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jeudi 16 novembre 2023

Slaughterhouse Rulez de Crispian Mills (2018) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Évoquer une œuvre situant son action dans un pensionnat britannique sans s'arrêter un instant sur l'histoire particulièrement remarquable concernant l'internat Élan School du comté d'Androscoggin dans le Maine serait passer à côté de faits à peine pensables. Un institut fondé en 1970 par trois hommes dont le psychiatre Gerald Davidson et Joseph Ricci. Le concept de cette école fut ''simple'' : humilier et battre ses élèves. Institut jusque là considéré comme une excellente alternative dans le traitement des adolescents ayant de lourds problèmes comportementaux, c'est à la suite du meurtre de l'un d'entre eux et de plusieurs témoignages de la part de certains élèves quant aux conditions dégradantes dont ils firent l'objet que Élan School fermera finalement ses portes le 1er avril 2011 ! Mais pour en savoir davantage, je vous pousse à aller découvrir l'excellente vidéo mise en ligne par l'excellent youtubeur Feldup il y a deux ans et intitulée ''L'école la plus VIOLENTE de l'histoire - L'enfer ELAN SCHOOL''. Des décennies plus tôt, le réalisateur britannique Lindsay Anderson signait le remarquable If dans lequel des étudiants britanniques se révoltaient contre l’institution censée former la future élite du pays. Bien des années plus tard, Crispian Mills reprendra le flambeau d'un genre qui connut de nombreux exemples plus ou moins convaincants. Mais Slaughterhouse Rulez, c'est surtout pour les acteurs Simon Pegg et Nick Frost l'occasion de se retrouver sur un même plateau de tournage cinq ans après leur dernière collaboration. Les deux acteurs coopérèrent en effet pour la première dans le film culte d'Edgar Wright, Shaun of the Dead en 2004. Le réalisateur les réemploiera trois ans plus tard pour sa comédie policière Hot Fuzz. Ce sera ensuite au tour de Greg Mottola de faire appel à eux pour la comédie de science-fiction Paul en 2011. Puis retour aux côtés d'Edgar Wright une nouvelle fois en 2013 avec Le dernier pub avant la fin du monde. Notons que Simon Pegg et Nick Frost se retrouvèrent enfin en 2020 dans la série Truth Seekers dans laquelle les deux acteurs interprétèrent des chasseurs de fantômes. Au vu du pedigree des deux hommes, on se doute que le ton de Slaughterhouse Rulez sera bien différent de celui imprimé par les responsables de l'école Élan School. Le ton est en effet nettement plus léger que dans cette tyrannique institution puisque à son tour et comme ses prédécesseurs, Crispian Mills ne peut s'empêcher d'injecter au sein de son second long-métrage, une forte dose d'humour. Auteur avec Chris Hopewell en 2012 de la comédie horrifique A Fantastic Fear of Everything, le réalisateur et scénariste ne change pas d'un iota son approche du septième art et mêle une fois de plus les genres avec plus ou moins de bonheur.


