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samedi 15 août 2026

Cocorico 2 de Julien Hervé (2026) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

C'est long, très long, tellement long... Et surtout, c'est pénible, vraiment pénible, tellement pénible que l'on pourrait croire que cette purge, cette infamie, ce cancer que l'on dit être une comédie aurait tout aussi bien pu être l’œuvre d'une Michèle Laroque ou d'un David Charhon. Imaginons d'ailleurs durant un court instant que ces deux là décident un jour de mettre en scène ensemble un prochain film en commun, hum ? Ouais, je sais, rien que d'y penser, ça donne le tournis. Mais en attendant, le scénariste et réalisateur français Julien Hervé n'a eu besoin de personne pour signer le nouveau grand navet de cette décennie et des années 2000-2020 en totale perdition sur le territoire hexagonal. Des pseudo-comédies qui semblent surtout faire l'étalage d'un pognon monstre dont les propriétaires paraissent se ficher du devenir puisque tout comme pour le film dont il s'agit ici de faire la critique sans s'énerver, il est des œuvres ayant coûté des millions dont la valeur artistique reste encore à évaluer ! Déjà, pourquoi réaliser la suite d'un film relativement mauvais ? Sans doute parce que Cocorico est rentré dans ses frais en rapportant un peu moins de quinze millions d'euros pour un budget de dix. Rien de mirobolant et pourtant, les sociétés de production SND et White and Yellow Films ont décidé de faire à nouveau confiance à Julien Hervé qui pour la seconde fois s'est chargé lui-même de l'écriture et de la réalisation de sa nouvelle comédie. On prend les mêmes et on recommence. Mais alors que Cocorico était encore ''regardable'' malgré un concept sympathique très mal exploité, sa suite parvient à être encore moins bonne que l'original. Une pâle copie d'une mauvaise comédie, au mieux, ça peut donner une franchouillardise acceptable. Mais là, même pas. Au point qu'il nous semble régulièrement être pris pour des légumes ingérant le même plat à chaque repas. De la direction artistique de Simon Blanjoie aux décors de Laure Lepelley-Monbillard en passant par l'indigente musique de Matei Bratescot qui revient pour la seconde fois nous assommer avec des compositions qui puent l'Intelligence Artificielle même s'il y a bien un compositeur derrière elle, Cocorico 2 a de grandes chances en fin d'année de finir au sommet des flops 10 catégorie ''Comédies Françaises'' !


Évidemment, on n'attend plus rien de Didier Bourdon et de Christian Clavier qui font une fois encore là où on leur demande. Cachetonnant dans des comédie faisandées depuis maintenant une bonne dizaine d'années. Poussant malgré tout des spectateurs assez stupides pour leur accorder encore et encore leur confiance à aller dépenser une dizaine d'euros chaque fois qu'ils passent au cinéma. Si Cocorico 2 est consternant, ça n'est pas simplement parce qu'il nous présente deux vieillissantes vedettes du cinéma français dans les inconfortables rôles de septuagénaires incapables de remettre en question leur ostracisme culturel, social et racial ni même parce que Julien Hervé pille le fond de commerce de Philippe de Chauveron (réalisateur de la trilogie Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu et de à bras ouverts) et encore moins parce qu'il semble espérer que les spectateurs sont assez stupides pour se laisser avoir une seconde fois (la suite n'attirera d'ailleurs qu'environ six-cent soixante milles d'entre eux, soit, un million et trois-cent mille de moins que pour le premier volet) mais bien parce que c'est mauvais ! Face à Didier Bourdon dont la qualité de comédien s'est depuis très longtemps faite la malle, Christian Clavier semble avoir définitivement abandonné l'idée de jouer pour laisser la place à son ''double'' Jacques-Henri Jacquart de la saga Les visiteurs. Nos deux interprètes ont donc abandonné toute ambition. Tout comme la pauvre Sylvie Testud qui est venue se perdre dans deux comédies d'une rare indigence bien longtemps après nous avoir notamment offert une superbe performance dans le formidable Les Blessures assassines de Jean-Pierre Denis au tout début du siècle. On ne citera pas le reste du casting qui de toute manière se partage la partie congrue d'un script rachitique, mal écrit et d'un récit qui accumule tant de fautes de goût en matière de dialogues que le malaise finit par s'imposer face à des interprètes qui rament à contre-courant. Bref, un désastre !

 

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