Tandis que la famille Lambert a laissé la place aux Brenner dans
Insidious : Chapitre 3 et
aux Rainier dans Insidious : La Dernière Clé,
le cinquième volet de la franchise créée par Leigh Whannell et
tout d'abord réalisée par James Wan marquait en 2023 le retour à
l'écran des principaux membres de la famille d'origine constituée
de Josh (Patrick Wilson), de son ex épouse Renai (Rose Byrne) ou
encore de Dalton (Ty Simpkins). Avant que l'intrigue ne se déroule
neuf ans après les précédents événements au centre desquels
furent plongés les Lambert, Insidious:
The Red Door démarre
par une séquence durant laquelle le père et le fils sont plongés
sous hypnose afin qu'ils oublient tout de leur affrontement avec les
démons. Afin de protéger Dalton, ses parents vont en outre lui
faire croire que durant cette période celui-ci fut plongé dans le
coma. Neuf années passent et l'adolescent part faire ses études
dans une école d'art afin d'y perfectionner son talent de
dessinateur. Accompagné par son père, lui et Josh ne se quittent
pas en bons termes. Partageant pour le moment sa chambre d'étudiant
avec l'étudiante Christina Winslow (Sinclair Danie), Dalton est pris
de vertiges lorsque durant un cours administré par la prof Armagan
(Hiam Abbass), le jeune homme dessine une porte. Sans le savoir
puisqu'il n'a conservé aucun souvenir des événements ayant eu lieu
près d'une décennie en arrière, Dalton vient involontairement
d'ouvrir une brèche donnant directement sur le ''Lointain''
et sur les démons qui y vivent. De son côté, Josh commence à
avoir des visions cauchemardesques. Perturbé par son absence de
liens vis à vis de sa famille et incapable de mettre de l'ordre dans
certains de ses souvenirs, il se lance dans une quête de vérité.
Un concept que partage à l'université Dalton qui lui aussi est
désormais harcelé par d'abominables visions... Ce cinquième et
avant-dernier opus de la franchise Insidious
dont le dernier volet est récemment sorti sur les écrans sous le
titre Insidious :
L'Invasion du Lointain
fait donc fi des troisième et quatrième longs-métrages pour se
recentrer sur la famille d'origine de la saga. Réalisé par Patrick
Wilson qui endosse donc ici les rôles de réalisateur et
d'interprète du père de famille, Insidious:
The Red Door
est scénarisé par Scott Teems...
C'est
la première fois que ce dernier intervient dans la franchise, lui
qui la même année concevra aux côtés de Peter Sattler et de David
Gordon Green le script de L'Exorciste
: Dévotion
qui devait être le premier volet d'une nouvelle trilogie reposant
sur le chef-d’œuvre éponyme de William Friedkin avant que le projet
ne soit finalement abandonné. Dans cette quatrième itération,
Patrick Wilson renoue donc avec la famille constituée par son propre
personnage, l'ex épouse ici très peu visible à l'écran et surtout
son fils Dalton avec lequel il entre régulièrement en conflit.
Critiqué, malmené, incendié par la plupart des critiques et des
spectateurs, Insidious:
The Red Door
demeure sans doute pour certains le plus incompris de toute la saga.
En effet, Patrick Wilson et son scénariste semblent être davantage
et en priorité motivés par l'idée d'évoquer la cellule familiale.
Celle-là même qui a éclaté et que les horreurs auxquelles les
différents protagonistes vont être bientôt confrontés pourraient
peut-être permettre de recoller les morceaux. Alors oui, bien sûr,
Patrick Wilson prend son temps. Oui, le film ne prend pas
immédiatement d'assaut les personnages. Et quand bien même les
spectateurs seraient uniquement venus assouvir leur soif
inextinguible pour les démons, les jumpscares et autres joyeusetés
horrifiques, Insidious:
The Red Door
rencontre le même soucis pour ces dernier que le dernier volet de la
franchise Conjuring
intitulé L'heure
du jugement.
Cette propension à plonger les spectateurs dans l'intimité des
personnages qui semble donc pour eux incompatible avec le concept de
film d'horreur. Et pourtant, bien avant que le film de Patrick Wilson
ne joue comme les précédents avant lui la carte de la facilité, ce
sont sans doute ces moments de pure communion avec les personnages de
Josh et de Dalton qui offrent au long-métrage ses rares qualités.
N'en déplaise à ceux qui affirment le contraire et qui voient en
ces séquences la somme, le résultat, d'une œuvre à minina
ennuyeuse et au pire, merdique au dernier degré. Sans dire que le
film est un chef-d’œuvre puisqu'il n'est que le énième avatar de
légions de films reposant sur le même concept, Insidious:
The Red Door
reste relativement agréable à regarder. Surtout durant les trente
ou quarante premières minutes, avant que tout ne se mette à
dégénérer...
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