Constituant la crème de l'éducation à la ''britannique'' et formant la future élite du pays, l'école privée Slaughterhouse qui en bon français signifie Abattoir accueille la jeunesse dorée britannique sur laquelle repose l'avenir de la nation. Comme souvent dans ce genre d'institut, il y a des codes et des règles à respecter. Comme de s’aplatir devant les dernières années, par exemple. Et parmi lesquelles l'on retrouve Tom Rhys Harries dans le rôle de Clegg, jeune homme à la blonde chevelure dont les origines germaniques ne font aucun doute, si vous voyez ce que je veux dire par là. Crispian Mills réinvente en outre le concept de serviteur à la manière de Igor, l'assistant du docteur Victor Frankenstein dans le roman de la britannique Mary Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne, en le féminisant. Jane Stanness incarne ainsi le rôle de la très disgracieuse infirmière Matron. Le film a beau être une comédie, celle qui apparaît plus laide encore que les créatures qui vont s'extraire plus tard d'un gouffre immense s'avère physiquement dérangeante ! Si l'on retrouve bien le duo formé par Simon Pegg et Nick Frost, les véritables héros du récit sont quatre adolescents et font partie des élèves du pensionnat Slaughterhouse. Respectivement incarnés par Finn Cole, Hermione Corfield, Asa Butterfield et Isabella Laughland, le nouveau venu Don wallace ainsi que la jolie Clemsie Lawrence et leurs deux compagnons Willoughby Blake et Kay vont devoir combattre des forces particulièrement obscures ayant réussi à s'extraire d'un gouffre immense créé par une entreprise spécialisée dans la fracturation hydraulique. Quant au duo Simon Pegg et Nick Frost, les personnages qu'ils incarnent n'auront au final pas trop l'occasion de se croiser. Le premier interprète Meredith Houseman, professeur totalement obsédé par sa petite amie partie faire de l'aide humanitaire à l'étranger tandis que le second incarne Woody Chapman, chef/gourou totalement perché d'une communauté de hippies, lanceur d'alerte écologiste mais aussi et surtout, consommateur invétéré de drogues parmi lesquelles, des champignons hallucinogènes ! Si Slaughterhouse Rulez est un joyeux foutoir, le principal soucis du long-métrage est qu'il ne va jamais vraiment au bout de ses idées. Qu'il s'agisse de cette société de forage aux méthodes on ne peut plus destructrices ou de ces créatures monstrueuses qui bientôt vont s'attaquer aux membres de l'école et à ses pensionnaires, Crispian Mills effectue un véritable travail de sape, menant l'aventure avec, semble-t-il, peu d'engouement. Quelques vannes bien senties parviennent à faire passer la chose mais le film s'avère au final peu réjouissant. Les quelques apparitions de Nick Frost demeurent mémorables et l'on regrette finalement que l'acteur n'ait pas été davantage impliqué. À côté de lui, le personnage interprété par Simon Pegg semble bien fadasse. Slaughterhouse Rulez n'est donc pas mauvais, mais pas transcendant non plus... !

samedi 20 novembre 2021

Shaun of the Dead d'Edgar Wright (2005) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Après avoir réalisé toute une série d'épisodes de séries télévisées et un premier long-métrage en 1995 (A Fistful of Fingers), le réalisateur britannique Edgar Wright est revenu au long format en 2004 avec une parodie d'horreur immédiatement devenue culte : Shaun of the Dead et ses nombreuses références qui pour les fans de films de zombies ne sont sans doute pas passées inaperçues. Dans ce petit bijou d'humour noir, parodie des plus grands films de zombies à l'ancienne (comprendre des morts qui marchent et non pas des infectés qui cavalent comme des dératés), Edgar Wright et son principal interprète Simon Pegg sont à l'origine d'un scénario aux petits oignons. Simple mais efficace. Tourné entre Finsbury Park, le district de Crounch End et le studio Ealings, le film se situe donc entièrement dans la capitale anglaise et met en scène Shaun (celui du titre qu'interprète Simon Pegg) et Ed (Nick Frost), deux potes dont le premier est employé dans un magasin d'électronique tandis que le second ne branle rien de la journée. Enfin si, le bonhomme reste calé devant la télévision à jouer aux jeux vidéos. Très vite leur quartier se retrouve envahi par une horde de zombies. Un fléau que relèguent les informations. Inquiet pour sa mère et pour sa fiancée, Shaun propose à Ed d'aller récupérer Barbara (interprétée par Penelope Wilton et première référence cinématographique s'appuyant en outre sur l'une des plus célèbres répliques de La nuit des morts-vivants de George Romero dans lequel Johnny, le frère de l'héroïne jouait à lui faire peur au début du film en lui déclarant : ''Ils viennent te chercher Barbara'', et ici transformé en : ''Ils viennent vous chercher Barbara'') et sa petite amie Liz (l'actrice Kate Ashfield). Rejoints également par le couple formé par Diane et Philip (respectivement Lucy Davis et Dylan Moran), Shaun propose au groupe de se réfugier dans le pub où Ed et lui ont leur habitudes. La résistance commence alors entre eux et la horde de zombies qui s'agglutinent de plus en plus aux fenêtres de l'établissement...


