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vendredi 28 novembre 2025

Back in Action ou Retour en force de Steve DiMarco et Paul Ziller (1994) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Back in Action ou Retour en force de Steve DiMarco et Paul Ziller est un petit film d'action mâtiné de nombreuses fusillades et de scène d'action au corps à corps qui pour certaines n'ont pas à rougir face à la concurrence de l'époque. Six ans après avoir incarné le rôle de John Nada dans l'excellent film de science-fiction de John Carpenter They Lives (Invasion Los Angeles) en 1988, l'acteur Roddy Pipper abandonne le rôle du marginal cherchant à sa gagner sa croûte avant de se rendre compte qu'une partie de la population a été remplacée par une race extraterrestre pour celui de l'inspecteur Frank Rossi. L'homme est sur le point de piéger le trafiquant de drogue Kasajian (Nigel Bennett), prononcé dans la version française ''Kasakchian''. Petite précision qui a son importance car effectivement, c'est vrai que ''Le Kazakh, c'est chiant''... (Grand prix de la ''Méga Vanne'' au festival de l'humour d'Astana en 2025). Tandis que lui et plusieurs autres flics ont prit rendez-vous dans un cimetière avec le principal homme de main du criminel nommé Chakka (Matt Birman) pour simuler un échange entre une valise pleine d'argent et une grande quantité de cocaïne, un homme est venu profiter de la situation pour faire évacuer sa propre sœur Tara (Kai Soremekun), folle amoureuse de l'un des hommes de Kasajian (Damon D'Oliveira dans le rôle de Gantry) dont elle refuse cependant de se séparer. Mais les choses se passent mal et après que plusieurs hommes de Kasajian aient perdu la vie et après que le plus proche collègue de Frank Rossi ait été assassiné devant ses yeux par Chakka, ce dernier et quelques survivants parviennent à prendre la fuite à bord d'un véhicule, emportant avec eux la drogue qu'ils étaient venus échanger ainsi la mallette refermant l'argent... Le seul à avoir finalement réussi à partir sans encombre ou presque est Billy (Billy Blanks), le frère de Tara qu'il ramène chez lui avant de la sermonner. Pourtant, rien à faire. Après seulement quelques minutes, la jeune femme prend la fuite pour retrouver son amant. Back in Black met donc principalement en scène Roddy Piper et Billy Blanks dans une sorte de Buddy Movie très musclé incarné par deux anciens sportifs réunis à l'écran, un peu comme au temps du long-métrage de John Carpenter dans lequel le cinéaste américain avait réuni le premier, ancien catcheur professionnel, et l'acteur Keith David dans un duo hors norme mais convaincu d'opérer ensemble afin de montrer au monde ce que tramait une race extraterrestre menant une invasion discrète mais néanmoins effrayante...


L'afro-américain Billy Banks incarne un homme, un frère inquiet pour sa sœur et dont l'arme principale sont ses bras et ses jambes. Comme on peut le constater, l'acteur et sportif spécialisé dans les arts-martiaux a su pleinement exploiter ses talents pour livrer à l'écran quelques sympathiques combats qui parfois n'ont pas à rougir face à la concurrence. Et certainement pas celle d'un certain Jean-Claude Vandamme auquel Steve DiMarco et Paul Ziller semblent soit vouloir rendre hommage, soit veulent tout simplement reprendre quelques moments de bravoure. L'on reconnaît notamment au détour d'une séquence le Full Contact que réalisa Sheldon Lettich quatre ans auparavant. Les deux réalisateurs ne se contentent d'ailleurs pas de reprendre ça et là les séquences-clés de quelques-uns des plus fameux métrages interprétés par l'acteur belge puisque les deux hommes osent même s'attaquer au cultissime Terminator de James Cameron en reprenant à leur manière la fameuse scène de course-poursuite entre les deux héros et l'antagoniste du récit située dans un parking souterrain. Et là, on ne peut s'empêcher de penser qu'il s'agit d'un pompage en règle de cette iconique séquence du film ! En dehors de ces plagiats au fond plutôt drôles et divertissants, Back in Black n'en est pas moins riche de nombreuses scènes d'action qui permettent au spectateur de passer un très agréable moment sans qu'aucun temps-mort ne vienne gripper la mécanique. Et si le film est d'un point de vue scénaristique ce que l'on peut trouver de plus sommaire, les acteurs (auxquels l'on ajoutera la participation de Bobbie Philips dans le rôle de la journaliste Helen Lewinsky) s'en donnent à cœur-joie, surtout Billy Blanks et Roddy Piper, lesquels multiplient sans cesse les scènes de bagarre et de fusillades. Bref, on passe un excellent moment de cinéma régressif mais ô combien jouissif. Merci Otto...

