Après avoir découvert la veille le second volet de la franchise
Wishmaster
intitulé Evil never Dies,
retour en arrière de deux années avec le premier des quatre
chapitres, réalisé celui-ci par Robert Kurtzman, auteur de nombreux
effets-spéciaux et notamment sur les tournages de Evil
Dead 2
de Sam Raimi, The Hidden
de Jack Sholder, Phantasm II
de Don Coscarelli, Misery
de Rob Reiner et d'innombrables autres longs-métrages horrifiques.
Entre 1995 et 2010, ce concepteur d'effets-spéciaux de maquillage
aura en outre réalisé cinq films dont aucun n'aura su dépasser le
simple stade de petite production d'horreur. Deux ans après avoir
mis en boite The Demolitionist,
Robert Kurtzman réalise donc Wishmaster
dans lequel il met en scène un Djinn qui sous sa forme humaine se
fait appeler Nathaniel Demerest. Pour la première des deux seules
fois où il apparaît sous les traits de l'acteur vénézuélien
Andrew Divoff, ce démon accomplissant les vœux de ses victimes
contre lesquels il exige qu'elles lui offrent leur âme est libéré
alors qu'il était enfermé dans une opale incandescente elle-même
dissimulée dans une statue qu'avait prévu d'ajouter à sa
collection un certain Raymond Beaumont. Ce premier Wishmaster
de
la franchise ne démarre malheureusement pas sous les meilleurs
augures puisque le récit remonte tout d'abord aux origines qui ont
menées le Djinn à se retrouver pris au piège d'une pierre
précieuse. Une séquence relativement courte mais qui laisse déjà
entrevoir la piètre qualité de certains effets. Comme ces décors
et ces costumes persans de l'an 1127 dont les uns ont l'air conçus
en carton-pâte tandis que les autres semblent avoir été fabriqués
par des amateurs en prévision d'une convention consacrée à
l'Histoire iranienne ! Bref, rien de bien entreprenant
s'agissant de plonger le spectateur dans un cadre fantastico-réaliste
en ce sens où l'action se déroule ensuite dans le présent. Époque
où le scénario inclus donc divers éléments fantastiques. Un
script que l'on doit d'ailleurs au scénariste Peter Atkins (auquel
on doit ceux des quatre volets de la franchise mais aussi ceux de la
quasi totalité des volets de la saga Hellraiser),
acteur, producteur, qui signe ici une histoire plutôt quelconque
cependant aidée par quelques intervention de notre créature dont
l'interprète est déjà très à l'aise consistant son cabotinage.
Andrew Divoff était à ce titre l'acteur idéal. Entre sourire
carnassier, orbites enfoncées sous une paire de sourcils frondeurs
et visage grêlé admirablement mis en scène en lumière rasante, le
voir s'amuser en laissant ses victimes espérer obtenir ce qu'elles
désirent sans imaginer un seul instant les conséquences de leur
choix demeure déjà dans ce premier volet, une friandise plutôt
alléchante...
Pour
le reste, ce premier long-métrage de la franchise prépare à la
suite, et donc au second dont les différences s'avèrent finalement
minimes même si les environnements changent parfois drastiquement.
Ensuite, tout est affaire de goût. Les uns préféreront peut-être
le maquillage du Djinn présent dans ce premier long-métrage tandis
que les autres auront sans doute un coup de cœur pour l'aspect
humide qu'il arbore dans le second. Coté effets-spéciaux, rien de
bien remarquable dans ce Wishmaster
qui ne semble donc pas devoir trôner au sommet de la franchise. Là
encore, tout ne reposera que sur certaines attentes de la part du
spectateur. Peut doté d'effets gore (en dehors d'un arrachage de
mâchoire plutôt sympathique), l'actrice Tammy Laurent en fait des
tonnes dans le rôle d'Alexandra Amberson et s'avère moins
''affriolante'' que Holly Fields qui dans Wishmaster
2: Evil Never Dies
incarnait le rôle de Morgana. Wishmaster semble
surtout devoir reposer sur la présence d'une galerie non pas de
personnages mais d'interprètes que les amateurs de cinéma
horrifico-fantastique apprécieront. Produit en partie par Wes Craven
(le papa de la dernière maison sur la gauche,
La colline a des yeux,
Les griffes de la nuit
ou la franchise Scream),
Wishmaster 2: Evil Never Dies
permet en effet de retrouver quelques acteurs emblématiques du
cinéma d'horreur. Les anglophones apprécieront tout d'abord de
découvrir le film en version originale pour la présence de l'acteur
Angus Scrimm (rendu mondialement célèbre pour son incarnation du
Tall Man
dans la saga Phantasm)
en narrateur. Du côté des acteurs directement présents à l'image,
nous citerons Ted Raimi (frère de Sam) dans le petit rôle d'Ed
Finney (lequel termine broyé par la chute d'un container enfermant
la statue du dieu Ahura Mazda). Puis surviennent à l'écran,
Robert ''Freddy
Krueger''
Englund, Kane Hodder (plusieurs fois interprète du tueur en série
Jason Voorhees de la franchise Vendredi 13),
Tony Todd (le Candyman du long-métrage éponyme réalisé en 1992
par Bernard Rose) ou encore Joseph Pilate qui en 1985 interpréta
notamment l'immonde Capitaine Henry Rhodes dans l'un des
chefs-d’œuvre de George Romero, Day of the
Dead.
Pourtant, la présence de ces divers acteurs ne modifient
malheureusement pas le fait que Wishmaster
demeure un film d'horreur relativement moyen...
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