Wishmasters
est une franchise de films horrifico-fantastiques respectivement
réalisés entre 1997 et 2002 par Robert Kurtzman (Wishmaster),
Jack Sholder (Wishmaster 2: Evil Never Dies),
et Chris Angel (Wishmaster 3: Beyond the Gates of
Hell
et Wishmaster 4: The Prophecy Fulfilled).
Tout commence en l'an 1127 lorsqu'en Perse, le magicien Zoroastre
parvient à enfermer un Djinn dans une opale. Laquelle est ensuite
cachée dans la statue d'Ahura Mazda... Pourquoi avoir choisi le
second volet de celui qui dans le monde réel se cache sous le nom de
Nathaniel Demerest ? Tout d'abord, parce que celui-ci se déroule
en partie en milieu carcéral et que la thématique des prisons
m'interpelle généralement. Ensuite, et cela peut paraître comme la
raison la plus évidente, le long-métrage est signé de Jack
Sholder. Un nom que les anciens connaissent forcément puisque dans
le courant des années quatre-vingt, le réalisateur américain signa
quelques bobines particulièrement sympathiques (Alone
in the Dark
en 1982, le controversé A Nightmare on Elm
Street Part 2: Freddy's Revenge en
1985 ou encore Flic et rebelle
en 1989) parmi lesquelles, l'un des meilleurs films de
science-fiction et d'action de la seconde moitié de la décennie
avec The Hidden.
Une œuvre auréolée de plusieurs récompenses dont le Grand Prix du
Festival
international du film fantastique d'Avoriaz
en 1988 ! Doté d'un budget plutôt réduit (deux millions et
demi de dollars), Wishmaster 2: Evil Never Dies
remet pour la seconde fois en selle l'excellent acteur vénézuélien
Andrew Divoff. Habitué aux rôles d'antagonistes (48
heures de plus
de Walter Hill en 1990, Air Force One
de Wolfgang Petersen en 1997 ou bien Indiana
Jones et le Royaume du crâne de cristal de
Steven Spielberg en 2008), il est notamment apparu dans plusieurs
séries télévisées. Andrew Divoff incarne donc pour la seconde
fois le rôle du Djinn, représentation maléfique qui sous un épais
maquillage en latex montre parfois son vrai visage. À ce titre, la
qualité des effets-spéciaux prosthétiques mérite d'être
signalée. Dans cette nouvelle aventure, nous faisons la connaissance
de Morgana, jeune femme sexy interprétée par l'actrice Holly Field
qui lors d'un cambriolage dans un musée qui tourne mal libère par
accident le Djinn qui jusque là était donc enfermé dans une opale
elle-même dissimulée dans une statue.
Le
petit ami de la jeune femme et un troisième complice sont tués par
le garde du musée avant que Morgana ne tue ce dernier. Prenant la
fuite, elle laisse derrière elle son compagnon qui s'apprête à
mourir lorsque le Djinn propose à celui-ci d'exaucer un vœu en
échange de son âme. Plus tard, la police débarque sur le lieu de
drame et arrête le djinn qui sous les traits de Nathaniel
Demerest s'accuse du meurtre du gardien. Pour quelle raison ?
Se retrouver derrière les barreaux et ainsi pouvoir proposer ses
services aux prisonniers en échange de leur âme. Mais alors que le
Diable est enfermé, il semble être connecté à distance avec
Morgana. Laquelle fait appel à son ami, le père Gregory (l'acteur
Paul Johansson), afin de l'aider à débarrasser la terre de la
présence du démon avant que celui-ci ne parvienne à réaliser une
prophétie... L'un des autres atouts de ce Wishmaster
2: Evil Never Dies
demeure évidemment dans la présence à l'image de l'acteur
vénézuélien dont le cabotinage tout en retenue et sourire
démoniaque est un régal de tous les instants. L'un des aspects les
plus plaisants consiste également dans la réalisation de certains
vœux que le Diable va prendre au pied de la lettre. Comme lorsqu'un
taulard veut traverser les barreaux d'une cellule pour s'enfuir de
prison ou lorsqu'un autre aimerait que son avocat se ''fasse
mettre''. Sans parler de cette drôlatique séquence lors de laquelle
le propriétaire mafieux d'une boite de nuit désire la tête de son
pire ennemi... Alors que l'un des tout premiers vœux débouche sur
une scène plutôt gore, la suite demeure nettement moins graphique
que l'on pouvait l'espérer. Si le maquillage d'Andrew Divoff
lorsqu'il apparaît sous les traits du Djinn est effectivement
remarquable, on n'en dira pourtant pas autant de certains décors
''infernaux'' qui démontrent les limites imposées à l'époque
concernant les effets-spéciaux visuels ! Bref, ça n'est pas du
grand cinéma, l'on ne retrouve pas le génie et la sensibilité du
Jack Sholder de The Hidden
mais Wishmaster 2: Evil Never Dies
n'est jamais vraiment déplaisant à regarder. Notons que dès le
troisième volet de la franchise, Andrew Divoff sera malheureusement
remplacé par l'acteur John Novak. L'absence du vénézuélien
s'explique par le fait qu'il ait proposé un scénario écrit par ses
soins mais refusé par les producteurs qui préférèrent celui d'un
certain Alex Wright. Un script que l'acteur détesta au point qu'il
choisi de claquer la porte, laissant ainsi John Novak reprendre le
rôle...
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