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lundi 8 février 2016

Lo Strano Vizio Della Signora Wardh de Sergio Martino (1971)



Julie, épouse du diplomate Neil Wardh, revient d'un voyage à l'étranger et découvre qu'au pays, un dangereux maniaque sexuel s'en prend aux femmes en les égorgeant à l'aide d'un rasoir. Alors qu'elle est conviée par sa meilleure amie Carol à participer à une soirée, elle croise le regard de son ancien amant Jean. Un homme qui la terrifie et qu'elle cherche désormais à fuir. Avec lui, Julie entretenait des rapports intimes particulièrement violents auxquels elle prenait cependant beaucoup de plaisir. Aujourd'hui qu'elle est mariée à Neil, tout semble aller pour cette jolie jeune femme. Sauf que le retour de Jean va tout compliquer. Elle reçoit chez elle des bouquets de fleurs accompagnés de menaces signées par son ancien amant. Lors de la soirée organisée par Carol, Julie a fait la connaissance de son cousin George qui depuis ne cesse de vouloir entretenir une relation intime avec elle.

Pendant ce temps là, le tueur fou continue à accumuler les victimes. Carol finit même par tomber dans ses filets et meurt alors même qu'elle se rendait à un rendez-vous à la place de Julie dans lequel elle devait rencontrer un homme l'ayant menacée de révéler à Neil sa nouvelle relation avec George.

Ne pouvant compter sur son qui passe son temps hors du foyer, Julie se réfugie tout naturellement dans les bras de George et sous les menaces proférées par Jean, accepte même de quitter le pays pour l'Espagne. Là-bas, Julie se croyant en sécurité, la jeune femme se sent enfin heureuse. Malheureusement pour elle, George n'est pas le seul à avoir fait le voyage jusqu'en Espagne. Celui qu'elle redoute tant semble en effet avoir suivi le couple...

Le fait même que le commandement nous dises « tu ne tueras point », il nous rend conscients que nous descendons d'une chaîne ininterrompue de générations d'assassins dont l'amour pour le meurtre était dans leur sang comme il l'est peut-être dans le notre...

Lo Strano Vizio Della Signora Wardh de Sergio Martino s'ouvre sur cette citation énigmatique citation de Sigmund Freud. Au vu de l'oeuvre qui nous est présentée ici, on peut se demander qu'elle en est l'utilité si ce n'est pour justifier la série de meurtres qui entoure l'intrigue principale et qui ne demeure en fait qu'un détail (qui a tout de même son importance) a coté de ce qui va nous être révélé à la toute fin du film. Sergio Martino signe là un excellent Giallo. Sans doute parmi les meilleur mêmes si d'autres ont déjà bien marqué l'esprit des amateurs du genre. Ne fut-ce que pour le regard envoûtant et la silhouette superbe d'Edwige Fenech, Lo strano vizio della Signora Wardh vaut à n'en point douter le coup d'être visionné. La mise en scène et le scénario frôlent la perfection, surtout lorsque l'on pense aux limites inhérentes au genre.

Comme tout bon giallo, l’œuvre de Sergio Martino offre quelques plans de nus, ici relativement rares, que les amateurs de la délicieuse actrice naturalisée italienne mais née en Algérie ne manqueront pas de remarquer. Celle qui donnera plus tard de sa personne dans des comédies érotiques est surtout connue pour avoir joué dans quelques grands classiques du giallo, et notamment aux cotés de l'illustre Mario Bava dans L’Île de l’Épouvante ou encore avec Sergio Martino, l'année qui suivi ce Lo Strano... avec l'excellent Tutti i colori del buio. On pourra d'ailleurs préférer ce dernier qui sous ses aspects gothico-mystique en font une véritable curiosité.

L'atout majeur de Lo Strano Vizio Della Signora Wardh est sans aucun doute ce twist final auquel on ne s'attend pas forcément, et qui rassure finalement sur quelques détails demeurés improbables jusque là. Mai ce qui fait la force de Sergio Martino, c'est justement cette capacité à nous faire avaler des couleuvres parfois plus grosses que ses personnages et parvenir à maintenir un intérêt qui ne faiblit pas jusqu'à ce que le mot fin imprègne la pellicule. Une très belle réussite.

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