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mardi 3 juin 2025

Wishmaster de Robert Kurtzman (1997) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Après avoir découvert la veille le second volet de la franchise Wishmaster intitulé Evil never Dies, retour en arrière de deux années avec le premier des quatre chapitres, réalisé celui-ci par Robert Kurtzman, auteur de nombreux effets-spéciaux et notamment sur les tournages de Evil Dead 2 de Sam Raimi, The Hidden de Jack Sholder, Phantasm II de Don Coscarelli, Misery de Rob Reiner et d'innombrables autres longs-métrages horrifiques. Entre 1995 et 2010, ce concepteur d'effets-spéciaux de maquillage aura en outre réalisé cinq films dont aucun n'aura su dépasser le simple stade de petite production d'horreur. Deux ans après avoir mis en boite The Demolitionist, Robert Kurtzman réalise donc Wishmaster dans lequel il met en scène un Djinn qui sous sa forme humaine se fait appeler Nathaniel Demerest. Pour la première des deux seules fois où il apparaît sous les traits de l'acteur vénézuélien Andrew Divoff, ce démon accomplissant les vœux de ses victimes contre lesquels il exige qu'elles lui offrent leur âme est libéré alors qu'il était enfermé dans une opale incandescente elle-même dissimulée dans une statue qu'avait prévu d'ajouter à sa collection un certain Raymond Beaumont. Ce premier Wishmaster de la franchise ne démarre malheureusement pas sous les meilleurs augures puisque le récit remonte tout d'abord aux origines qui ont menées le Djinn à se retrouver pris au piège d'une pierre précieuse. Une séquence relativement courte mais qui laisse déjà entrevoir la piètre qualité de certains effets. Comme ces décors et ces costumes persans de l'an 1127 dont les uns ont l'air conçus en carton-pâte tandis que les autres semblent avoir été fabriqués par des amateurs en prévision d'une convention consacrée à l'Histoire iranienne ! Bref, rien de bien entreprenant s'agissant de plonger le spectateur dans un cadre fantastico-réaliste en ce sens où l'action se déroule ensuite dans le présent. Époque où le scénario inclus donc divers éléments fantastiques. Un script que l'on doit d'ailleurs au scénariste Peter Atkins (auquel on doit ceux des quatre volets de la franchise mais aussi ceux de la quasi totalité des volets de la saga Hellraiser), acteur, producteur, qui signe ici une histoire plutôt quelconque cependant aidée par quelques intervention de notre créature dont l'interprète est déjà très à l'aise consistant son cabotinage. Andrew Divoff était à ce titre l'acteur idéal. Entre sourire carnassier, orbites enfoncées sous une paire de sourcils frondeurs et visage grêlé admirablement mis en scène en lumière rasante, le voir s'amuser en laissant ses victimes espérer obtenir ce qu'elles désirent sans imaginer un seul instant les conséquences de leur choix demeure déjà dans ce premier volet, une friandise plutôt alléchante...


Pour le reste, ce premier long-métrage de la franchise prépare à la suite, et donc au second dont les différences s'avèrent finalement minimes même si les environnements changent parfois drastiquement. Ensuite, tout est affaire de goût. Les uns préféreront peut-être le maquillage du Djinn présent dans ce premier long-métrage tandis que les autres auront sans doute un coup de cœur pour l'aspect humide qu'il arbore dans le second. Coté effets-spéciaux, rien de bien remarquable dans ce Wishmaster qui ne semble donc pas devoir trôner au sommet de la franchise. Là encore, tout ne reposera que sur certaines attentes de la part du spectateur. Peut doté d'effets gore (en dehors d'un arrachage de mâchoire plutôt sympathique), l'actrice Tammy Laurent en fait des tonnes dans le rôle d'Alexandra Amberson et s'avère moins ''affriolante'' que Holly Fields qui dans Wishmaster 2: Evil Never Dies incarnait le rôle de Morgana. Wishmaster semble surtout devoir reposer sur la présence d'une galerie non pas de personnages mais d'interprètes que les amateurs de cinéma horrifico-fantastique apprécieront. Produit en partie par Wes Craven (le papa de la dernière maison sur la gauche, La colline a des yeux, Les griffes de la nuit ou la franchise Scream), Wishmaster 2: Evil Never Dies permet en effet de retrouver quelques acteurs emblématiques du cinéma d'horreur. Les anglophones apprécieront tout d'abord de découvrir le film en version originale pour la présence de l'acteur Angus Scrimm (rendu mondialement célèbre pour son incarnation du Tall Man dans la saga Phantasm) en narrateur. Du côté des acteurs directement présents à l'image, nous citerons Ted Raimi (frère de Sam) dans le petit rôle d'Ed Finney (lequel termine broyé par la chute d'un container enfermant la statue du dieu Ahura Mazda). Puis surviennent à l'écran, Robert ''Freddy Krueger'' Englund, Kane Hodder (plusieurs fois interprète du tueur en série Jason Voorhees de la franchise Vendredi 13), Tony Todd (le Candyman du long-métrage éponyme réalisé en 1992 par Bernard Rose) ou encore Joseph Pilate qui en 1985 interpréta notamment l'immonde Capitaine Henry Rhodes dans l'un des chefs-d’œuvre de George Romero, Day of the Dead. Pourtant, la présence de ces divers acteurs ne modifient malheureusement pas le fait que Wishmaster demeure un film d'horreur relativement moyen...

