Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


vendredi 2 janvier 2026

It Ends d'Alexander Ullom (2025) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 



Si l'on peut en général se croire en sécurité à bord de son véhicule, il arrive parfois que l'on se perde en chemin pour se retrouver en des lieux que l'on aurait aimé pouvoir éviter. C'est sans doute ainsi que la famille Carter de La colline a des yeux réalisé par Wes Craven en 1977 aurait sans doute préféré ignoré le raccourci que ses membres prirent pour rejoindre la Californie. Tout comme cette bande de copains qui quelques années plus tôt dans Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper auraient mieux fait de rester à l'intérieur de leur van et de ne surtout pas roder du côté de cette maison abritant une famille de dégénérés. Sans oublier le héros de Duel de Steven Spielberg, poursuivi durant près de quatre-vingt dix minutes par un camion ou bien plus tard, celui de The Hitcher, dans lequel un jeune homme du nom de Jim Halsey était traqué par le psychopathe John Ryder qu'il eut la très mauvaise idée de prendre en stop. En fait, nous pourrions citer des dizaines, voire des centaines de films mais presque aucun ne pourra être véritablement comparé à It Ends, premier long-métrage d'Alexander Ullom dont le suivant, le film d'horreur 4X4 : The Event, est en ce moment en pré-production. Bien que le film ne partage rien de véritablement concret avec l'excellente série The Society dont on regrettera toujours qu'une seconde saison ne vit jamais le jour en raison de résultats jugés insuffisants, un détail de It Ends retient pourtant l'attention du spectateur : cette route interminable qui une fois prise dans l'autre sens ne mène nulle part ailleurs que face à un cul-de-sac débouchant sur une forêt. Une fois évoquée cette petite anecdote qui dans le contexte du long-métrage s'avère malgré tout être un sacré choc pour les protagonistes, l'intérêt du film tourne en partie autour de l'énigmatique contexte dans lequel nos quatre jeunes adultes sont plongés. En effet, alors que Day (Akira Jackson), Tyler (Mitchell Cole), Fisher (Noah Toth) et James (Phinehas Yoon) roulent de nuit pour aller dîner dans un restaurant, le second engage son véhicule sur une route et manque ensuite de prendre une sortie. Et pour cause : sur le chemin, aucun moyen de quitter la route en question. Filant tout droit devant eux sans que jamais celle-ci ne se termine ou ne débouche sur d'autres voies, les quatre amis n'ont d'autre choix que d'accepter la vérité : Day, Tyler, Fisher et James sont coincés sur une route qu'ils ne pourront apparemment jamais quitter...


It Ends se déroulant en grande partie à l'intérieur de la voiture en dehors de quelques sorties risquées sur la route ou dans une forêt qui elle-même semble n'avoir aucune issue (bien que l'idée soit au fond assez peu explorée), le réalisateur et scénariste Alexander Ullom est contraint de composer avec les dialogues et la performance de ses interprètes qui tous sont d'anciens étudiants et dont certains se connaissaient déjà avant le tournage. Afin de s'assurer de la cohésion entre les interprètes et leurs différents personnages, le cinéaste réalisa quelques séances de lecture. Une combinaison d'acteurs qui au final fonctionne très bien à l'image puisque Akira Jackson, Mitchell Cole, Noah Toth et Phinehas Yoon jouent avec un naturel parfois déconcertant. Et puisqu'il faut nourrir le film de dialogues permettant au spectateur de se raccrocher à une intrigue plutôt sommaire, les personnages ne vont avoir de cesse que de s'interroger sur la situation, cherchant à comprendre pour quelle raison ils sont condamnés à rouler sans jamais s'arrêter ou presque sur cette interminable route. Si l'un d'entre eux évoque le Purgatoire tandis qu'un second envisage l'idée selon laquelle ils seraient en réalité tous les quatre morts, un troisième commence à émettre l'hypothèse selon laquelle un ou plusieurs d'entre eux aurai(en)t quelque chose à se reprocher. Quelques éléments extérieurs viendront bien sûr nourrir l'intrigue. Comme lors de ces quelques tentatives de sortie du véhicule qui toutes sont vouées à l'échec puisque à chaque fois, des centaines d'individus débouchent de la forêt pour tenter de s'emparer de la voiture. Des moments parfaitement orchestrés qui font poindre un certain stress et qui posent certaines questions comme celle s'agissant de ces nombreux individus qui bien avant nos quatre jeunes héros ont peut-être vécu la même aventure. Sans oublier quelques concepts intéressants mais, de mon point de vue, insuffisamment développés comme ce réservoir d'essence qui ne se vide jamais ou l'absence de faim et de sommeil chez Tyler et ses amis. Bref, ce petit film indépendant, apparemment bricolé à l'aide de matériel emprunté à des écoles de cinéma et au budget estimé à environ cinquante-mille dollars est plutôt une bonne surprise quoique qu'un format plus court lui aurait sans doute permis d'être diablement plus efficace. En effet, tandis que les quatre protagonistes du récit roulent tout droit, le scénario, lui, tourne malheureusement parfois en rond ! Dans le genre, je vous conseillerais le sympathique In Fear de Jeremy Lovering dans lequel un jeune couple se perdait bien avant nos quatre jeunes gens en pleine campagne anglaise.

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...