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mardi 6 mai 2025

Les faucons de la nuit de Bruce Malmuth (1981) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Sur un plan purement occidental, remonter aux origines du cinéma d'action, c'est peut-être et même sans doute faire fi de toute une série de sous-genres qui employèrent des méthodes propres au genre tout en les diluant dans des récits d'aventure, de science-fiction, de thriller et dans bien d'autres thématiques. Si l'on évoque ce courant dans son approche la plus simple et donc la plus pure, il ne faut pas aller chercher bien loin pour en trouver les véritables origines. Débarrassons-nous donc de la première moitié du siècle dernier pour nous concentrer sur la seconde. Celle qui vit émerger toute une série de héros armés jusqu'aux dents, pouvant compter sur leur force physique ou sur l'emploi de méthodes de combat acquises dans la rue ou dans des clubs de sports spécialisés dans les arts-martiaux. Avant que certaines des plus grandes vedettes américaines n'endossent le costumes des plus grands héros du cinéma d'action dans les années quatre-vingt, tel Arnold Schwarzenegger, débarquant comme la nouvelle icône du genre en 1985 avec Commando de Mark L. Lester ou l'année suivante avec Le contrat de John Irvin, suivi de près par l'ancienne vedette du petit écran Bruce Willis qui dès 1988 allait redéfinir le terme de héros de cinéma d'action dans le mythique Piège de cristal, Sylvester Stallone avait déjà jalonné sa carrière de quelques longs-métrages significatifs. Comme Les faucons de la nuit de Bruce Malmuth (celui-ci ayant remplacé au pied levé Gary Nelson après que ce dernier ait semble-t-il été au cœur d'un désaccord avec Sylvester Stallone) dans lequel il incarnait le rôle du sergent Deke DaSilva dans un film policier. Justement, l'un de ces sous-genres exploitant en général à merveille le cinéma d'action. Une donnée primordiale, inaltérable, conceptualisée à travers certaines courses-poursuites et autres fusillades. En bref, le compagnon idéal d'un genre qui autrement aurait le caractère léthargique d'une série aussi poussive et ennuyeuse que pouvaient l'être certains épisodes de Derrick ! Les faucons de la nuit, fidèle traduction du titre original Nighthawks, met donc en scène une star bodybuildée. Un physique presque hors norme qui deviendra la nouvelle référence, laquelle sera même poussée dans ses derniers retranchements avec l'arrivée d'Arnold Schwarzenegger dans le paysage cinématographique mondial peu de temps après. Pourtant, rien ne laisse ici transparaître le physique de culturiste de Sylvester Stallone, flanqué d'une veste de cuir marron, une paire de lunettes posées sur le nez et le visage dévoré par un collier de barbe. Endossant le rôle d'un flic dont l'éthique l'empêche de tuer son prochain, c'est contre son désire de rester dans la division dans laquelle il travaille depuis des années qu'il est chargé d'intégrer une section de la police new-yorkaise dont le temps est consacré à la traque des terroristes.


À ses côtés, l'on retrouve l'acteur afro-américain Billy Dee Williams qui un an auparavant interpréta le rôle de Lando Calrissian dans Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque d'Irvin Kershner avant de le rendosser en 1983 dans Le retour du Jedi de Richard Marquand. Dans Les faucons de la nuit, il incarne le personnage du sergent Matthew Fox, ami et collègue de Deke DaSilva. Les deux flics vont ensemble traquer le terroriste Heymar Reinhardt. Lequel est interprété à l'écran par l'acteur néerlandais Rutger Hauer. Son visage angélique ne doit surtout pas nous faire oublier que durant sa carrière il fut capable d'incarner des personnages peu recommandables. À l'image de l'odieux Eric Vonk dans Turks fruit de Paul Verhoeven en 1973 ou du psychopathe John Ryder dans le génial The Hitcher de Robert Harmon en 1986. Dans Les faucons de la nuit, la véritable vedette, c'est peut-être finalement lui. Un antagoniste au charisme aussi monstrueux que les actes qu'il va perpétrer tout au long du récit. Un poseur de bombes implacable, déterminé, capable de tuer une femme sans hésiter pour le bien de la cause qu'il défend. Notons qu'autour de ces trois principaux personnages l'on retrouve l'actrice Lindsay Wagner. Surtout connue pour son rôle dans la série Super Jaimie où elle incarnait le personnage principal, elle joue ici celui de la petite amie de DaSilva, Irene. Nigel Davenport incarne quant à lui le rôle du supérieur hiérarchique de DaSiva et Fox, Peter Hartman, après avoir joué la même année dans Les chariots de feu et trois avant Greystoke, la légende de Tarzan, seigneur des singes tous deux réalisés par Hugh Hudson. Enfin, petit coup de cœur pour Joe Spinell qui interprète le lieutenant Munafo. Une courte présence à l'écran qui rappelle malgré tout que ce visage grêlé du cinéma américain fut celui de l'un des tueurs de fiction parmi les plus marquants du septième art puisqu'un an auparavant il incarna Frank Zito dans le cauchemardesque Maniac de William Lustig. Les faucons de la nuit est plutôt réussi bien que n'étant pas non plus un modèle du genre. Mais l'action se situant à travers différentes situations géographiques (une boite de nuit, le métro new-yorkais, le Metropolitan Museum of Art, un tramway aérien, etc...), on ne s'ennuie pas un seul instant. Le film est aussi l'occasion de retrouver tout le charme des années soixante-dix qui venaient tout juste de laisser la place à la décennie suivante...

