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jeudi 28 juin 2018

Les Bidasses en Vadrouille de Christian Caza (1978) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆



Pour faire suites aux aventures de Tassin, Pithivier et du sergent-chef Chaudard de la trilogie La Septième Compagnie et démontrer que les trois longs-métrages réalisés par Robert Lamoureux ne sont pas les affligeantes comédies franchouillardes qu'il paraissent être, petit tour non exhaustif des comédies françaises mettant en avant des troufions de l'armée. Avec, pour débuter ce cycle, Les Bidasses en Vadrouille de l'acteur et producteur français Michel Ardan qui sous le pseudonyme de Christian Caza, réalisait en 1978, son second et dernier long-métrage, quatre ans après La Grande Nouba. L'une des spécificité de ces Bidasses en Vadrouille étant d'être principalement interprété par quatre membres du groupe de rock à géométrie variable, les Martin Circus. Déjà présents lors d'une courte apparition dans Les Bidasses en Folie de Claude Zidi sept ans plus tôt en 1971, Les Bidasses en Vadrouille apparaît donc comme une opportunité pour le cinéaste qui profite de l'engouement du public français pour le groupe Les Charlots formé autour de Gérard Rinaldi (complété par Gérard Filipelli, Jean Sirus et Jean-Guy Fechner et Luis Rego), pour imposer cette fois-ci à l'écran le groupe de rock français (considéré alors comme le premier du genre) les Martin Circus, fondé en outre par le bassiste Bob Brault et le saxophoniste Gérard Pisani, mais dont le membre le plus célèbre demeure Gérard Blanc.
Les Bidasses en Vadrouille est donc très clairement né sur les cendres des Bidasses en Folie. Mais si ce dernier n'était déjà pas connu pour de quelconques faits glorieux, le film de Christian Caza enfonce davantage le clou en proposant un spectacle des plus navrant. Le terme franchouillard prenant ici tout son sens, les interprètes, amateurs ou non, sont tous d'une affligeante médiocrité.

Pour information, outre les membres des Martin Circus, les plus connus des acteurs faisant partie du casting demeurent le rondouillard Gérard Crosse, déjà vu lui-même dans le film de Claude Zidi cité plus haut mais encore plus tard dans Touch'pas à mon Biniou de Bernard Launois, Mieux vaut être Riche et bien Portant que Fauché et Mal Foutu de Max Pécas, ou bien Le Cri du Hibou de Claude Chabrol. Un acteur qui interprétera nombre de rôles de flics. L'acteur franco-suisse Paul Mercey, lui-même habitué aux rôles de policiers (entre autres choses) puisqu'on le verra notamment dans La Route Joyeuse de Gene Kelly, L'Ours d'Edmond Séchan, Le Gigolo de Jacques Deray ou encore beaucoup plus tard dans French Connection 2 de John Frankenheimer. Des 'gueules' de cinéma que les amateurs de nanars ne sont pas prêts d'oublier. Participe également à l'aventure, le journaliste et chansonnier Pierre Douglas, fameux imitateur du politique Georges Marchais. C'est d'allieurs la caractéristique principale de son personnage dans le film de Christian Caza. L'interprète y incarne le rôle du Ministre de l'intérieur qui dès qu'il est enervé, prend la voix de l'ancien secrétaire du Parti communiste français.

Considéré à tort comme l'un des chaînons de la saga des Bidasses dont les seuls véritables segments sont ceux interprétés par les membres des Charlots), Les Bidasses en Vadrouille est culturellement et intellectuellement désastreux. Dans la veine d'innombrables comédies françaises des années soixante-dix (au centre desquelles les spectateurs pouvaient retrouver les mêmes têtes d'affiche, telles que Sim, Paul Préboist, ou encore Alice Sapritch pour les premiers noms qui me viennent à l'esprit), le film de Christian Caza n'est qu'une accumulation de répliques navrantes, jamais amusantes, dont les interprètes entassent les unes après les autres, les situations faussement cocasses et d'une affligeante mièvrerie. Les Martin Circus sautillent, gémissent, grimacent, chantent parfois (pour le bonheur des fans, sans aucun doute) et lancent quelques vannes sans doute écrites sur un coin de table après une soirée de beuverie. Le récit tournant autour de quatre bidasses ayant dérobé un tank et sur lequel l'armée et les politiques aimeraient bien mettre la main, Les Bidasses en Vadrouille n'offre rien d'autre qu'un minuscule tour d'horizon de la France profonde. Tellement plat que suivre les aventures de nos quatre héros est une mission presque impossible à honorer sans que le spectateur ne tourne de l’œil. Tentez l'expérience si vous voulez, mais prémunissez-vous alors d'un filtre anti-connerie car les dégâts collatéraux infligés par Les Bidasses en Vadrouille sont irréversibles...

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