Parler aujourd'hui de Shaun of the Dead alors que tout semble avoir déjà été dit à son sujet depuis sa sortie chez nous en juillet 2005 (erf, toujours les derniers) n'a pas d'autre intérêt que de réveiller les sens de celui qui se serait depuis quelque peu assoupi tout en oubliant la formidable expérience que put être le film d'Edgar Wright. Je n'invoque évidemment personne à par mon cas personnel. Longtemps que je n'avais pas eu le plaisir de le revoir, le plaisir étant demeuré intact ! Scénario basique mais répliques cultes au programme. Limite débiles, parfois, on remerciera pour cela l'acteur Nick Frost, parfaitement irrésistible dans la peau du boulet de service, consommateur et fumeur d'herbe, un peu lourd sur les bords et dans tous les sens du terme. Forcément, face à l'adversité, il fallait bien que l'un des personnages se montre retors à toute décision prise par le héros. En cela, Dylan Moran campe un Philip relativement détestable dont l'existence sera très brutalement interrompue (autre référence cinématographique puisque sa mort, horriblement graphique, sera très proche de celle que connut l'infâme Capitaine Henry Rhodes qu'interpréta Joseph Pilato dans Le jour des morts-vivants réalisé lui aussi par George Romero). On pouvait craindre que le film ne soit qu'une parodie stupide comme il en existe tant. Pourtant, tout en étant truffé de blagues et de répliques de potaches, le film est surtout un très bel hommage au courant dont il se moque très, très gentiment. Le film a même carrément le culot d'être au dessus de bien des œuvres se prétendant sérieuses et bénéficie de rares mais excellents effets-spéciaux. Allez, pour termine cet article, évoquons une troisième référence qui ne s'inscrit non pas cette fois-ci en terme visuel mais plutôt sonore. En effet, les fans de George Romero (toujours lui), reconnaîtront parmi l'excellente bande-originale pop, rock, hip-hop et punk, l'un des grands thèmes de Dawn of the Dead, Zombi du groupe de rock progressif italien culte, Goblin...

 

jeudi 4 janvier 2018

Star Trek Beyond de Justin Lin (2016) - ★★★★★★☆☆☆☆



Dans l'univers parallèle imaginé par J.J. Abrams, le capitaine James T. Kirk ayant pris la place de Spock au cœur du réacteur nucléaire de l'Enterprise afin de relancer le moteur à distorsion dans le précédent volet, le champ était donc laissé libre aux scénaristes Simon Pegg et Doug Jung de penser à de nouvelles aventures s'éloignant drastiquement de celles qui allaient découler de La Colère de Khan. Pour ce troisième épisode du reboot de Star Trek, les commandes sont confiées aux réalisateur américano-Taïwanais Justin Lin. Auteur de plusieurs volets de la saga Fast and Furious, les amateurs de la monumentale franchise créée par Gene Roddenberry avaient de quoi se faire du mouron. Confié à Simon Pegg (interprète principal et scénariste de Shaun of the Dead, Hot Fuzz ou encore Le Dernier Pub avant la Fin du Monde), le scénario de Star Trek Beyond fait la part belle à l'action tout en oubliant un point crucial : l'émotion. Car si les amateurs d'actions trouveront absolument vertigineux le spectacle visuel, les plus sensibles à la profondeur qui caractérise généralement l'esprit de l'univers Star Trek risquent de déchanter.
Avec cet épisode, on s'éloigne peu à peu de la science-fiction chère aux amateurs de la série originale et de ses succédanés pour plonger dans un univers ressemblant davantage à celui de super-héros ne craignant plus de faire des chutes de plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Simon Pegg (également interprète de l'ingénieur en chef Montgomery Scott) s'offre un rôle plus important tandis qu'il éloigne sensiblement le charismatique Spock de la lumière. S'inspirant de l'univers bouffon de sa précédente filmographie, le scénariste/réalisateur injecte au scénario de Star Trek Beyond un dose supplémentaire d'humour faisant parfois ressembler le film de Justin Lin à l'excellente série The Orville.