 

dimanche 25 avril 2021

Dracula et ses femmes vampires de Dan Curtis (1973) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Moi qui pensais que le plus célèbre des suceurs de sang Dracula était un séduisant jeune homme à la silhouette gracile, au visage doux, voire androgyne, j'avais tout faux. Le portrait qu'en fait le réalisateur Dan Curtis s'éloigne d'ailleurs lui aussi de l'image décrite dans le roman de Bram Stoker, Dracula. Le cheveu blanc chez l'écrivain, il arbore chez le cinéaste une crinière brune et des sourcils qui contrairement au personnage littéraire ne se rejoignent pas. Mâchoire carrée et pas vraiment le visage très accueillant, Jack Palance incarne pourtant à son tour le célèbre prince des ténèbres originaire de Transylvanie. L'entrée en matière de Dracula et ses femmes vampires (quelle traduction affreuse pour un film qui à l'origine s'intitule sobrement Dracula) respecte assez bien l'ouvrage du romancier britannique d'origine irlandaise. On y retrouve donc le personnage de Jonathan Harker, clerc de notaire, qui se rend en Transylvanie dans le château du comte Dracula avec lequel il doit discuter de l'acquisition d'une demeure en Angleterre. Alors que nombre de similitudes font coïncider le roman et cette adaptation télévisuelle diffusée pour la première fois le 8 février 1974 aux États-Unis et en mai 1976 chez nous, Dan Curtis et son fidèle scénariste, le romancier Richard Matheson, imaginent trois femmes vivant sous le même toit que le célèbre comte inspiré par le prince de Valachie Vlad III Basarab dit ''Vlad l'empaleur''...


Sans doute moins passionnant que la variation que Werner Herzog réalisa sous le titre Nosferatu: Phantom der Nacht (remake du long-métrage Nosferatu, eine Symphonie des Grauens que signa en 1922 son homologue allemand Friedrich Wilhelm Murnau dont le nom du vampire tenait d'une question de droits d'auteur), Dracula et ses femmes vampires est franchement agréable à suivre, d'autant plus que pour un téléfilm, il bénéficie d'une jolie reconstitution puisqu'il situe son action à la fin du dix-neuvième siècle. Mais le long-métrage de Dan Curtis n'est pas qu'un film fantastique teinté d'épouvante puisqu'il s'agit également d'une tragique histoire d'amour au centre de laquelle notre vampire cherche par tous les moyens à mettre la main sur l'épouse d'un homme dont les traits sont parfaitement identiques à ceux de celle qu'il aima voilà des siècles et qu'on lui arracha. Dracula et ses femmes vampires s'amuse également à évoquer Vlad Tepes dont le lien avec Dracula semble plus que jamais évident. Les décors de Trevor Williams (fidèle à Dan Curtis depuis ses débuts puisqu'il conçu notamment ceux de La fiancée du vampire et de Night of dark shadow) et les costumes de Ruth Myers participent de l'excellente reconstitution tandis que Jack Palance incarne un vampire tel celui du Dracula, prince des ténèbres de Terence Fisher dans lequel le célèbre suceur de sang est interprété par Christopher Lee. Y intervient le personnage d'Abraham Van Helsing (Nigel Davenport), célèbre chasseur de vampires lui-même créé par Bram Stoker, ainsi qu'Arthur Holmwood (Simon Ward), l'époux de Lucy Westenra (Fiona Lewis), sosie parfait de l'épouse décédée de Dracula que vampirisera le vampire. S'entourant toujours et encore de sa fidèle équipe, c'est une fois encore le compositeur Bob Cobert qui se charge de la partition musicale du téléfilm...