 

mercredi 29 septembre 2021

The Rage de Robert Kurtzman (2007) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

The Rage de Robert Kurtzman n'a rien à voir avec le long-métrage que réalisa David Cronenberg en 1977 ni avec son infâme remake signé des sœurs Jen et Sylvia Soska de 2019. Non, l'auteur en 1997 de Wishmaster accouche plutôt avec son troisième long-métrage en 2007 d'un ersatz du Re-Animator de Stuart Gordon. Ce classique du gore vieux de trente-six ans qui continue à faire son petit effet auprès des fans du cinéma d'horreur. Avec ses deux petits millions de dollars de budget, The Rage se range directement dans la catégorie des petites productions horrifiques flirtant avec le Z. Robert Kurtzman reprend à son compte le concept du film d'infectés avec son scientifique d'origine russe (l'acteur vénézuélien Andrew Divoff), le docteur Viktor Vasilienko, qui après s'être fait voler ses recherches basées sur un sérum contre le cancer et après avoir subit des traitements visant à lui faire perdre la tête est parvenu à prendre la fuite pour se consacrer désormais à la conception d'un virus visant à annihiler l'espèce humaine. Dire que ses ennemis sont entre-temps parvenus à lui faire perdre la raison est un euphémisme puisque en comparaison, on peut considérer que le docteur Herbert West de Re-Animator fut tout à fait sain d'esprit. C'est dire s'il manque une case (et même plusieurs) à Viktor Vasilienko qui n'hésite pas à se servir de cobayes humains dans une grange transformée pour l'occasion en laboratoire de recherches scientifiques. Alors qu'il semble avoir réussi à mettre au point le fruit de ses recherches, il est mordu par l'un de ses cobayes infectés qui de plus, parvient à prendre la fuite. Dehors, la créature commence par s'en prendre à tout ce qui se trouve sur son chemin mais finit par mourir, laissant ainsi tout loisir à des vautours de se repaître de ses chairs. Résultats, ces volatiles charognards se retrouvent à leur tour infectés et s'en prennent désormais à toutes celles et ceux qu'ils repèrent dans le coin. À commencer par un homme, sa nièce et son neveu...


Un pécheur venu avec les enfants de son frère disparu et pour lesquels le réalisateur ne va avoir aucune pitié. Car quel que soit l'âge de ses victimes, Robert Kurtzman leur inflige les pires horreurs à travers une succession de séquences gore qui, si elle n'atteignent pas le haut de degré de conception de celles du chef-d’œuvre de Stuart Gordon ont tout de même le mérite d'être en très grand nombre. Dès les premières minutes le massacre commence. Membres arrachés, têtes qui volent dans les airs, le pire à craindre pour les cinq jeunes gens (trois fille et deux garçons) qui vont bientôt prendre le relais de l'oncle Ben (non, non, pas celui de la fameuse marque de riz) et des rejetons de son frère au sein d'une intrigue se résumant à pas grand chose d'autre que de survivre, ce sera ces quatre vautours qui après avoir repéré leur proies en hauteur finiront par fondre sur elles afin de les massacrer. Éventrations, énucléations, et j'en passe et des meilleurs. Les effets-spéciaux ne sont peut-être pas parmi les plus remarquables que l'on ait pu voir au cinéma mais ils sont généreux et surtout, émaillent la plupart des séquences. C'est crade et le sang pisse de partout. Il n'y a guère que les vautours qui soient totalement ratés puisqu'ils ressemblent davantage à des dindes très énervées qu'à des rapaces amateurs de viande faisandée. Pas de grande vedette du cinéma d'horreur et d'épouvante à l'horizon mais l'on peut tout de même noter la présence à l'écran de l'acteur Reggie Bannister, l'un des principaux interprètes de la franchise Phantasm de Donn Coscarelli que les fans reconnaîtront sans le moindre doute. Il incarne ici le rôle de l'oncle Ben auquel le récit offre un sort peu enviable. Vomi par un très grand nombre de critiques, The Rage est certes basique d'un point de vue scénaristique, relativement mal interprété et doté d'un visuel vraiment laid, mais le film de Robert Kurtzman possède cependant un rythme plutôt soutenu et de très nombreuses séquences gore. De quoi contenter les amateurs du genre...

 

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