 

lundi 3 mai 2021

Hell Comes to Frogtown de Donald G. Jackson et R.J. Kizer (1988) - ★★★★★☆☆☆☆☆




''Béééééé, essayez de faire l'amour à un illustre inconnu en pleine zone hostile sur le territoire des mutants... vous verriez comme c'est bandant'' Voici le genre de dialogue auquel les spectateurs auront droit s'ils choisissent de regarder Hell Comes to Frogtown de Donald G. Jackson et R.J. Kizer. Leur premier long-métrage en collaboration mais aussi le dernier. Le quatrième pour Donald G. Jackson et le second et avant dernier pour R.J. Kizer. Fleurissant joyeusement dans le courant des années quatre-vingt, le film de science-fiction post-apocalyptique a donné naissance à nombre de sous New York 1997 aux origines diverses mais souvent produits chez nos voisins italiens. Dans le cas présent, c'est pourtant bien sur le territoire de John Carpenter qu'est né ce projet un peu fou et hybride dans lequel l'acteur Roddy Piper tient la vedette. Pour les étourdis, rappelons qu'il fut tout de même la même année (soit en 1988), le héros de l'un des nombreux films cultes de l'auteur de The Thing, Christine ou Prince des ténèbres. Oui, l'on parle bien de John Carpenter, l'un des grands maîtres de la série B en tous genres qui avec Invasion Los Angeles offrait au catcheur Roddy Piper l'occasion d'incarner son meilleur rôle sur grand écran. Malheureusement pour lui, Donald G. Jackson et R.J. Kizer n'étant pas de la trempe de John Carpenter, Hell Comes to Frogtown ne jouit ni de la même réputation, ni des mêmes qualités...


Et pourtant, considérer ce film au scénario insensé écrit par Randall Frakes sur la base de sa propre histoire écrite en compagnie de Donald G. Jackson comme un authentique film culte ne doit surtout pas être considéré comme une faute de goût. Ou alors, il faudra penser à ôter ce statut à des dizaines, voire des centaines de longs-métrages de petite envergure qui ont cependant mérité leur titre grâce à l'engouement de milliers de fans pas trop regardant sur les qualités réelles du produit ! Cultes Terminus de Pierre-William Glenn (avec notre Johnny nationale en ersatz de Mad Max), La Galaxie de la terreur de Bruce D. Clark ou Terreur extraterrestre de Greydon Clark ? Oui, définitivement, oui. Et pourtant... Pour revenir au film qui nous intéresse ici, le sujet de l'infertilité qu'il s'agisse de celui de l'homme ou de la femme, n'est pas une denrée rare au cinéma puisqu'avant Donald G. Jackson et R.J. Kizer, le réalisateur italien Sergio Martino invoqua le sujet avec son superbe nanar post-apocalyptique 2019 après la chute de New York en 1984 alors que le mexicain Alfonso Cuarón allait prouver dix-huit ans plus tard avec son brillant Les fils de l'homme qu'un tel sujet pouvait donner lieu à un authentique chef-d’œuvre de la science-fiction post-apocalyptique...


Mais pourquoi donc Hell Comes to Frogtown parait-il aussi incongru dans le paysage cinématographique et pour quelle raison certains l'ont-ils immédiatement rangé dans la catégorie des nanars ? Pour des raisons qui bien entendu paraissent évidentes. Car plutôt que la ridicule traduction française dont résulte Transmutations, c'est bien le titre original qui donne tout son sens à l'absurdité de certaines idées véhiculées par le scénario. Et à commencer par la plus saugrenue d'entre toutes : la présence à l'écran de mutants humanoïdes ressemblant désormais davantage à des grenouilles et autres batraciens à la peau verruqueuse qu'à des hommes ou des femmes. L'improbabilité d'une telle hybridation étant ce qu'elle est, nos ''charmantes'' bestioles ont l'air de sortir tout droit d'une version déviante du Muppet Show ! Décors façon ''western délabré'', Hell Comes to Frogtown promène sa toute petite poignée de personnages dans un univers cyberpunk relativement étonnant. Roddy Piper cabotine dans le rôle de Sam Hell, personnage viril dont les abattis sont la propriété exclusive du gouvernement. À ses côtés, deux jolies poupées personnifiées par les actrices Sandahl Bergman et Cec Verrel qui incarnent respectivement Spangle et Centinella. Ces trois là se lancent dans un voyage direction Frogtown où sont tenues prisonnières des femmes non fertiles que Spangle et Centinella espèrent pouvoir libérer à l'aide de Sam. Si les maquillages des batraciens sont relativement convaincants, le déroulement du récit l'est un peu moins. Hell Comes to Frogtown donne parfois presque l'impression d'avoir été pensé pour le jeune public. Ce qui n'empêche pas le film d'être amusant pour peu qu'on accorde à son approche humoristique, un certain intérêt...

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