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vendredi 2 janvier 2026

Avatar 3 : de Feu et de Cendres de James Cameron (2025) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

James Cameron l'a annoncé : si les résultats de son Avatar 3 : de Feu et de Cendres n'atteignent pas des résultats satisfaisant au box-office, les quatrième et cinquième volets ne verront probablement pas le jour. Maintenant, reste à savoir ce qu'attend de son nouveau bébé l'auteur des deux premiers Terminator, d'Abyss ou de Titanic. S'il espère atteindre ou voire même dépasser les chiffres d'Avatar 2 : la Voie de l'eau, on en est encore loin. Et même si les deux milliards de recettes sont un objectif qui peut être encore tout à fait envisagé, pour l'instant, les nouvelles aventures de Jack Sully, de Neytiri, de Quaritch et de l'ensemble des personnages évoluant à la surface de Pandora n'ont rapporté à l'échelle mondiale ''que'' sept-cent soixante millions de dollars ! Dans ce troisième chapitre, James Cameron intègre un nouveau clan qui par opposition aux Omaticaya (Peuple de la Forêt) et aux Metkayina (Peuple des Récifs) est beaucoup plus dur et donc beaucoup moins pacifique. Les Mangkwan (ou Peuple des Cendres) possèdent une physionomie égale à celles des autres Na'vi à la différence où leur peau est grise et parfois recouverte de peintures tribales rouge. La première des couleurs rappelant la cendre et la seconde le feu. Les Mangkwan sont un peuple de guerriers, de conquérants menés par la charismatique Varang (interprétée par l'actrice hispano-britannique Oona Chaplin qui n'est autre que la petite-fille de Charlie Chaplin et la fille de Géraldine Chaplin). L'on retrouve ici la totalité des personnages ayant évolué dans le précédent long-métrage, qu'il s'agisse des protagonistes d'ordre humanoïde ou des créatures marines...


James Cameron ajoutant à son univers foisonnant quelques animaux aériens et océaniques. À l'image des Raies des Vents et des Medusoid qui conduisent les engins pilotés par les marchands volants ou ces créatures maritimes qui ressemblent à des calamars particulièrement agressifs connus sous le nom de Syong. Beaucoup moins apaisant que le second opus qui parfois pouvait être vu comme une sorte de documentaire ethnologico-botanico-zoologique parfois lointainement inspiré des modes de vie terrestre et comme une étude géoscientifique propre à la planète Pandora, Avatar 3 : de Feu et de Cendres est clairement un film de guerre. Connaissant le talent de James Cameron pour cette approche beaucoup plus frontale et ''énervée'' (le bonhomme nous avait déjà prouvé son talent en transformant l'univers d'Alien, le huitième passager en véritable film de guerre entre Xénomorphes et Marines dans Aliens, le retour) on pouvait d'ors et déjà nous attendre à des combats spectaculaires et épiques. Et si certains reprochent au cinéaste canadien de s'être insuffisamment éloigné de l’Élément qui constituait l'essentiel des décors d'Avatar 2 : la Voie de l'eau, d'avoir fait peu de cas de la région qui donne son sous-titre à ce troisième volet en ne lui consacrant que quelques dizaines de minutes sur les cent-quatre vingt que dure le long-métrage ou de relancer une fois de plus la grosse machinerie guerrière qui concluait le récit du second opus, il faudrait vraiment faire le difficile pour ne pas se laisser séduire par cette aventure que d'aucun pourrait juger effectivement de mise à jours du second volet en mode 2.0. Ce qu'il faut retenir est que James Cameron a tourné le 2 et le 3 à la suite. Et cela se voit très clairement. Il est donc logique qu'Avatar 3 : de Feu et de Cendres soit dans la continuité du précédent volet...


Mais que celles et ceux qui ne l'ont pas encore découvert en salle se rassurent. Si l'aventure se déroule effectivement en majorité autour de l'atoll de coraux où sont implantés les Metkayina, de nombreuses séquences permettent de ''changer d'air''.Visuellement, Avatar 3 : de Feu et de Cendres est un spectacle sans cesse renouvelé. On en prend plein les yeux du début à la fin et les ventres mous sont rarissimes. Quoique, parler de passages à vide serait très exagéré puisqu'ils impliquent l'un des aspects les plus fondamentaux de ce troisième long-métrage. Conflits intérieurs, remords, autorité, liens familiaux, etc... Avatar 3 : de Feu et de Cendres distille de nombreuses séquences aussi profondes qu'émouvantes qui permettent de plonger encore davantage dans la psychologie des personnages. Bien évidemment, l'on reconnaît le goût de James Cameron pour la critique environnementale dès lors que les protagonistes approchaient dans le second opus les fonds marin, leur faune et leur flore. Dans Avatar 3 : de Feu et de Cendres, le cinéaste continue d'explorer l'idée d'espèces indigènes exoplanétaires se référant aux peuples terriens vivant notamment en Papouasie-Nouvelle-Guinée ou en Amazonie mais se réfère encore davantage qu'auparavant à la notion de colonisation (les territoires du peuple amérindien) à travers le personnage de Spider (Jack Champion), lequel est l'un des éléments centraux de ce nouveau récit. Après avoir vécu une expérience de cinéma toujours aussi intense, après être sortis de la salle conquis par le spectacle auquel nous avons assisté et une fois les doutes effacés, il ne nous reste plus qu'à espérer que James Cameron choisira de poursuivre l'aventure de Jack Sully et des Na'vi même si l'on rêve de le voir un jour réaliser son rêve qui consiste à écrire, réaliser et produire un remake du Voyage fantastique que Richard Fleischer réalisa en 1966..

 

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