Plus les années passent, et plus l'univers de Star Trek semble vouloir coller à celui de son principal rival, Star Wars. Le personnage de Jaylah aurait tout aussi bien pu intégrer l'univers créé par George Lucas. Tout l'intérêt de Star Trek Beyond réside dans l'affrontement entre l'équipage de l'Enterprise et le personnage de Krall, chef d'une armée constituée de milliers de vaisseau s'apparentant à une ruche dont l'efficacité est, à l'écran, redoutable. Un monde de fonctionnement proche des inquiétants Borgs, mais de nouveaux ennemis bien plus véloces.

Encore une fois, il s'agit de vengeance. Après le romulien Néro et l'humain Khan, désormais il faut compter sur un ennemi tout aussi impitoyable dont les origines ne nous seront révélées qu'à la toute fin. Visuellement, le film est impressionnant quoique en deça du formidable spectacle offert trois ans auparavant avec Star Trek Into Darkness. Le vaisseau Enterprise ne nous aura jamais paru aussi fragile et ses membres d'équipage aussi robustes. A tel point que l'on va finir un jour par ne plus s'inquiéter de leur sort à force de voir Spock, Kirk, ou McCoy se relever chaque fois de blessures et de batailles condamnant normalement n'importe qui d'autre à mourir. Autre point positif : le choix d'avoir intégré l'esprit de découverte de la série originale avec cette planète fort peu accueillante où se situe une grande partie de l'intrigue. Malheureusement, en parallèle au dépaysement, beaucoup de situations se révèlent improbables. Voire grotesques. Les énumérer prendrait tant de temps que je laisse à la charge de ses futurs spectateurs de les relever toutes.

Au regard des treize longs-métrages sortis au cinéma depuis l'année 1979, Star Trek Beyond n'est certes, pas le pire d'entre tous mais il laisse la vague impression d'avoir en si peu de temps, pris un terrible coup de vieux. Au même titre que l'ancienne génération, il se rapproche davantage des univers imaginés par Jonathan Frakes (Star Trek : Insurrection) et Stuart Baird (Star Trek : Nemesis). Mieux vaut penser que la suite donnera tort à ceux qui prévoient la mort de la franchise au cinéma et que la qualité sera, à nouveau, au rendez-vous. Pour cela, pas de mystère : confier le scénario et la réalisation à des artistes accomplis...

jeudi 28 décembre 2017

Star Trek de J.J. Abrams (2009)- ★★★★★★★☆☆☆



Il aura fallut attendre quarante ans après la fin de la série originale Star Trek pour qu'un homme se décide à remonter aux sources en proposant la genèse de ses principaux personnages. Comme passés sous un masque de rajeunissement, James T. Kirk, Spock, Nyota Uhura, Montgomery Scott, Hikaru Sulu et Pavel Chekov ont retrouvé de leur superbe et nous les découvrons donc en 2009 sous leurs meilleurs jours. Des débuts difficiles au sein de la Fédération des Planètes Unies puisque confrontés dès leur première aventure à bord de l'USS Enterprise à un immense vaisseau de forage romulien venu du futur, et dont le commandant reproche aux vulcains en général, et à Spock en particulier, d'avoir détruit la planète Romulus cent vingt sept ans plus tard.