 

samedi 12 mai 2012

Phase IV de Saul Bass (1974)



Une variation du champ magnétique terrestre serait-elle en mesure de provoquer la fin du monde ? Une catastrophe invisible dont les conséquences pourraient être irréversibles. Le biologiste Ernest D. Hubbs constate avec inquiétude des changements dans le comportement des fourmis. Une nouvelle espèce prend l'initiative d'exterminer toute trace de vie, aidée par d'autres spécimens et laissant de coté les oppositions et les luttes qui les faisaient se battre entre elles. Aidé par James R. Lesko, l'entomologiste mène alors des expériences visant à contrer l'invasion de millions d'insectes qui dévorent tout sur leur passage. Les animaux même les plus gros ne font pas le poids face à leur nombre grandissant. Ces insectes érigent des fourmilières à l'architecture complexe profilées comme d'immenses cathédrales du sommet desquelles elles guettent les moindres faits et gestes de leur principal prédateur, l'homme.


Celui-ci tente bien d'endiguer leur prolifération mais même son ingéniosité ne pèse pas lourd devant l'extraordinaire volonté des fourmis. Derrière leurs tentatives de mettre un terme au fléau, Hubbs et Lesko analysent des courbes graphiques et en concluent que certaines fourmis communiquent afin d'envoyer des informations sous la forme d'ordres que la masse impressionnante de leurs congénères exécute ensuite.
Après une courte tentative de contact auprès des fourmis de la part de Lesko, ce dernier fait exploser les "buildings" de terre entourant l'observatoire dans lequel Hubbs et lui ont choisi de s'enfermer pour étudier. Bientôt, une jeune femme rejoint le duo. Seule rescapée d'un massacre dont sont involontairement responsables les deux chercheurs après l'épandage d'une substance toxique autour de l'observatoire et censée exterminer les fourmis s'approchant dangereusement du l'édifice. Si jusqu'à maintenant les rapports qu'entretiennent les deux hommes sont courtois, ils se désagrègent quelque peu lorsque Lesko comprend qu'il a été piégé par Hubbs. En effet, chacun devient le sujet d'une expérience, un cobaye dont l'utilisation sert à laisser les fourmis l'attaquer afin de comprendre leur stratagème et ainsi de les contrôler.


Ces dernières viennent d'ériger de nouvelles structures dont la forme possède un but bien précis: celui de refléter les rayons solaires, de les projeter contre la surface de l'observatoire et ainsi de faire monter dangereusement la température interne. Ce qui a pour effet de rendre les ordinateurs inopérant une grande partie de la journée. Si Hubbs contemple avec une certaine délectation leur œuvre, Lesko mène une expérience visant à créer un "bruit blanc" et ainsi d'éradiquer leurs microscopiques ennemis.

La guerre commence alors entre l'homme et l'insecte...


Réalisé par Saul Bass (dont ce sera d'ailleurs le seul film), "Phase IV" est une œuvre étrange, atypique et déroutante. Possédant une certaine aura auprès des cinéphiles, on peut tout de même se demander ce qui en fait un film culte. L'aspect rudimentaire des effets-spéciaux, le montage "à l'arrache" et le rythmes soporifique auraient pu (dû?) le cantonner dans le peu enviable registre du cinéma Z.
"Phase IV" est une œuvre de science-fiction qui lorgne également du coté du film catastrophe teinté d'ésotérisme. Dès le départ on est surpris par la bande son. Signée par Brian Gascoigne ("La Forêt D'Émeraude"), elle nous plonge dans un état à la limite de la léthargie, facilité par le rythme hypnotique imposé par la mise en scène de Saul Bass. L'action se situe sur deux plans: tout d'abord, nous avons d'un coté deux hommes hommes de science enfermés dans un laboratoire de recherche afin afin de détruire dans l'œuf le fléau naissant. Opposant chacun leur vision des évènements, l'évolution de leurs recherches en sont ralenties. D'un autre coté, les fourmis. Organisées en colonies mutantes, elles parviennent à s'adapter à tout type d'agressions. Lorsqu'elles sont freinées par un insecticide, elles l'analysent afin de créer une variété immunisée de leur espèce capable de se prémunir des effets mortels de ce dernier. Trippant d'un point de vue auditif et visuel, "Phase IV" est un véritable O.F.N.I qui mérite d'être vu au moins une fois ne serait-ce que pour s'en faire une idée personnelle...

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