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lundi 2 juin 2025

Wishmaster 2: Evil Never Dies de Jack Sholder (1999) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Wishmasters est une franchise de films horrifico-fantastiques respectivement réalisés entre 1997 et 2002 par Robert Kurtzman (Wishmaster), Jack Sholder (Wishmaster 2: Evil Never Dies), et Chris Angel (Wishmaster 3: Beyond the Gates of Hell et Wishmaster 4: The Prophecy Fulfilled). Tout commence en l'an 1127 lorsqu'en Perse, le magicien Zoroastre parvient à enfermer un Djinn dans une opale. Laquelle est ensuite cachée dans la statue d'Ahura Mazda... Pourquoi avoir choisi le second volet de celui qui dans le monde réel se cache sous le nom de Nathaniel Demerest ? Tout d'abord, parce que celui-ci se déroule en partie en milieu carcéral et que la thématique des prisons m'interpelle généralement. Ensuite, et cela peut paraître comme la raison la plus évidente, le long-métrage est signé de Jack Sholder. Un nom que les anciens connaissent forcément puisque dans le courant des années quatre-vingt, le réalisateur américain signa quelques bobines particulièrement sympathiques (Alone in the Dark en 1982, le controversé A Nightmare on Elm Street Part 2: Freddy's Revenge en 1985 ou encore Flic et rebelle en 1989) parmi lesquelles, l'un des meilleurs films de science-fiction et d'action de la seconde moitié de la décennie avec The Hidden. Une œuvre auréolée de plusieurs récompenses dont le Grand Prix du Festival international du film fantastique d'Avoriaz en 1988 ! Doté d'un budget plutôt réduit (deux millions et demi de dollars), Wishmaster 2: Evil Never Dies remet pour la seconde fois en selle l'excellent acteur vénézuélien Andrew Divoff. Habitué aux rôles d'antagonistes (48 heures de plus de Walter Hill en 1990, Air Force One de Wolfgang Petersen en 1997 ou bien Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal de Steven Spielberg en 2008), il est notamment apparu dans plusieurs séries télévisées. Andrew Divoff incarne donc pour la seconde fois le rôle du Djinn, représentation maléfique qui sous un épais maquillage en latex montre parfois son vrai visage. À ce titre, la qualité des effets-spéciaux prosthétiques mérite d'être signalée. Dans cette nouvelle aventure, nous faisons la connaissance de Morgana, jeune femme sexy interprétée par l'actrice Holly Field qui lors d'un cambriolage dans un musée qui tourne mal libère par accident le Djinn qui jusque là était donc enfermé dans une opale elle-même dissimulée dans une statue.


Le petit ami de la jeune femme et un troisième complice sont tués par le garde du musée avant que Morgana ne tue ce dernier. Prenant la fuite, elle laisse derrière elle son compagnon qui s'apprête à mourir lorsque le Djinn propose à celui-ci d'exaucer un vœu en échange de son âme. Plus tard, la police débarque sur le lieu de drame et arrête le djinn qui sous les traits de Nathaniel Demerest s'accuse du meurtre du gardien. Pour quelle raison ? Se retrouver derrière les barreaux et ainsi pouvoir proposer ses services aux prisonniers en échange de leur âme. Mais alors que le Diable est enfermé, il semble être connecté à distance avec Morgana. Laquelle fait appel à son ami, le père Gregory (l'acteur Paul Johansson), afin de l'aider à débarrasser la terre de la présence du démon avant que celui-ci ne parvienne à réaliser une prophétie... L'un des autres atouts de ce Wishmaster 2: Evil Never Dies demeure évidemment dans la présence à l'image de l'acteur vénézuélien dont le cabotinage tout en retenue et sourire démoniaque est un régal de tous les instants. L'un des aspects les plus plaisants consiste également dans la réalisation de certains vœux que le Diable va prendre au pied de la lettre. Comme lorsqu'un taulard veut traverser les barreaux d'une cellule pour s'enfuir de prison ou lorsqu'un autre aimerait que son avocat se ''fasse mettre''. Sans parler de cette drôlatique séquence lors de laquelle le propriétaire mafieux d'une boite de nuit désire la tête de son pire ennemi... Alors que l'un des tout premiers vœux débouche sur une scène plutôt gore, la suite demeure nettement moins graphique que l'on pouvait l'espérer. Si le maquillage d'Andrew Divoff lorsqu'il apparaît sous les traits du Djinn est effectivement remarquable, on n'en dira pourtant pas autant de certains décors ''infernaux'' qui démontrent les limites imposées à l'époque concernant les effets-spéciaux visuels ! Bref, ça n'est pas du grand cinéma, l'on ne retrouve pas le génie et la sensibilité du Jack Sholder de The Hidden mais Wishmaster 2: Evil Never Dies n'est jamais vraiment déplaisant à regarder. Notons que dès le troisième volet de la franchise, Andrew Divoff sera malheureusement remplacé par l'acteur John Novak. L'absence du vénézuélien s'explique par le fait qu'il ait proposé un scénario écrit par ses soins mais refusé par les producteurs qui préférèrent celui d'un certain Alex Wright. Un script que l'acteur détesta au point qu'il choisi de claquer la porte, laissant ainsi John Novak reprendre le rôle...

 

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