Mais pour le moment, ce dernier n'est encore qu'un jeune adulte, admis à l'académie des sciences de Vulcain en dépit de son handicap : Spock est en effet le fils d'Amanda Grayson, une humaine interprétée ici par l'actrice Winona Ryder, et qui lui vaut de connaître beaucoup de difficultés auprès de ses camarades. Devant les ministres du Haut Conseil, Spock refuse finalement d'intégrer l'Académie des Sciences et se retrouvera donc à bord de l'Entreprise. James Tiberius Kirk est d'abord décrit comme un adolescent turbulent, ce qu'il demeurera d'ailleurs jusqu'à son arrivée à bord du célèbre vaisseau USS Enterprise. Arrogant, orgueilleux, bagarreur, aimant la vitesse et les femmes, c'est un électron libre auquel le commandant Christopher Pike a pourtant décidé d'accorder sa confiance en l'accueillant à bord. Tous les héros de la série originale sont présents sur la passerelle, même le capitaine Christopher Pike qui ne fut autre que le commandant de l'Enterprise dans l'épisode pilote de la série originale La Cage. En réalité, lorsque l'équipage du vaisseau part en aide à la planète Vulcain, attaquée par un vaisseau inconnu, il manque encore l'un des célèbres membres de l'équipage original : Scotty ! Lequel, on le découvrira plus tard, vit sur Delta Vega, une planète proche de Vulcain sur laquelle vit en exil forcé un Spock vieillissant venu du futur. Ce dernier y donne une explication plausible sur les raisons pour lesquelles Néro, le capitaine du Narada, l'immense vaisseau de forage venu du futur afin de détruire Vulcain et ses milliards d'habitants. Extrait de force de l'Enterprise, l'incorrigible Kirk est envoyé sur Delta Vega. Il y rencontre Spock à l'intérieur d'une grotte, lequel l'emmène jusqu'à un avant-poste de Starfleet installé sur cette planète entièrement recouverte de glace. C'est là que vit Scotty. Lui qui a émit la théorie de la téléportation trans-distorsionnelle. Une théorie qui cent-vingt sept ans plus tard sera une réalité, Spock étant en mesure de le prouver. 
 
C'est en mettant en pratique sa théorie que Scotty parvient à se téléporter, ainsi que James T. Kirk a bord de l'Enterprise lancé à pleine puissance. Maintenant que l'équipage tout entier est réuni, tous vont pouvoir s'attaquer au Narada et à ses membres. Car après avoir réussi à détruire Vulcain, leur prochain objectif est la planète Terre...

Avec ce Reboot de la saga Star Trek, le cinéaste et producteur J. J. Abrams qui n'avait jusque là réalisé qu'un seul long-métrage mais en avait produit une petite dizaine prend des libertés historiques et temporelles. Des anachronismes qui ne dérangeront pas outre mesures les néophytes mais qui perturberont sans doute les intégristes de l'univers créé il y a plus de quarante ans par le scénariste et producteur Gene Roddenberry. Nous aurions pu craindre un long-métrage essentiellement axé sur des effets-spéciaux de dernière génération comme cela est trop souvent la coutume dans les blockbusters actuels. Et c'est vrai que si l'on y repense, le scénario de ce Star Trek version 2009 est on ne peut plus basique. Le récit, simple, d'une vengeance. De quoi préparer la nouvelle génération de spectateurs. Ceux qui ne se sont pas encore accoutumés au gigantesque univers que représente cette licence faite de six séries télévisées ( Star Trek, Star Trek : La Nouvelle Génération, Star Trek: Deep Space Nine, Star Trek: Voyager, Star Trek: Enterprise, et dernièrement, Star Trek: Discovery) et pas moins de dix longs-métrages en cette année 2009 (qui depuis en compte treize avec celui-ci et Star Trek : Into Darkness, Star Trek: Sans limites). Peu complexe, le reboot de Star Trek a surtout l'avantage de remettre les compteurs à zéro. L'amitié entre Kirk (Chris Pine)et le docteur Leonard McCoy (Karl Urban) ce dernier défendant bec et ongles son ami pouvant ainsi expliquer ses perpétuelles échauffourées verbales avec le Spock de la série originale.

Visuellement, le spectacle est sublime et dépasse tout ce que l'on a pu voir depuis la création de l'univers Star Trek. Les effets visuels et les animations de la société d'effets spéciaux de cinéma américaine Industrial Light & Magic sont magnifiques. Bien loin de la bouillie numérique que l'on aurait pu redouter (le Valérian de Luc Besson sorti cette année), ils accompagnent un récit certes convenu, mais émaillé de scènes passionnantes dont la rencontre avec un Spock vieillissant interprété par l'inoubliable Leonard Nimoy demeure l'un des passages les plus intéressants. On appréciera l'interprétation de l'acteur Zachary Quinto qui se réapproprie avec finesse ce personnage emblématique de l'univers Star Trek. Que les fans de toujours soient d'accord ou non, et s'il ne rivalise pas avec la moindre des séries basées sur l'univers créé par Gene Roddenberry, le film de J.J. Abrams demeure à ce jour la meilleure adaptation cinématographique aux côtés des tous premiers longs-métrages...
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