petit Théâtre de Bouvard aux côtés de Bernard Campan, Pascal Légitimus, Smaïn et Seymour Brussel avec lesquels il forma la première mouture des Inconnus, réalise une comédie lorgnant du côté de la science-fiction. En effet, L'Extraterrestre met en scène Zerf, un être venu d'ailleurs, et plus précisément de la planète Kryptalon, échoué sur Terre lors d'une mission de reconnaissance. Poursuivi par deux spécimens d'androïdes de la planète Praton, ennemis jurés des habitants de Kryptalon, Zerf risque à tout instant d'être retrouvé et tué par Yeb et Xab. C'est lors de sa fuite dans la région de Salers dans le Cantal que Zerf croise la route d'Agathe et de Clément. C'est à bord de la voiture de la jeune femme en route pour la maison de sa mère pour y passer quelques jours de vacances que Zerf embarque. Le comportement et l'accoutrement de l'extraterrestre contraignent Agathe à faire croire à son entourage qu'il s'agit d'un réfugié bosniaque. Contre toute attente, la jeune femme et l'extraterrestre vont finir par s'attacher l'un à l'autre, poussant alors Agathe à aider Zerf à trouver les minéraux qui lui permettront de repartir chez lui...

Difficile d'imaginer que dans la chronologie des faits, L'Extraterreste ait été réalisé à la suite des Trois Frères et du Pari tant cette première réalisation de Didier Bourdon en solo semble régressive en matière de qualité humoristique, de mise en scène et d'interprétation. En effet, après avoir beaucoup ri successivement en 1995 et 1997, en ce début de l'année 2000 débarquait donc cette comédie de science-fiction, il faut le reconnaître, assez pathétique, reflet d'un terrible manque de d'inspiration pour Didier Bourdon. Plus qu'un véritable film, L'Extraterrestre enchaîne les situations et accumule des séquences d'une pauvreté humoristique parfois très gênante. L'acteur/réalisateur aurait affirmé à l'époque vouloir rendre hommage aux séries Z que son film aurait alors été infiniment plus crédible en ce sens. Il est même conseillé au public de le regarder avec cet état d'esprit que partagent les amoureux des nanars sinon l'expérience risque d'être douloureuse. Surtout s'ils s'attendent à retrouver le même niveau de qualité qu'à l'époque où sortirent sur les écrans français Les Trois Frères et Le Pari.

On évitera d 'évoquer l'absence de scènes cultes, les rires se faisant d'une discrétion toute religieuse. Inutile d'espérer assister à un florilège d'effets-spéciaux puisque cet aspect du long-métrage n'est bien évidemment pas la principale préoccupation de Didier Bourdon. Le réalisateur offre à la charmante Pascale Arbillot le rôle d'Agathe et celui de l'androïde Yeb à son compagnon Bernard Campan. Toujours sous contrat avec Paul Lederman qui possède les droits de trois longs-métrages éventuels avec les Inconnus sous la forme du trio, Didier Bourdon et Bernard Campan tournent une fois encore après Le Pari un long-métrage sans leur ami Pascal Légitimus. Accoutré au même titre que l'acteur Olivier Rabourdin comme un ersatz d'androïde échappé d'un mauvais film de science-fiction post-apocalyptique italien des années quatre-vingt, Bernard Campan fait ce qu'il peut mais le résultat est désastreux. Puéril et visiblement à l'attention du jeune public, les adultes demeureront de marbre devant cet Extraterreste qui se veut parfois touchant sans l'être véritablement. Reste la présence du fidèle Henri Courseaux, celle d'Antoine du Merle (le fils de Didier dans Les Trois Frères) ou plus étonnant, celle d'Olivier Marchal qui en début de film annonce sa séparation d'avec Agathe. Une bien triste comédie...

lundi 2 mars 2020

Cycle Les Inconnus: Les Trois Frères de Didier Bourdon et Bernard Campan (1995) - ★★★★★★★★☆☆



