James Cameron l'a
annoncé : si les résultats de son Avatar 3 : de Feu
et de Cendres
n'atteignent pas des résultats satisfaisant au box-office, les
quatrième et cinquième volets ne verront probablement pas le jour.
Maintenant, reste à savoir ce qu'attend de son nouveau bébé
l'auteur des deux premiers Terminator,
d'Abyss
ou de Titanic.
S'il espère atteindre ou voire même dépasser les chiffres d'Avatar
2 : la Voie de l'eau,
on en est encore loin. Et même si les deux milliards de recettes
sont un objectif qui peut être encore tout à fait envisagé, pour
l'instant, les nouvelles aventures de Jack Sully, de Neytiri, de
Quaritch et de l'ensemble des personnages évoluant à la surface de
Pandora n'ont rapporté à l'échelle mondiale ''que'' sept-cent
soixante millions de dollars ! Dans ce troisième chapitre,
James Cameron intègre un nouveau clan qui par opposition aux
Omaticaya (Peuple de la Forêt) et aux Metkayina (Peuple des Récifs)
est beaucoup plus dur et donc beaucoup moins pacifique. Les Mangkwan
(ou Peuple des Cendres) possèdent une physionomie égale à celles
des autres Na'vi à la différence où leur peau est grise et parfois
recouverte de peintures tribales rouge. La première des couleurs
rappelant la cendre et la seconde le feu. Les Mangkwan sont un peuple
de guerriers, de conquérants menés par la charismatique Varang
(interprétée par l'actrice hispano-britannique Oona Chaplin qui
n'est autre que la petite-fille de Charlie Chaplin et la fille de
Géraldine Chaplin). L'on retrouve ici la totalité des personnages
ayant évolué dans le précédent long-métrage, qu'il s'agisse des
protagonistes d'ordre humanoïde ou des créatures marines...
James
Cameron ajoutant à son univers foisonnant quelques animaux aériens
et océaniques. À l'image des Raies
des Vents
et des Medusoid qui conduisent les engins pilotés par les marchands
volants ou ces créatures maritimes qui ressemblent à des calamars
particulièrement agressifs connus sous le nom de Syong. Beaucoup
moins apaisant que le second opus qui parfois pouvait être vu comme
une sorte de documentaire ethnologico-botanico-zoologique parfois
lointainement inspiré des modes de vie terrestre et comme une étude
géoscientifique propre à la planète Pandora, Avatar
3 : de Feu et de Cendres
est clairement un film de guerre. Connaissant le talent de James
Cameron pour cette approche beaucoup plus frontale et ''énervée''
(le bonhomme nous avait déjà prouvé son talent en transformant
l'univers d'Alien, le huitième passager
en véritable film de guerre entre Xénomorphes et Marines dans
Aliens, le retour)
on pouvait d'ors et déjà nous attendre à des combats
spectaculaires et épiques. Et si certains reprochent au cinéaste
canadien de s'être insuffisamment éloigné de l’Élément qui
constituait l'essentiel des décors d'Avatar 2 :
la Voie de l'eau,
d'avoir fait peu de cas de la région qui donne son sous-titre à ce
troisième volet en ne lui consacrant que quelques dizaines de
minutes sur les cent-quatre vingt que dure le long-métrage ou de
relancer une fois de plus la grosse machinerie guerrière qui
concluait le récit du second opus, il faudrait vraiment faire le
difficile pour ne pas se laisser séduire par cette aventure que
d'aucun pourrait juger effectivement de mise à jours du second volet
en mode 2.0. Ce qu'il faut retenir est que James Cameron a tourné le
2 et le 3 à la suite. Et cela se voit très clairement. Il est donc
logique qu'Avatar 3 : de Feu et de Cendres
soit dans la continuité du précédent volet...
Mais
que celles et ceux qui ne l'ont pas encore découvert en salle se
rassurent. Si l'aventure se déroule effectivement en majorité
autour de l'atoll de coraux où sont implantés les Metkayina, de
nombreuses séquences permettent de ''changer d'air''.Visuellement,
Avatar 3 : de Feu et de Cendres
est
un spectacle sans cesse renouvelé. On en prend plein les yeux du
début à la fin et les ventres mous sont rarissimes. Quoique, parler
de passages à vide serait très exagéré puisqu'ils impliquent l'un
des aspects les plus fondamentaux de ce troisième long-métrage.
Conflits intérieurs, remords, autorité, liens familiaux, etc...
Avatar 3 : de Feu et de Cendres distille
de nombreuses séquences aussi profondes qu'émouvantes qui
permettent de plonger encore davantage dans la psychologie des
personnages. Bien évidemment, l'on reconnaît le goût de James
Cameron pour la critique environnementale dès lors que les
protagonistes approchaient dans le second opus les fonds marin, leur
faune et leur flore. Dans Avatar 3 : de Feu
et de Cendres,
le cinéaste continue d'explorer l'idée d'espèces indigènes
exoplanétaires se référant aux peuples terriens vivant notamment
en Papouasie-Nouvelle-Guinée ou en Amazonie mais se réfère encore
davantage qu'auparavant à la notion de colonisation (les territoires
du peuple amérindien) à travers le personnage de Spider (Jack
Champion), lequel est l'un des éléments centraux de ce nouveau
récit. Après avoir vécu une expérience de cinéma toujours aussi
intense, après être sortis de la salle conquis par le spectacle
auquel nous avons assisté et une fois les doutes effacés, il ne
nous reste plus qu'à espérer que James Cameron choisira de
poursuivre l'aventure de Jack Sully et des Na'vi même si l'on rêve
de le voir un jour réaliser son rêve qui consiste à écrire,
réaliser et produire un remake du Voyage
fantastique
que Richard Fleischer réalisa en 1966..




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