En y réfléchissant bien, cela faisait un moment que je ne m'étais pas lancé dans un cycle et c'est pourquoi j'ai décidé d'évoquer ces jours prochains l'un des plus fameux trios d'humoristes hexagonaux qui, certains d'entre nous ne le savent peut-être pas, étaient cinq à l'origine, lors de leur rencontre et de leur apparition dans l'émission culte de Philippe Bouvard, Le Petit Théâtre de Bouvard. En effet, aux côtés de Smaïn et de Seymour Brussel, Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus formèrent le groupe des Inconnus le 23 juin 1984 pour y interpréter un certain nombre de sketchs qui, avouons-le, avec le temps ont bien mal vieilli. Les cinq hommes tournent ensemble un seul et unique long-métrage en 1985. Le culte Le Téléphone Sonne Toujours Deux Fois (titre faisant référence au Facteur Sonne Toujours Deux Fois réalisé en 1946 par le cinéaste américain Tay Garnett), une comédie policière dans laquelle apparaissent notamment Jean-Claude Brialy, Clémentine Célarié, Henri Courseaux, Darry Cowl, Michel Galabru, Jean Yanne ou encore Patrick Sébastien (et la liste est encore très longue!). Après avoir rencontré le succès dans les années quatre-vingt dix avec l'excellente série d'émissions parodiques La Télé des Inconnus, c'est en 1995 que Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus réapparaissent sur grand écran sous le nom des Inconnus (le premier et le troisième ayant cependant tourné dans divers longs-métrages jusqu'à maintenant) avec Les Trois Frères. Réalisé par Didier Bourdon et Bernard Campan, le film est un immense succès et frôle les sept millions d'entrées pour un budget initial égal à 7 150 000 euros.

Si les trois humoristes interprètent trois demi-frères qui ne se sont jamais connu, le scénario de Didier Bourdon, Bernard Campan et Michel Lengliney (Il est Génial Papy ! de Michel Drach) joue sur les différences sociales de ces trois hommes que rien n'aurait pu rapprocher si ce n'est un héritage de trois millions de francs laissé derrière lui par une mère qu'ils n'ont jamais connue. Comme cela sera généralement le cas dans les films des Inconnus, les trois acteurs ne s'embarrassent pas de pseudonymes puisque chacun d'entre eux est ''reconnu'' sous son véritable prénom. C'est ainsi que Didier Bourdon incarne Didier Jean-Marie Latour, vigile dans un supermarché et supposé futur gendre de son patron avec la fille duquel il a prévu de faire sa vie. En réalité, un prétexte pour réussir son existence professionnelle. Scrutant les clientes à l'aide d'un réseau de caméra trafiquées par ses soins et installées dans les cabines d'essayage, il ne le sait pas encore, mais il est le père d'un petit Michaël (Antoine du Merle), fils de Christine Rossignol (Marine Jolivet) avec laquelle il eut une liaison quelques années auparavant. Bernard Campan, lui, interprète Bernard Michel Latour, petit acteur sans envergure qui pour péniblement subvenir à son existence accepte de travailler sur les marchés pour son ami Albert (Albert Dray). Quant à Pascal Légitimus, il incarne Pascal Eusèbe Latour, cadre ambitieux d'une entreprise de communication et ''propriétaire'' d'un luxueux appartement de cent mètres carré environs.

Gros succès de cette année 1995, Les Trois Frères est l'une de ces comédies cultes que l'on peut revoir sans cesse et sans jamais s'en lasser. En faisant croiser la route de ces trois frères qui n'ont absolument rien en commun, Bernard Campan, Pascal Légitimus et Didier Bourdon offrent une vision critique sous-jacente de notre société jamais rébarbative et démontrent que dans le désarroi le plus total, les liens familiaux même les plus ténus permettent de se soutenir et de relever la tête. Une vision, certes, puérile, voire utopique, mais néanmoins à l'origine de scènes toutes plus cultes les unes que les autres. Au hasard, on pense notamment au rendez-vous chez le notaire, les quelques scènes situées chez la belle-famille de Didier (dont un beau-père raciste savoureusement interprété par l'acteur et comédien Pierre Meyrand), la séquence des ''acides'', le repas chez Pascal, la visite de l'huissier (Maître Gonzalez interprété par l'excellent Jean-François Pastout) ou encore le passage à l'émission de télévision Le Millionnaire tout à fait dans le ton des pastiches que créa le trio lors de leurs diverses interventions télévisuelles dans La Télé des Inconnus. Le long-métrage est l'occasion de retrouver des seconds rôles irrésistibles avec en premier plan Bernard Farcy dans le rôle de Steven Marchand, le patron de Pascal, Élie Sémoun dans celui de son bras-droit Brice, ou encore Bruno Lochet et Yolande Moreau (ex-Deschiens) dans ceux des propriétaires du PMU. Certaines répliques demeurent toujours aussi fameuses, comme ''le jus de fruit'', ''le monochorme de Whiteman'', tout comme certains détails demeurent inoubliables comme l'entreprise de communication dont tous les employés portent une queue de cheval à l'effigie du boss, ou Didier, Bernard et Pascal contraints de se grimer pour échapper aux forces de l'ordre, convaincus d'avoir causé la mort de l'huissier. Culte !

mercredi 19 mars 2014

Les Trois Frères, Le Retour de Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus (2014)



Didier, Bernard et Pascal se retrouvent bien des années après lorsqu'ils sont convoqués par Maître Vaselin, un avocat employé par la maison de disque de leur défunte mère qui était encore sous contrat à l'époque de sa disparition. Les trois frères ont conservés des rapports houleux et voient d'un mauvais œil ces retrouvailles dont ils espèrent cette fois-ci récupérer un peu d'argent en héritage. Bernard se produit au Caveau des Trois Mulets, une petite salle de spectacle dans laquelle il interprète un one man show de piètre qualité. Pascal vit avec une vielle cougar à l'appétit sexuel féroce dans l'espoir de la marier et de profiter de son immense fortune. Quand à Didier, il est marié à une femme quelconque, et vit dans l'austère maison de la mère de celle-ci. Il espère lui aussi faire fortune et attend que la vieille grabataire décède pour profiter de son héritage. S'il fait croire à tout le monde qu'il est professeur de philo, il passe en réalité ses journées à vendre des sex-toys à bord de sa voiture.

Bernard, Pascal et Didier apprennent qu'ils doivent de l'argent à la maison de disque et Maître Vaselin leur apprend que s'ils refusent de payer la somme, c'est l'un d'entre eux qui en paiera l'intégralité pour les deux autres. Pascal et Didier se débrouillent pour vider leur compte en banque tandis que Bernard, le crédule du trio, encaisse le comportement malhonnête de ses frangins et se voit contraint de payer pour eux. Il ne peut, de plus, offrir à sa fille Sarah qu'il vient de retrouver après de nombreuses années de séparation, les cinq-cents euros qu'il lui a promis.

L'adolescente est poursuivi par un dealer qui la recherche depuis qu'elle lui a volé un sac entier de MDMA. Les trois frères vont finalement se lier pour venir en aide à la fille de Bernard...

Dix-neuf ans après Les Trois Frères, Bernard Campan, Didier Bourdon, et cette fois-ci Pascal Légitimus réalisent la suites des aventures du trio de demi-frères. Les Trois Frères, Le Retour fut attendu comme le messie. Depuis les déboires qu'ils connurent avec le producteur Lederman, la réunion des trois humoristes fut impossible et les revoir enfin réunis fut une nouvelle attendue de tous ceux qui apprécièrent leur humour.
Alors, qu'en est-il de ce tout nouveau film des Inconnus ? Et bien, à l'image du triste titre du film (quel manque d'imagination), la majorité des gags sont éculés et ressemblent à des fonds de tiroir. Sorti vingt ans plus tôt, le film aurait sans doute fait un malheur. Sauf qu'aujourd'hui on aurait aimé en avoir un peu plus pour notre argent.

Les Inconnus reprennent la même formule et proposent une suite qui colle un peu trop à la première mouture. Du copier-coller qui pourtant, fonctionne. En effet, il n'est pas rare que le public rigole de bon cœur. Et même si certaines idées ont été vues ailleurs, on ne peut résister à certains gags qui fonctionnent toujours (le nom de certains personnages comme Vaselin et Hassec, les affiches partiellement cachées de la banque et qui donnent une idée plutôt réaliste de ce que pensent ses employés de nos trois héros). Avant même que cela ne se produise, on s'attend déjà à retrouver nos compères Didier et Bernard face aux affres de la drogue comme cela était déjà le cas dans le premier film. Si Les Trois Frères, Le Retour n'est pas un chef-d’œuvre d'humour, il vole malgré tout à mille lieues d'autres tentatives de retours comme Les Bronzés, Amis Pour La Vie, lui, un véritable naufrage...


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